Conrad Broßwitz
politicien allemand
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Conrad Konstantin Georg Broßwitz, dit souvent Konrad Broßwitz né le à Dantzig et mort le au camp de concentration de Dachau[1],[2], est un homme politique allemand.
| Conrad Broßwitz | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député au Reichstag | |
| – (2 ans, 3 mois et 25 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dantzig |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | camp de concentration de Dachau |
| Nature du décès | typhus |
| Nationalité | allemand |
| Parti politique | Parti social-démocrate d'Allemagne |
| Profession | artisan |
| modifier |
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Biographie
Après sa scolarité primaire, il travaille comme tapissier et décorateur dans sa ville natale[3]. Engagé bénévole dans le mouvement syndical, il adhère en 1907 au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), et en 1919 s'installe à Francfort-sur-le-Main pour travailler comme secrétaire du parti pour le Grand Francfort[4],[1]. Aux élections législatives allemandes de 1928, il est élu député de la province de Hesse-Nassau au Reichstag, siégeant jusqu'en 1930. Membre de l'aile gauche du SPD, il s'engage au mouvement paramilitaire Reichsbanner Schwarz-Rot-Gold, qui vise à défendre la république de Weimar et la démocratie parlementaire face aux menaces nazie et, dans une moindre mesure, communiste[4]. De mars à il est brièvement conseiller municipal à Francfort[2],[1].
Surveillé par la Gestapo après la prise de pouvoir par les nazis en , il perd son emploi de secrétaire du SPD avec la dissolution forcée des partis politiques, et survit tant bien que mal en travaillant comme « vendeur ambulant, porteur et veilleur de nuit »[4]. En la Gestapo perquisitionne son domicile et confisque certains de ses livres[1]. En , son appartement est détruit par un bombardement allié, et il s'installe avec son épouse à Hochstadt, petite ville de Rhénanie-Palatinat[2]. Il est arrêté en lors de l'Aktion Gitter, la vague d'arrestations de syndicalistes et d'anciennes personnalités politiques à la suite du complot du 20 juillet 1944. Interné au camp de concentration de Dachau, il y meurt en d'une épidémie de typhus[2],[4].
Il est l'un des anciens députés commémorés par le Mémorial en souvenir des 96 membres du Reichstag assassinés par les nazis, devant le palais du Reichstag.