Conseil de la charte syrienne
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Le Conseil de la charte syrienne (en ar مجلس المدونة السورية , Majlis al-mudawanah al-souriah) est un groupement non-partisan qui rassemble des représentants de différents éléments de la société syrienne. Selon plusieurs médias arabes et internationaux il a communiqué son établissement formel en après une réunion constituante à Berlin[1].
Le Conseil de la charte syrienne inclut des représentants de haut niveau des diverses communautés ethniques et confessionnelles, notamment des Sunnites, Alaouites, Chrétiens de plusieurs dénominations orientales, Druzes, Ismaélites, Tcherkesses (Adyguéens), Turkmènes, Arabes et Kurdes, ainsi que des notables de Damas, Tartous et Alep. De surcroît, le Conseil compte parmi ses membres fondateurs des chefs de grandes tribus arabes en Syrie, dont Chammars, Aqaidat, Bani Khaled, Naim, Faouara, ‘Anizzah[1].
Selon les médias, le Conseil de la charte syrienne s’engage dans la médiation et il entretient des relations avec des divers camps politiques, des gouvernements internationaux, et le bureau de l‘envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Syrie, Geir O. Pedersen[2].
Le Conseil de la charte syrienne se fonde sur un document qui est devenu connu publiquement sous le nom de « Charte de conduite pour la coexistence syrienne » (mudawanat suluk li-'aich souri muchtarak) ou « Charte syrienne », d’où le nom du Conseil. Ce document a été signé par les membres fondateurs en en présence d’un notaire allemand à la fin d’environ un an de négociations secrètes[3] et a il été rendu accessible au public en [4].
Ce document doit s’entendre comme base d'un nouveau contrat social pour la Syrie. Dans le document, les signataires reconnaissent la diversité et les différences au sein de la population syrienne et exigent en même temps la préservation de l'unité nationale et territoriale du pays. Les fondateurs s'opposent à l'instrumentalisation politique des identités ethniques ou confessionnelles. L'un des articles souvent cités dans la presse est « ni vainqueur, ni vaincu » (la ghalib wa al maghloub) et désigne le peuple syrien dans son ensemble comme étant victime de la guerre. Les signataires exigent également un droit de retour documenté et une indemnisation pour les victimes de la guerre[5].

Le Conseil de charte Syrienne a tenu ses réunions dans des villes Européennes afin de pouvoir rassembler des Syriens venant du territoire sous contrôle du gouvernement syrien actuel et de la diaspora syrienne[6]. En , le Secrétaire d'État au Ministère des affaires étrangères allemand, a répondu à une question parlementaire du parti gauche Die Linke sur le Conseil, que le gouvernement fédéral saluait cette initiative comme une « contribution à la réduction du conflit et au rétablissement de la confiance » entre les différents groupes sociaux en Syrie[7].
Le journal italien La Repubblica a qualifié la charte du Conseil de « charte pour la paix » en Syrie[8]. L'initiative a suscité un intérêt politique et médiatique, entre autres parce que le Conseil de la charte syrienne comprend non seulement des critiques réputés du régime mais aussi des notables de la communauté religieuse alaouite, à laquelle on attribue souvent une loyauté collective envers le président Bachar al-Assad.
En 2022, le quotidien saoudien Okaz a qualifié l'initiative de «bouleverseur» dans l'impasse des négotiations internationales sur l'avenir de la Syrie[9]. Pedant les événnement aboutissants au renversement du régime syrien dans la nuit du , les membres alaouites du Conseil auraient communiqué « discrètement » avec des forces de l'opposition afin d'établir la confiance et d'éviter des combats violents au moment que les insurgés rejoignent le Governorat de Tartous[10].

