Contre-rejet

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Le contre-rejet est un procédé métrique qui consiste à placer à la fin du vers un mot ou un groupe de mots qui appartiennent, par la construction syntaxique et le sens, au vers suivant grâce à un enjambement.

Le contre-rejet n'existe que s'il est constitué par un élément bref (quelques syllabes précédées d’une coupe marquée) lié syntaxiquement au vers suivant mais mis en relief en jouant sur l'atténuation forte de la pause attendue à la fin du vers[1].

Le contre-rejet a été recherché à partir de la poésie romantique comme une marque de liberté et d’expressivité.

Le contre-rejet permet la mise mise en valeur d'un mot.

Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone

Verlaine, « Nevermore », Poèmes saturniens

ou encore :

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Baudelaire, « Spleen », Les Fleurs du Mal

Remarques

Notes et références

Voir aussi

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