Brillant helléniste, il exerce d'abord comme correcteur dans l'imprimerie de Chrétien Wechel, où il est en activité en 1535[1]. Après un projet (apparemment avorté) de mariage avec la fille de ce dernier, Néobar épouse finalement en Émonde Thouzat, nièce du lecteur royal Jacques Thouzat (dit Toussain).
Le , il est naturalisé par le roi François Ier, qui le nomme «imprimeur royal pour le grec» et finance la création de son imprimerie: Conrad Néobar se voit ainsi officiellement chargé par la couronne de la publication des éditions grecques nécessaires au cours du collège des lecteurs royaux, en étroite collaboration avec Thouzat[1]. Sa première publication paraît en . Grâce à une subvention du trésor royal, Néobar commande à Claude Garamont la création d'un premier caractère grec, désigné comme une «typographia regia» (typographie royale), qui voit le jour en (donc bien avant les célèbres Grecs du Roi)[2].
Néobar meurt à l'automne 1540, après moins de deux années d'exercice. Philippe Renouard lui attribue une quinzaine de publications[1]. Un an après sa mort, sa veuve épouse l'imprimeur Jacques Bogard qui reprend l'activité de l'atelier.
Notes et références
123Philippe Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe siècle. Tome V: Bocard-Bonamy [rédigé par Sylvie Postel-Lecoq et Marie-Josèphe Beaud-Gambier], Paris, Bibliothèque nationale de France, (lire en ligne), p.82-115
↑Rémi Jimenes, Claude Garamont, typographe de l'humanisme, Paris, Editions des Cendres, (ISBN978-2-86742-311-6)