Peu de choses sont connues à son propres[1]. Il naît vers 1172, comme fils aîné de Jean Doukas et de sa deuxième femme, Zoé Doukaina[2]. Il pourrait s'agir du même Constantin Doukas qui, le , au moment de la prise de Constantinople par la quatrième croisade, est un candidat à la couronne impériale avec Constantin Lascaris[3]. Vers 1208, il accompagne l'empereur déchu, AlexisIII Ange, en Asie Mineure. Après plusieurs années d'errance, AlexisIII espère que le sultan de Roum, Kay KhusrawIer, pourra l'aider à reprendre son trône, d'abord en conquérant l'Empire de Nicée[1].
Après l'échec d'AlexisIII, capturé à l'occasion de la bataille d'Antioche du Méandre, Constantin Doukas rentre en Epire et devient gouverneur de l'Acarnanie et de l'Etolie, avec Naupacte comme capitale. Cette nomination intervient probablement lorsque Théodore Comnène Doukas devient despote d'Epire en 1215[4]. En 1216, Constantin accompagne son frère lors d'une campagne contre le deuxième empire bulgare. Par ailleurs, il reprend aux Croisés les cités de Néopatras et de Lamia. En revanche, il entre en conflit avec l'évêque de Naupacte, Jean Apokaukos, qui proteste contre son autoritarisme et ses exigences fiscales. Finalement, Apokaukos est déposé en 1220 puis, un synode convoqué en 1221 réunissant les principaux évêques de Grèce et d'Epire aboutit à une réconciliation entre les deux hommes. Apokaukos va jusqu'à composer un encomium en l'honneur de Constantin Doukas[5].
En 1225, Théodore se proclame empereur à Thessalonique, ce qui permet à ses autres frères, Constantin et Manuel, de récupérer le titre de despote, le plus élevé après l'empereur. Néanmoins, la vie de Constantin Doukas à cette période est méconnue. Il ne participe probablement pas à la désastreuse bataille de Klokotnica en 1230, lors de laquelle Théodore est capturé par les Bulgares. Il reste gouverneur d'Etolie et d'Acarnanie, jurant une allégeance formelle à Manuel, devenu empereur à Thessalonique. En 1237, Constantin soutient le retour au pouvoir de Théodore, libéré par les Bulgares. Il est mentionné une dernière fois en 1242[6].
(en) Demetrios Polemis, The Doukai: A Contribution to Byzantine Prosopography, The Athlone Press,
(el) Konstantinos Varzos, Η Γενεαλογία των Κομνηνών [«La généalogie des Komnenoi»], Thessalonique, Centre for Byzantine Studies, University of Thessaloniki,.