Constance Aubert

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Nom de naissance
Constance-Marie-Antoinette Junot d'AbrantèsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Constance Aubert
Portrait de Constance Aubert par Gavarni en décembre 1839.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Constance-Marie-Antoinette Junot d'AbrantèsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédactrice à
Père
Mère
Fratrie
Joséphine Junot d'Abrantès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Constance Junot d’Abrantès, dite Constance Aubert, née le [1] à Paris et morte le à Paris 2e[2],[3], est une journaliste et romancière française.

Fille ainée de la duchesse d’Abrantès et du général Junot[4], elle s’est formée de bonne heure dans le salon tout littéraire que sa mère a tenu ouvert jusqu’à l’époque de sa mort, en 1838[5] et, initiée par elle à la littérature[6], a travaillé avec elle à plusieurs romans et nouvelles.

Comme sa mère, son frère Napoléon-Andoche et sa sœur Joséphine[7], Constance Aubert s’est lancée dans la carrière des lettres[7], mais elle n’a été connue en littérature que sous le nom de « Constance Aubert », par suite de son mariage, contre la volonté de sa mère, avec Antoine Aubert[8], engagé volontaire en 1818, qui s’était distingué, comme capitaine dans l’infanterie, à la bataille du Trocadéro, ce qui lui valut d’entrer dans les Gardes du corps. Ayant quitté le service en 1829, il fut installé préfet de la Corse, le , sous la courte dictature de Cavaignac[4], et démissionna le suivant, plus tard rédacteur au National. De cette union sont nés six enfants[9].

Écrivant principalement sur la mode, elle publié dans différents journaux et recueils s’occupant de modes et de la toilette des femmes des articles de modes et de variétés. Elle a longtemps rédigé le « Bulletin des modes » pour le Temps. Elle a donné, de plus, un certain nombre de courriers et de nouvelles, dans divers recueils littéraires, l’Opale, le Sélam et le Salmigondis, où elle a donné une nouvelle intitulée : « Dévouement »[10]. Cette nouvelle a paru en volume en 1842[9].

Elle a collaboré à des revues et à des journaux, la Sylphide, la Presse, la Revue du Progrès, dirigée par Louis Blanc. Elle a également fondé, en 1843, les Abeilles parisiennes, devenues par la suite les Abeilles illustrées, tablettes mensuelles de l’industrie, du commerce et du confortable, auxquelles elle a ajouté à diverses reprises (1849 et suiv.) un petit album sous le titre d’Étrennes[11]. Sa réputation s’étendait jusqu’à l’Espagne, où ses modèles de chapeaux ont été publiés à plusieurs reprises dans le journal La Moda elegante : periódico de las familias[12],[13].

Ces travaux lui prenant beaucoup de temps, elle n’a pu écrire de grands ouvrages pendant le temps disponible que lui laissait sa petite famille. Elle a publié cependant également un petit pamphlet intitulé Encore le luxe des femmes : les femmes sages et les femmes folles et un Manuel d’économie élégante[11]. Elle a encore signé des historiettes éditées par la maison Barbon, de Limoges[14]. Quérard lui attribue, en outre, des Histoires morales et édifiantes[15] et Une vie de jeune fille, dédiée à la S.A.R la princesse Adélaïde d'Orléans[16],[10].

Jugements

« elle écrivait avec plus d’imagination, d’originalité, de piquant que sa sœur […] Louis Blanc […] appréciait fort l’originalité de son tour d’esprit. […] M. de Villemessant a dit qu’elle savait donner de l’intérêt à tous ces sujets, assez ingrats par eux-mêmes[11]. »

Publications

Notes et références

Liens externes

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