Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon

établissement d'enseignement supérieur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon (CNSMD de Lyon, ou encore « Conservatoire national supérieur musique et danse » sur son site web) est un établissement public à caractère administratif classé conservatoire national supérieur qui dispense un enseignement professionnel de la musique et de la danse. Il est membre associé de l'université de Lyon.

Fondation
Forme juridique
Autre établissement public national d'enseignement (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Disciplines
Faits en bref Fondation, Type ...
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon
Logo du CNSMD de Lyon.
Le clos des Deux-Amants, antenne principale du CNSMD de Lyon.
Histoire
Fondation
Statut
Type
Forme juridique
Autre établissement public national d'enseignement (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Disciplines
Nom officiel
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Régime linguistique
Fondateur
Présidente
Carine Soulay (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur
Directrice adjointe
Coralie Waluga (depuis 2019)
Membre de
Université de Lyon (ComUE), Collège des hautes études Lyon sciences, Association européenne des conservatoires, académies de musique et Musikhochschulen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
643 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif
189 enseignant ou enseignante (), 69 agent administratif ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
15 millions d’euros ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Campus
Localisation
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Il abrite la médiathèque Nadia-Boulanger.

Historique

Origines

À la suite du déménagement du conservatoire de musique de Lyon de la rue de l'Angile à la montée de Fourvière, des personnalités lyonnaises telles que René Brot et Simone du Breuil souhaitent dès 1977 transformer les locaux libérés en un conservatoire supérieur et sollicitent le Premier ministre, Raymond Barre, le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Philippe Lecat, et la ville de Lyon. Le , Raymond Barre officialise la décision de créer à Lyon un second CNSM[1].

Le , une association loi de 1901 pour le développement et le rayonnement du Conservatoire national supérieur à Lyon est créée sous la présidence d'Olivier Philip alors préfet du Rhône. Pierre Cochereau assure la direction de l'établissement à partir du [1].

L'établissement ouvre ses portes en avec 46 étudiants répartis dans un nombre de classes limitées (violon, alto, violoncelle, contrebasse, harpe, piano, chef de chœur, histoire de l'art, formation musicale et pratiques collectives)[1]. Un deuxième concours d'entrée est organisé en pour compléter les effectifs[2].

1980-2009 : Conservatoire national supérieur de musique de Lyon

Le Conservatoire national supérieur de musique de Lyon est créé par décret du [3]. Les membres du conseil d'administration sont nommés le et l'inauguration officielle se déroule le en présence du Premier ministre Raymond Barre[2].

Le nombre de classes augmente progressivement en s'élargissant aux disciplines suivantes[2] :

Le département danse est créé en et s'installe provisoirement au 40ter rue Vaubecour dans le 2e arrondissement de Lyon[4]. Après le décès de Pierre Cochereau, Gilbert Amy prend la direction de l'établissement en [5]. En , la classe d'orgue, délocalisée à Toulouse, ouvre sous la direction de Xavier Darasse[4].

Le , les nouveaux locaux aménagés au clos des Deux-Amants, quai Chauveau dans le 9e arrondissement de Lyon, sont inaugurés par Raymond Barre, François Léotard, Francisque Collomb et Gilbert Amy. Outre l'ouverture de classes de chant, basson allemand[6] et tuba, cet emménagement permet la création de deux nouveaux départements à la rentrée suivante[4] :

L'atelier instrumental du XXe siècle, futur Atelier XX-21, est créé en 1991[8], alors que la classe d'orgue rejoint Lyon[9]. Les studios aménagés pour le département danse au grenier d'abondance sont inaugurés le , puis le grand orgue Grenzing de l'amphithéâtre Xavier-Darasse le [a]. La formation diplômante au certificat d'aptitude de professeur de musique ouvre en 1995[8].

À la suite de la nomination d'Henry Fourès comme directeur en [10], le projet d'établissement s'oriente vers la création et l'international. L'atelier d'improvisation est créé sous la houlette de Jacques Di Donato[11].

En 2003, un diplôme de culture musicale est créé ainsi que la formation diplômante au certificat d'aptitude de professeur de danse. La classe de musique à l'image ouvre l'année suivante[9].

À la suite de la réforme licence-master-doctorat, l'organisation des études est remaniée en 2008[9].

Depuis 2009 : Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon

À la suite du décret no 2009-201 du 18 février 2009, la danse fait officiellement son apparition dans le titre de l'établissement qui devient Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Cependant, le logotype de l'établissement intègre le « D » de la danse dès 2001[12],[b].

Faisant suite à la mise en place de la réforme licence-master-doctorat, le conservatoire met en place des formations de troisième cycle[9] :

  • 2011 : un doctorat de musique « Recherche et pratique » avec l'école doctorale no 484 « Lettres, Langues, Linguistique & Arts » ;
  • 2012 : un Artist-Diploma permettant « de développer un projet personnalisé dans le domaine de l’interprétation, de la création, de la diffusion artistique », en faisant « une place à l’invention artistique libre, sans formalisation d’une thèse de format universitaire »[13].

En , le CNSMD de Lyon rejoint le Collège des hautes études Lyon sciences, aux côtés de l’École centrale de Lyon, l’École normale supérieure de Lyon, l'Institut d'études politiques de Lyon, l'Institut national d'enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l'environnement, puis à partir de 2018 de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne[9].

L'établissement met également en place des programmes internationaux[9] :

En , un post-diplôme « Recherche et création artistique » est créé avec l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, puis à partir de 2019 la CinéFabrique[9].

Enseignement

Généralités

Le CNSMD de Lyon propose un enseignement destiné aux futurs professionnels, accessible sur concours.

Les études s’organisent en trois cycles distincts, s'inscrivant dans schéma LMD, menant à l'obtention des diplômes suivants[9] :

Cursus

Le CNSMDL propose de nombreux cursus d'interprétation de la danse, d'interprétation de la musique, de création musicale, de culture musicale, de pédagogie. Il propose aussi des artist-diplomas et des doctorats.

Affaire judiciaire

À la suite de trois plaintes, en 2023, d'étudiantes du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, où Jean Tubéry est professeur[15],[16], ce dernier est condamné, en , à six mois de prison avec sursis, pour des « propos à connotation sexuelle imposés de manière répétée » dans le cadre d’une position d’autorité[17],[18]. Jean Tubéry fait appel de sa condamnation considérant qu'il s'agit d'une erreur judiciaire[15].

Campus

1979-1988 : rue de l'Angile

Le conservatoire est initialement installé rue de l'Angile, dans le 5e arrondissement, à l'arrière du Palais Bondy. Ces locaux venaient d'être libérés par le conservatoire de musique de Lyon, futur conservatoire national de région puis conservatoire à rayonnement régional, transféré dans la montée de Fourvière. Outre la salle Witkowski et la salle Molière, les locaux sont étroits et sont un frein au développement de l'établissement[19].

Depuis 1988 : clos des Deux-Amants

Le site principal de l'établissement est situé depuis 1988 au nord du quartier du Vieux Lyon, quai Chauveau, dans le 9e arrondissement de Lyon[4].

Ces bâtiments historiques du clos des Deux-Amants, dont l'agencement actuel est dû à l’architecte Chabrol (milieu du XIXe siècle), abritèrent précédemment une communauté religieuse, le Couvent des Dames de Sainte-Élisabeth (XVIIe siècle), puis après la Révolution l'École nationale vétérinaire de Lyon[20]. À la suite d'un concours d'architecte lancé le remporté par Espace Construit[c], ils furent rénovés entre 1985 et 1988 ; la première pierre fut posée par Jack Lang le [20].

Ils abritent notamment 110 salles d’enseignement pour la musique, un auditorium de 280 places, un petit auditorium de 50 places, un amphithéâtre accueillant le grand orgue Grenzing, des studios de composition et la médiathèque Nadia-Boulanger[9].

Depuis 1993 : grenier d'abondance

Depuis 1993, le département danse occupe des studios aménagés au grenier d'abondance[8], quai Saint-Vincent, sur la rive gauche de la Saône, au pied de la Croix-Rousse, quasiment en face du site principal. Le conservatoire y dispose initialement de quatre studios de danse et y partage les locaux avec la direction régionale des Affaires culturelles d'Auvergne-Rhône-Alpes[21].

Organisation

Le décret no 2009-201 du 18 février 2009 prévoit que le CNSMD de Lyon est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère de la Culture[22], exercée par la direction générale de la Création artistique.

Conseil d'administration

L'établissement est administré par un conseil d'administration dont le président est nommé par décret pour un mandat de trois ans renouvelable[23].

Davantage d’informations Nom, Début du mandat ...
Liste des présidents successifs du conseil d'administration
Nom Début du mandat Fin du mandat Références
Pierre Doueil [24]
Francis Jeanson [25]
Hugues Taÿ [26],[27]
Michel Cusin [28]
Roland Tissot [29]
Daniel Goudineau [30],[31],[32],[33]
Yves Rolland [34]
Catherine Tsekenis [35],[36]
Anne Poursin [37]
Carine Soulay [38]
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Direction

L'établissement est dirigé par un directeur, nommé pour une durée de trois ans renouvelable deux fois par arrêté du ministre chargé de la culture et assisté par un conseil pédagogique[39].

Davantage d’informations Nom, Début du mandat ...
Liste des directeurs successifs
Nom Début du mandat Fin du mandat Références
Pierre Cochereau
Gilbert Amy [5],[40],[41],[42]
Henry Fourès [10],[43],[44]
Géry Moutier [45],[46],[47]
Mathieu Ferey [48],[49]
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Direction pédagogique

Le comité de direction comprend trois directeurs pédagogiques : Susanne van Els, directrice des études musicales, Kylie Walters, directrice des études chorégraphiques, et Anne de Fornel, directrice de la recherche[9]. Les enseignements sont regroupés dans douze départements pédagogiques placés sous la responsabilité de chefs de département[9] :

  • Danse ;
  • Bois (Jérôme Guichard) ;
  • Claviers (NN) ;
  • Cordes (Françoise Gnéri) ;
  • Cuivres (David Guerrier) ;
  • Voix et direction de chœur (Laurent Pillot) ;
  • Musique ancienne (Anne Delafosse) ;
  • Musique de chambre (Fabrice Le Bihan) ;
  • Création musicale (Jean Geoffroy) ;
  • Culture musicale (NN) ;
  • Pédagogie :
    • Formation à l'enseignement de la musique (Karine Hahn),
    • Formation à l'enseignement de l'art chorégraphique (Anahi Renaud).

Personnalités liées

Notes et références

Annexes

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