Constance Coline
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Constance Coline, nom de plume de Colette Mayer-Grunbaum connue aussi sous son nom de femme mariée de Colette Clément, née le à Paris et morte le dans la même ville, est une écrivaine française.
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| Nom de naissance |
Colette Amélie Mayer-Grunbaum |
| Pseudonyme |
Constance Coline |
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Biographie
Elle naît dans une famille aisée qui fréquente les milieux artistiques. Son père Philippe Ernest Albert Mayer étant mort en 1903, sa mère Laure Hirsch se remarie en 1909 avec Léon Grünbaum, un coulissier connu de la place de Paris. Sa famille est amie avec Léon Blum[1], le pianiste Alfred Cortot, le violoniste Jacques Thibaud, Jean Cocteau. Elle est amie avec Lisette de Brinon, « leurs deux familles ont suivi un parcours parallèle : celui des négociants juifs alsaciens «montés» à Paris après la défaite de 1870 »[2]. Colette admirera Henri Franck frère de Lisette et brillant normalien. Grâce à sa famille, elle découvre dès 1912 la Côte d’Azur.
Son amour de jeunesse Maxime François-Poncet (1898-1918), étudiant en lettres frère d'André François-Poncet meurt à la guerre. Son frère publiera certains poèmes dans l’Anthologie des Écrivains Morts á la Guerre[3]
En 1921, elle épouse Philippe Clément, un agent de change avec pour témoin Léon Blum. Après avoir fait des études de médecine, elle publie, sous pseudonyme, un roman de mœurs, Chacun pour soi, en 1932[1].
Elle passera avec son mari des vacances chez les Brinon et les accompagnera même à Berlin aux Jeux olympiques d'été de 1936[4]. Dans sa biographie elle portera un jugement sévère sur son ancienne amie. Elle est également l'amie de Colette Jéramec première femme de Drieu la Rochelle dont le couple deviendra l'ami. Elle est aussi proche de Jacques Rigaut, René Clair, Aragon, Emmanuel Berl qui lui dédicacent leurs ouvrages sur lesquels elle apposera son ex-libris. Certains livres portant des envois de ces célébrités atteignent des prix considérables

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre très tôt en résistance et n'échappera que de justesse à la Gestapo et aux camps en raison de ses origines juives et participe à la Libération de Paris.
Très attachée à la Presqu'île de Saint-Tropez, où elle loua dès 1927 la moitié de Fonperdu à La Pesquière, elle a créé l’Association pour la protection de la presqu’île de Saint-Tropez et a participé à la restauration de la Chartreuse de la Verne.
Publications
Romans
- Chacun pour soi, Plon, 1932
- La main passe, Flammarion, 1934 — critique de André Billy dans La Femme de France, 5 aout 1934, p. 18 lire en ligne sur Gallica
- Nathalie ou le clair-obscur, La Jeune Parque, 1945
- Le Jardin des fées, La Jeune Parque, 1946
- Et même un peu farouche, Denoël, 1962
Théâtre
- Septembre, Théâtre du Vieux Colombier, 1938
- Éblouissement, d'après The Shining Hour de Keith Winter, adaptation de Constance Coline, Théâtre des Arts (Hébertot), 1936
- Le Chien de pique, Théâtre Gramont, 1949
- Isabelle d’Afrique (avec Lucienne Favre), Théâtre Montparnasse, 1939
- La Duchesse d'Algues, d'après Peter Blackmore, adaptation Constance Coline, Théâtre Michel, 1952 et reprise 1956
- Bonne fête Esther, d'après The Deep Blue Sea, pièce en trois actes de Terence Rattigan, adaptation de Constance Coline, Théâtre Gramont, 1953
- Pour le Meilleur et pour le Pire, d'après Clifford Odets, adaptation Constance Coline, Théâtre des Mathurins, 1955
- Le Prince Endormi, d'après Terrence Radigan, adaptation Constance Coline, Théâtre de la Madeleine, 1956
- Regrets éternels, Théâtre de l’œuvre, 1957
- La Paix du Dimanche, d'après Angry young man, de John Osborne, adaptation Constance Coline, Théâtre des Mathurins, 1958
- Le Vison à cinq pattes, d'après Peter Coke, adaptation Constance Coline, Théâtre Gramont, 1959
- Le Guilledou, d'après Michael Clayton Hutton, adaptation Constance Coline,Théâtre Michel, 1962
- Epitaphe pour Georges Dillon, d'après John Osborne, adaptation Constance Coline, Théâtre 347, 1969
Radio
- La journée d'une étudiante
Cinema
- Co-dialoguiste du film C'est arrivé à Aden, de Michel BOISROND, adaptation d'un roman de Pierre Benoit Aux environs d'Aden
Autobiographie
- Le Matin vu du Soir. De la Belle Époque aux années folles, Anthropos, 1980
Voir aussi
Bibliographie
- Marc Dambre, Drieu La Rochelle, écrivain et intellectuel, Presses Sorbonne Nouvelle, , p. 91-93
- Éric Dussert, « La discrète », Le Matricule des anges, no 121,
- Edgar Reichmann, « La 'Belle Époque' de Constance Coline », Le Monde, 19 décembre 1980
Liens externes
- Ressource relative au spectacle :
- « Arrêté du 10 août 2001 fixant la liste des auteurs et compositeurs considérés comme classiques en application de l'article 89 ter de l'annexe III au code général des impôts », Légifrance, 2001 [lire en ligne]