Conférence de Niš (5 janvier 1916)
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La Conférence de Niš est une rencontre officielle germano-bulgare qui se tient le . Destinée à pérenniser les accords conclus à l'automne précédent, la conférence se solde par un semi-échec, le roi des Bulgares Ferdinand, se montrant intransigeant.
L'alliance bulgare
La conquête et la partition de la Serbie
Heurts austro-hungaro-bulgares en Serbie
Participants
Réunie à Niš sous la présidence commune de Guillaume II et Ferdinand Ier, elle réunit des membres des gouvernements allemands et bulgares.
Cette présidence commune masque mal la réalité des rapports de forces au sein de la quadruplice, alliance encore informelle à ce stade du conflit[N 1],[1].
Délégation allemande
La délégation allemande, menée par l'empereur allemand, est de fait dirigée par le chancelier impérial, Theobald von Bethmann-Hollweg, assisté du secrétaire d'État aux affaires étrangères, Gottlieb von Jagow[2].
Délégation bulgare
La délégation bulgare, présidée par le roi, est composée de Vasil Radoslavov, alors président du conseil et ministre des affaires étrangères, et de ses principaux collaborateurs[3].
Discussions
Le devenir de la Serbie
L'ingérence allemande dans les Balkans
Le financement de la guerre
Le gouvernement bulgare, exsangue financièrement depuis la fin de la deuxième guerre balkanique, négocie avec les principaux bailleurs européens des prêts pour financer l'intégration des provinces annexées au royaume.
Les gouvernement allemands et austro-hongrois avaient accépté l'ouverture d'une ligne de crédit illimitée sur le compte du royaume auprès des banques centrales allemande et austro-hongroise pour permettre au gouvernement de Vassil Radoslavov de financer la participation bulgare au conflit ; à ces lignes d'étaient ajoutés un prêt de 200 millions de Franc-or, accordé par les ministres allemands et austro-hongrois des finances[4].
La situation financière du royaume, privé d'une partie de ses recettes douanières en raison de l'arrêt des importations en provenance des pays alliés et du blocus dont commence alors à souffrir, oblige le gouvernement bulgare à demander auprès de ses alliés (et bailleurs de fonds) un financement supplémentaire[5].