Confrérie des pénitents blancs de La Brigue
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La confrérie des pénitents Blancs dédiée à Notre-Dame de l'Assomption a été fondée à La Brigue en 1395 par saint Vincent Ferrier. Le célèbre prédicateur dominicain qui parcourait le Piémont et la Lombardie au début du XVe siècle a mené une campagne de prédication à La Brigue à l'occasion de laquelle il a encouragé les habitants à ériger une confrérie. La rue qui se trouve entre la collégiale et la chapelle de l’Assuntà perpétue d’ailleurs la mémoire du passage du saint dominicain à La Brigue[1].
Cette date de 1395 fait de la confrérie brigasque une des plus anciennes du comté de Nice avec les Blancs de Sospel[2].
La scission du XVIIe siècle
Au XVIIe siècle une scission au sein de la confrérie entraine le départ d'une partie des pénitents qui fondent la Confrérie de l'Annonciade. La nouvelle confrérie refuse d'abandonner le sac blanc pour adopter une autre couleur ce qui explique l'originalité de La Brigue qui était le seul village du Comté de Nice à réunir deux confréries de même couleur[3]. On a pris l'habitude de distinguer les deux confréries par la position de leurs chapelles respectives autour de la collégiale Saint-Martin: dans les archives les pénitents de l'Assomption sont dits pénitents blancs d'en bas et ceux de l'Annonciade pénitents blancs d'en haut[4].
Sociologiquement la confrérie de l'Assomption regroupe plutôt les propriétaires terriens et la modeste aristocratie locale, celle de l'Annonciade recrute davantage dans la bourgeoisie urbaine. Les pénitents de l'Assomption gèrent un hôpital situé dans le quartier de la collégiale jusqu'à la fin du XVIIIe siècle alors que les pénitents de l'Annonciade possèdent un important mont frumentaire[5].
Au cours du XIXe siècle les confréries atteignent l'apogée de leur influence au sein de la communauté brigasque, la quasi-totalité des chefs de familles y ont un siège qui se transmet de façon héréditaire. À cette époque les deux chapelles sont réaménagées et embellies[6].
