Consentius
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| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Consentius |
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| Activités | |
| Période d'activité |
Ve siècle |
| Gens |
Consentii (en) |
Publius Consentius est un grammairien latin de l'Antiquité tardive, auteur de deux traités qui nous sont parvenus : le De barbarismis et metaplasmis (sur les barbarismes et les métaplasmes) et l'Ars de duabus partibus orationis, nomine et uerbo (sur le nom et le verbe). Dans le premier il fait allusion à un autre traité, non conservé, intitulé De structurarum ratione.
Quoiqu'aucune information directe ne soit conservée sur lui, on le relie à l'aristocrate et poète gallo-romain du Ve siècle Consentius de Narbonne, ami de Sidoine Apollinaire, qui lui dédie son poème 23. Le poème date d'entre 462 et 466[1]. Le destinataire est le fils d'un homme de grande culture, natif de Narbonne, qui s'adonnait à la philosophie, aux sciences, à la poésie et à l'éloquence[2] et était marié à la fille de Jovin (usurpateur entre 411 et 413)[3]. Consentius fils fut tribunus et notarius dans le palais de Valentinien III[4] ; aussi cultivé que son père, il était parfait bilingue latin-grec et pour cette raison chargé d'ambassades à Constantinople, où il s'était acquis une réputation[5]. Sous l'empereur Avitus il fut curopalate[6]. Le destinataire de la lettre VIII, 4 du même Sidoine Apollinaire, appelé aussi Consentius, est un riche aristocrate cultivé, retiré dans sa villa pourvue d'une grande bibliothèque, et qui s'adonne à la fois à l'agriculture et à la poésie. Dans la lettre IX, 15, on comprend qu'il y avait deux frères Consentii, et qu'un seul, poète bilingue, a survécu à son père[7]. On compte donc ici, soit trois, soit quatre Consentii.
Dans l'Ars de duabus partibus orationis, le grammairien parle deux fois du nom de la ville de Narbonne[8]. Ce doit être un membre de la famille, mais on ne sait trop lequel.
L'Ars a été imprimée à Bâle par Jean Sichard en 1528, puis, d'après un manuscrit plus complet, dans la collection des grammairiens latins d'Elias Putschius (Hanau, 1605). Le De barbarismis et metaplasmis a été retrouvé au début du XIXe siècle dans un manuscrit de Ratisbonne et publié par Andreas Wilhelm Cramer (Berlin, Dümmler, 1817). Ces textes se trouvent dans le vol. 5 des Grammatici Latini d'Heinrich Keil (Leipzig, Teubner, 1868). Le De barbarismis et metaplasmis a été réédité ensuite par Maximilien Niedermann (Université de Neufchâtel, 1937).