Constitution en 17 articles
From Wikipedia, the free encyclopedia
La Constitution en 17 articles (十七条憲法, Jūshichijō kenpō) est un document juridique japonais qui aurait été écrit par le prince Shōtoku en 604. S'il porte le nom de constitution, ce texte ne met l'accent sur les lois fondamentales par lesquelles l'État doit être régi. Il s'agit plutôt d'un document d'inspiration bouddhiste et confucéenne qui traite de morale et qui proclame les vertus attendues des responsables gouvernementaux et des sujets de l'empereur. C'est l'un des premiers documents dictatoriaux moraux de l'histoire.
La chronique historique du Japon Nihon shoki (720) indique que la Constitution en 17 articles aurait été rédigée en 604[1]. Il aurait été adopté au cours du règne de l'impératrice Suiko, mais il est possible que le texte date plutôt de la fin du VIIe siècle[2].
Contenu
La Constitution en 17 articles proclame des vertus que les fonctionnaires et les sujets de l'Empereur doivent suivre pour assurer le bon fonctionnement de l'État japonais, où l'empereur doit être considéré comme la plus haute autorité[3].
Le document est écrit sous la forme d'aphorismes ou de commandements. Sa toute première phrase est « Il faut honorer l'harmonie »[4]. Le document dispose également : « Vénère sincèrement les Trois Joyaux : le Bouddha, son enseignement et la communauté ordonnée » ; « Lorsque tu reçois les ordres impériaux, ne manque scrupuleusement pas de leur obéir » ; « Les ministres et les fonctionnaires devraient faire de leurs comportements décents leur principe directeur, car le principe directeur du gouvernement du peuple consiste en un comportement convenable » ; « Châtie ce qui est mal et encourage ce qui est bon » ; « Se détourner de ce qui est privé et se tourner vers ce qui est public » ; « Que chaque homme ait sa propre charge, et ne laisse pas les sphères du devoir être confondues » ; « Les décisions sur des questions importantes ne doivent pas être prises par une seule personne ».