Coop Vidéo de Montréal
société de production
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Le 5 mars 1977, la Coopérative vidéoscopique de Montréal est fondée. Les principaux fondateurs, parmi 8, sont Robert Morin, Jean-Pierre St-Louis, Gilbert Lachapelle et Suzanne Girard. Lorraine Dufour et Marcel Chouinard se joignent à eux quelques temps après. Dès le départ, la Coop Vidéo s’inscrit parmi les pionniers de la création cinématographique. Ses premières années se concentrent sur la production de courts et moyens métrages, puis en 1987, le groupe s’agrandit. Ses créateur·trices passent alors au long métrage. Avec plus de 80 films de tous genres et de tous formats à son actif, le Coop Vidéo est connue à l’international. Ses films ont obtenu plus de 90 reconnaissances, ont fait l'objet d’une dizaine de rétrospectives et ont été présentés dans des festivals réputés comme Cannes.
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Yves Chaput, Gilbert Lachapelle, Robert Morin, Suzanne Girard, Robert Beliveau, Marc Girard, Jean- Pierre St-Louis, Jim Gray |
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Historique
La Coop Vidéo de Montréal s’inscrit dès sa fondation dans un mouvement de production cinématographique collectif et indépendant. Portée par ses cinéastes-membres, la coopérative se positionne rapidement comme un espace de création audacieux, tant par les sujets abordés que par leurs traitements. Les premières années sont marquées par une forte précarité financière, compensée par une stratégie d’autofinancement fondée sur la location d’équipement et la réalisation de contrats institutionnels, notamment en production de matériel éducatif au milieu des années 1980. Cette période de travail « alimentaire » permet aux membres de soutenir leur pratique tout en développant leurs projets personnels, dans un équilibre entre contraintes économiques et liberté artistique[1].
La production d'un premier long métrage de fiction en 1986, Tristesse modèle réduit, marque un tournant décisif : elle ouvre la voie à une stabilisation progressive du modèle de production et à une reconnaissance accrue des œuvres. À partir de la fin des années 1980, l’organisme se structure davantage autour du long métrage et connaît une visibilité internationale importante, avec des œuvres présentées et primées dans des festivals majeurs comme Cannes, Berlin et Locarno. Le modèle coopératif permet de concentrer les ressources sur la création elle-même, soutenu par des partenaires publics tels que la SODEC, Téléfilm Canada et les conseils des arts, tout en préservant l’autonomie des cinéastes. Cette approche contribue à définir l’identité singulière de la Coop comme lieu de cinéma d’auteur exigeant et expérimental[2].
Au fil des décennies, la Coop consolide un catalogue de plus de 85 films et une réputation internationale nourrie par de nombreuses distinctions et rétrospectives. Dans les années 2010, des ajustements de gouvernance transforment la structure de direction, passant d’un modèle de direction générale à une approche plus collégiale, amorçant une réflexion sur les pratiques organisationnelles et artistiques. Cette évolution prépare la transition vers une nouvelle phase à partir de 2020, où la mission de la Coop est réaffirmée autour de la liberté créative, du soutien aux voix singulières et du rayonnement du cinéma d’auteur québécois à l’échelle internationale. La Coop engage également une réflexion sur la relation entre producteurs et réalisateurs-scénaristes, cherchant à la redéfinir sur des bases plus équitables et transparentes. Soucieuse de représenter la diversité des voix du cinéma québécois, elle veille à maintenir un équilibre dans le profil des cinéastes qu'elle accompagne.
Mandat et mission de la Coop Vidéo de Montréal
La Coop Vidéo de Montréal soutient la liberté créative de ses cinéastes et les voix singulières du cinéma québécois en leur offrant un espace où explorer leurs démarches et développer une diversité de points de vue. Elle contribue ainsi au rayonnement du cinéma d’auteur sur les scènes nationale et internationale.
Les membres sont des cinéastes, réalisateur·trices et scénaristes. Lieu de réflexion et d’échange sur la création cinématographique, le centre d'artistes crée un contexte durable qui favorise leur développement et leur épanouissement. La Coop leur permet d'obtenir un accompagnement administratif, professionnel et humain personnalisé.
Le Lab
Le Lab est un programme annuel de développement artistique et humain créé par la Coop Vidéo de Montréal en 2023[3]. Conçu par le directeur artistique Hany Ouichou, le projet vise à offrir aux cinéastes et leurs producteurs un espace de réflexion, d'échange et de ressourcement centré sur les dimensions humaines de la pratique artistique, plutôt que sur les aspects techniques du cinéma. Organisée sur quelques jours en dehors de Montréal, l'initiative favorise le développement de compétences relationnelles et réflexives, la création de liens entre les membres et le renforcement du sentiment de communauté au sein de la coopérative. Chaque édition est structurée autour d'un thème particulier — notamment la cocréation, l'ouverture à l'autre ou l'exploration de l'incertitude dans le processus créatif — abordé à travers des ateliers, des discussions et des activités collectives. Depuis sa création, Le Lab est devenu un rendez-vous annuel important de la Coop Vidéo et un outil central de sa mission d'accompagnement du parcours artistique de ses membres.
Santé mentale et création
La Coop Vidéo a formalisé une approche structurée de soutien à la santé mentale de ses membres cinéastes. En automne 2025, un projet pilote de « facilitation du bien-etre » a été introduit sur le plateau de tournage de Gagne ton ciel, réalisé par Mathieu Denis, offrant un support direct en termes de bien-être psychologique dans le milieu de travail[4]. Cette démarche se concrétise aussi par l'organisation de rencontres régulières abordant les défis psychologiques et émotionnels inhérents au processus créatif. Une équipe de réflexion composée de professionnel·les en santé mentale est mobilisée selon les besoins des cinéastes et/ou leurs projets pour guider le développement de ces initiatives, souvent innovatrices dans leur conception. Cette approche s'inscrit dans une vision plus large de la coopérative, qui considère le bien-être des artistes comme une condition fondamentale à la pérennité et à la vitalité de la création cinématographique indépendante.
Programmes et partenariats
La Coop Vidéo de Montréal s'inscrit dans l'écosystème cinématographique québécois et collabore avec plusieurs partenaires du milieu. Des prix sont décernés dans le cadre de festivals : les RVQC remettent le prix du meilleur court-métrage étudiant, Plein(s) Écran(s) remet le prix Yes, Sir! Madame..., et les RIDM décernent le prix du meilleur court ou moyen métrage documentaire national. En plus d'une bourse, chacun de ces prix offre une résidence artistique d'un an à la Coop[3]. Dans le cadre du partenariat avec le Festival Regard, la Coop offre une résidence de six mois destinée à un·e cinéaste autochtone en voie de professionnalisation, consacrée à l'écriture d'un court-métrage. Depuis 2011, la Coop accueille également des cinéastes issu·es de la diversité pour leur première expérience professionnelle à Montréal, dans le cadre du programme DémArt du Conseil des arts de Montréal.
La Coop organise aussi des rencontres avec des cinéastes invité·es à l'intention de ses membres et de la communauté cinématographique. En 2023, elle a accueilli Yann Gonzalez, et Harold Hutter en 2024. En 2025, en collaboration avec les RIDM et le daphne, la Coop a organisé une discussion sur l'autodétermination narrative réunissant un panel de cinéastes autochtones.
Équipe de la Coop Vidéo
Le Conseil d’administration de la Coop est composé par des membres représentant les trois catégories qui existent au sein de la structure coopérative: membres-utilisateurs (les cinéastes), membres de soutien et membres employés.
La direction de l’organisme est partagée entre Hany Ouichou, producteur et directeur artistique, et Christyne Lagarde, directrice administrative. Karine Bélanger est productrice et chargée des opérations, Laurie Pominville est productrice et coordinatrice aux productions. Léa Marinova est chargée de projets.
Membres actifs de la Coop Vidéo en date de 2026:
- Alexandre Auger
- Alexandre Dostie
- André-Line Beauparlant
- Aucéane Roux
- Carol Nguyen
- Caroline Monnet
- Denis Côté
- Eric K. Boulianne
- Gabriela de Andrade
- Henry Bernadet
- Isabelle Lavigne
- Marc-Antoine Lemire
- Mathieu Denis
- Miryam Charles
- Normand Junior Thirnish
- Olivier Côté
- Rafael Beauchamp
- Jean-Martin Gagnon
- Sophie Farkas Bolla
- Justine Gauthier
- Romane Garant Chartrand
- Justine Prince
- Juliette Balthazard
- Luc Vandal
- Lorraine Dufour
- Diane Desbiens
- Félix Bouffard-Dumas
- Alexandra Myotte
- Jean Sébastien Hamel
- Jean-François Caissy
- Laurie Pominville
- Léa Marinova
- Hany Ouichou
- Christyne Lagarde
Artistes ayant été produits par la Coop Vidéo de Montréal
- Robert Morin
- Lorraine Dufour
- Louis Bélanger
- André-Line Beauparlant
- Catherine Martin
- Lawrence Côté-Collins
- Rafaël Ouellet
- Catherine Hébert
- Brigitte Poupart
- Karine Bélanger
- Denis Chouinard
- Richard Jutras
- Bernard Émond
- Julien Lombard
- Jean-Pierre St-Louis
- Yoakim Bélanger
- Anaïs Barbeau-Lavalette
- Olivier D. Asselin
- Nicolas Wadimoff
- Henry Bernadet
- Miryam Charles
- Alexandre Auger
- Emmanuelle Walter
- Nicolas Renaud
- Catherine Léger
- Collette Loumède
- Louise Gendron
Filmographie
- 1977 : Même mort il faut s'organiser de Robert Morin et Jean-Pierre St-Louis (moyen métrage documentaire)
- 1978 : Rouges et bleus de Jean-Pierre St-Louis (court métrage documentaire)
- 1979 : Le Temps d'une virée de Marcel Chouinard et James Gray (court métrage documentaire)
- 1980 : Gus est encore dans l'armée de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1980 : Ma vie c'est pour le restant de mes jours de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1980 : Le royaume est commencé de Robert Morin et Lorraine Dufour (moyen métrage de fiction)
- 1981 : Faut pas avoir peur de la bête de Jean-Pierre St-Louis (moyen métrage de fiction)
- 1981: Quelques instants avant le nouvel an de Robert Morin et Yvon Leduc (court métrage de fiction)
- 1981 : Fait divers : Elle remplace son mari par une TV de Jean-Pierre St-Louis et Linda Craig (court métrage de fiction)
- 1981 : Il a gagné ses épaulettes de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1982 : Ma richesse a causé mes privations de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1984 : Le Voleur vit en enfer de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1984 : Toi t'es-tu lucky ? de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1984 : On se paye la gomme de Robert Morin, Marcel Chouinard et Gilbert Lachapelle (court métrage de fiction)
- 1984 : Mauvais mal de Robert Morin, Lorraine Dufour et Marcel Chouinard (court métrage de fiction)
- 1984 : Carapace : Autoportrait d'un chanteur inconnu de Jean-Pierre St-Louis (court métrage de fiction)
- 1985 : Quelques instants avant le nouvel-an de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 1986 : Le mystérieux Paul de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1987 : Tristesse modèle réduit (long métrage de fiction)
- 1987 : Les grandes vacances obligatoires de François Béland et Marcel Chouinard (moyen métrage de fiction)
- 1988 : La femme étrangère de Robert Morin et Lorraine Dufour (court métrage de fiction)
- 1989 : La Réception de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 1989 : Acceptez-vous les frais ? de Richard Jutras (long métrage documentaire)
- 1990 : Le soleil et ses traces de Louis Bélanger et Denis Chouinard (court métrage de fiction)
- 1990 : Le temps et le lieu de Bernard Émond (moyen métrage documentaire)
- 1991 : Pendant que nos parents dorment de François Béland et Marcel Chouinard (court métrage de fiction)
- 1991 : Les galeries Wilderton de Louis Bélanger (court métrage de fiction)
- 1991 : Zapping : Une histoire de salon de Jean-Pierre St-Louis (court métrage de fiction)
- 1992 : Requiem pour un beau sans-cœur de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 1992 : Les Quatorze définitions de la pluie de Denis Chouinard et Louis Bélanger (court métrage de fiction)
- 1992 : Kid Kodak de Richard Jutras (moyen métrage de fiction)
- 1994 : Yes Sir! Madame… de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 1997 : L'Épreuve du feu de Bernard Émond (moyen métrage documentaire)
- 1997 : Quiconque meurt meurt à douleur de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 1999 : Post mortem de Louis Bélanger (long métrage de fiction)
- 2001 : Mariages de Catherine Martin (long métrage de fiction)
- 2001 : Pawn Shop de Richard Jutras (court métrage de fiction)
- 2001 : Trois princesses pour Roland d'André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
- 2002 : Le Nèg’ de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2003 : Gaz Bar Blues de Louis Bélanger (long métrage de fiction)
- 2004 : Le Petit Jésus d'André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
- 2005 : Que Dieu bénisse l'Amérique de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2005 : Petit Pow! Pow! Noël de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2006 : Dans les villes de Catherine Martin (long métrage de fiction)
- 2006 : Délivrez-moi de Denis Chouinard (long métrage de fiction)
- 2007 : La Bête du lac de Nicolas Renaud (moyen métrage documentaire)
- 2007 : Panache de André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
- 2008 : Papa à la chasse aux lagopèdes de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2009 : The Timekeeper de Louis Bélanger (long métrage de fiction)
- 2009 : L'Heure de vérité de Louis Bélanger (long métrage de fiction)
- 2010 : Journal d'un coopérant de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2010 : Trois Temps après la mort d'Anna de Catherine Martin (long métrage de fiction)
- 2011 : Betsiamites de Denis Chouinard (court métrage documentaire)
- 2011 : Over My Dead Body de Brigitte Poupart (long métrage documentaire)
- 2011 : Carnets d'un grand détour de Catherine Hébert (long métrage documentaire)
- 2012 : Camion de Rafaël Ouellet (long métrage de fiction)
- 2013 : Une jeune fille de Catherine Martin (long métrage de fiction)
- 2013 : Les Quatre Soldats de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2014 : 3 histoires d'indiens de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2015 : Derome ou les turbulences musicales de Richard Jutras (long métrage documentaire)
- 2015 : Pinocchio d’André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
- 2016 : Les Mauvaises Herbes de Louis Bélanger (long métrage de fiction)
- 2016 : Écartée de Lawrence Côté-Collins (long métrage de fiction)
- 2016 : Un paradis pour tous de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2016 : L'autre combat de Julien Lombard (long métrage documentaire)
- 2016 : Maîtres nageurs de Karine Bélanger (court métrage de fiction)
- 2017 : Le Problème d'infiltration de Robert Morin (long métrage de fiction)
- 2017 : Le 11 avril dernier de Yoakim Bélanger (court métrage de fiction)
- 2018 : L'assaillant d’Olivier D. Asselin (court métrage de fiction)
- 2020 : La Déesse des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette (long métrage de fiction)
- 2020 : Maisonneuve de Nicolas Wadimoff (long métrage documentaire)
- 2020 : Petit Tom d’André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
- 2021 : Chanson pour le Nouveau-Monde de Miryam Charles (court métrage expérimental)
- 2022 : Au crépuscule de Miryam Charles (court métrage fiction)
- 2022 : Nanitic de Carol Nguyen (court métrage fiction)
- 2023 : Rayons Gamma de Henry Bernadet (long métrage fiction)
- 2023 : Les rois de Olivier Côté (court métrage fiction)
- 2023 : Jules au pays d'Asha de Sophie Farkas Bolla (long métrage fiction – coproduction avec Bêtes lumineuses et Terre Innue)
- 2023 : Bungalow de Lawrence Côté-Collins (long métrage fiction)
- 2024 : Uasheshkin de Normand Junior Thirnish (court métrage fiction)
- 2024 : Maison neuve de Jean-Martin Gagnon (série documentaire – coproduction avec l’Office National du Film du Canada, Temps Noir, Akka Films)
- 2025 : Folichonneries d'Eric K. Boulianne (long métrage fiction)
- 2025 : Gagne ton ciel de Mathieu Denis (long métrage fiction)
- 2025 : BOA de Alexandre Dosti (court métrage fiction – coproduction avec Punchlines)
- 2025 : Les petites victoires de Rafaël Beauchamp (court métrage fiction)
- 2025 : PAUL de Denis Côté (long métrage documentaire)
- 2025 : Pidikwe de Caroline Monnet (court métrage expérimental)
- 2026 : Berce-moi encore de Juliette Balthazard (court métrage documentaire)
- 2026 : Entre nous de Félix Bouffard-Dumas (court métrage documentaire)
- 2026 : Nuit blanche de Aucéane Roux (court métrage fiction)
- 2026 : L’île aux trésors de Miryam Charles (court métrage fiction)
- 2026 : Mon amour c’est pour le restant de mes jours de André-Line Beauparlant (long métrage documentaire)
Distinctions
Récompenses
- Prix Bell Canada d’art vidéographique remis en 1991 par le Conseil des Arts du Canada à Lorraine Dufour et Robert Morin, pour l'ensemble de leur œuvre
- Prix Luc-Perreault-AQCC du meilleur long métrage québécois 1992 pour Requiem pour un beau sans cœur de Robert Morin[5]
- Prix Luc-Perreault-AQCC du meilleur long métrage québécois 1998 pour Quiconque meurt, meurt à douleur de Robert Morin[5]
- Prix Luc-Perreault-AQCC du meilleur long métrage québécois 2003 pour Gaz Bar Blues de Louis Bélanger [5]
- Festival Rendez-vous Québec Cinéma 2011 : Grand prix de la compétition nationale aux pour Carnets d’un grand détour de Catherine Hébert
- Prix du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ) – Œuvre de l’année à Montréal 2013 pour Over My Dead Body de Brigitte Poupart [6]
- Prix Albert-Tessier 2013 remis à Robert Morin[7]
- Prix AQPM Cinéma 2017 remis à La Coop Vidéo (Lorraine Dufour et Luc Vandal)[8]
- Festival de cinéma de la ville de Québec 2020 : Grand prix de la compétition - long métrage pour La déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette[9]
Nominations et sélections
- Festival de Cannes 1993 : Sélection à la « Semaine de la critique » de Requiem pour un beau sans-cœur de Robert Morin
- Festival Rendez-vous Québec Cinéma 2012 : Sélection de Sakitakwin dans la catégorie « Art et expérimentation » de Kevin Papatie[10]
- Festival international de cinéma francophone en Acadie - FICFA 2015 : Mention spéciale du jury dans la section moyen ou long métrage documentaire pour le film Pinocchio d'Andrée-Line Beauparlant [11]
- Festival international canadien du documentaire Hot Docs 2015 : Sélection pour Pinocchio d'Andrée-Line Beauparlant [12]
- Berlinale 2020 : Sélection dans le programme « Generation 14plus » pour La déesse des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette[13]
Films produits par la Coop Vidéo depuis 2020 — Synthèse des prix et nominations
Prix remportés
| Film | Réalisateur·trice | Année | Prix remportés | Nominations notables |
| La Déesse des mouches à feu | Anaïs Barbeau-Lavalette | 2020 | 7 Iris (dont Meilleur film, Réalisation, Révélation) | 15 nominations Iris 2021 |
| Chanson pour le nouveau monde | Miryam Charles | 2021 | Prix meilleur court d'art et essai (Filministes 2022) | — |
| Au crépuscule | Miryam Charles | 2022 | Sélection compétition officielle Locarno 2022 | — |
| Bungalow | Lawrence Côté-Collins | 2022 | Grand prix jury Dieppe, Prix public Florac, Prix Télé-Québec Val-Morin | 2 nominations Iris 2023 |
| Paul | Denis Côté | 2025 | Prix spécial du jury Hot Docs 2025 | Sélection Berlinale, Cinéma du réel, Visions du réel |
2020 — La déesse des mouches à feu
Ce long métrage de fiction adapté du roman de Geneviève Pettersen est le film le plus couronné de la Coop dans la période étudiée[14],[15].
Réalisatrice : Anaïs Barbeau-Lavalette
Producteur : Luc Vandal (Coop Vidéo de Montréal)
Prix Iris 2021 — 23e Gala Québec Cinéma (juin 2021): 15 nominations, 7 Iris remportés, dont:
- Meilleur film
- Meilleure réalisation (Anaïs Barbeau-Lavalette)
- Révélation de l'année (Kelly Depeault)
- Meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien (Caroline Néron)
- 3 prix au Gala Artisans (dont son, décor et/ou costumes — à confirmer en détail sur le palmarès officiel)
2021 — Chanson pour le nouveau monde
Court métrage expérimental (11 min.) tourné en 16 mm, explorant la famille, l'exil et l'appartenance.
Réalisatrice : Miryam Charles
Production : Coop Vidéo de Montréal
- Prix du meilleur court métrage d'art et essai, festival Les Filministes (Canada, 2022)
- Sélection : Festival du nouveau cinéma (Montréal, 2021)
- Sélection : FICFA — Festival international du cinéma francophone en Acadie (Moncton, 2021)
- Sélection : Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC, 2022)
- Sélection : Festival Vues sur mer (2022)
- Sélection : Aesthetica Short Film Festival (Grande-Bretagne, 2022)
2022 — Au crépuscule
Court métrage de fiction (17 min.) d'après le roman Déterrer les os de Fanie Demeule, sur les troubles alimentaires. La même année, Miryam Charles présente son premier long métrage Cette maison à la Berlinale (Forum) et reçoit le Jean-Marc Vallée DGC Discovery Award de la Directors Guild of Canada (2022) pour l'ensemble de son travail.
Réalisatrice : Miryam Charles
Production : Coop Vidéo de Montréal (productrice : Karine Bélanger)
- Sélection en compétition officielle au 75e Festival international du film de Locarno (), section « Corti d'autore » — réservée aux cinéastes d'auteur établis sur la scène internationale. Première mondiale[16].
- Sélection : FIN Atlantic International Film Festival (2022)
- Sélection : Festival du nouveau cinéma (Montréal, 2022)
2022 — Bungalow
Comédie noire sur un couple achetant un bungalow à rénover.
Réalisatrice : Lawrence Côté-Collins
Producteurs : Hany Ouichou et Luc Vandal (Coop Vidéo de Montréal)
- Grand prix du jury — Festival du film Canadien de Dieppe (France)
- Prix du public — Festival Vues du Québec à Florac (France)
- Prix Télé-Québec — Festival de films d'auteurs de Val-Morin (Canada)
- Sélection en compétition officielle au 16e Festival du film francophone d'Angoulême (FFA, août 2023)[17]
- Sélection au 16e festival du film Nuits noires de Tallinn (PÖFF, Estonie, novembre 2022)
Prix Iris 2023 — 25e Gala Québec Cinéma (décembre 2023), 2 nominations :
- Meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien (Ève Landry)
- Meilleure direction artistique (Sylvie Desmarais)
2024 — Uasheshkun
Ce court métrage, premier film de Normand Junior Thirnish-Pilot, dialogué en innu-aimun, a été présenté dans de nombreux festivals spécialisés (Abitibi-Témiscamingue 2024, Rendez-vous Québec Cinéma 2025, imagineNATIVE 2025, Fantasia 2025, etc.). Il a notamment remporté:
- Prix du meilleur court métrage autochtone, Regina International Film Festival & Awards 2025
2025 — Paul
Long métrage documentaire (87 min.) sur Cleaning Simp Paul, un jeune homme anxieux trouvant refuge dans la servitude de femmes dominatrices.
Réalisateur : Denis Côté
Producteurs : Hany Ouichou, Karine Bélanger, Denis Côté (Coop Vidéo de Montréal)
- Première mondiale à la 75e Berlinale (), section Encounters ou panorama documentaire[18]
- Prix spécial du jury (Best Canadian Feature Documentary jury) — Hot Docs Canadian International Documentary Festival (Toronto, avril 2025)
- Sélection : Cinéma du réel (Paris, mars 2025)
- Sélection : Visions du réel (Nyon, 2025)
- Sélection : HKIFF — Hong Kong International Film Festival (2025)
- Sélection : Jeonju International Film Festival (Corée du Sud, 2025)
- Sélection : DOXA Documentary Film Festival (Vancouver, mai 2025)
2025 — Gagne ton ciel
Long métrage de Mathieu Denis, première mondiale à TIFF 2025 (50e TIFF).
- Sélection Cinemania Montréal (nov. 2025) où le comédien Samir Guesmi a remporté le prix du meilleur acteur
- Prix du meilleur long métrage francophone au Cinéfest Sudbury
- Playback Prize du meilleur film au Kingston Canadian Film Festival 2026 (titre anglais The Cost of Heaven).
2025 — BOA
Court de genre d’Alexandre Dostie. BOA a été sélectionné en compétition Pardi di domani (Locarno 2025) pour sa première mondiale, ainsi qu’au Vancouver IFF 2025 (section
- Prix de meilleure réalisation (pour Dostie) et de meilleure bande sonore (pour Ilyaa Ghafouri) au Bucharest Short Film Festival 2025.
2025 — Folichonneries
Ce long métrage est le premier film de fiction d'Eric K. Boulianne, avec une première mondiale en compétition au Festival de Locarno[19].
- Canadian Narrative Feature Award du meilleur long métrage canadien à Calgary (CIFF 2025)
- 8 nominations aux Prix Écrans canadiens 2026: meilleur film, réalisation, scénario original, montage, premier film, ainsi que trois nominations pour les interprètes.
2025 — Les Petites Victoires
C'est un court-métrage dramatique muet de Rafaël Beauchamp qui a été présenté au Short Shorts Film Festival & Asia, au Palm Springs International ShortFest et au Fantasia Festival 2025.
- Finaliste au prix Écrans canadiens 2026 du meilleur court métrage de fiction.
Prix remis par la Coop Vidéo
La Coop décerne plusieurs prix en partenariat avec des festivals québécois. Ces prix incluent une bourse et une résidence d'un an à la coopérative.
Prix « Yes Sir! Madame… »
Remis en partenariat avec le festival Plein(s) Écran(s), ce prix encourage les cinéastes émergent·e(s)[20].
| Année | Lauréat·e(s) | Film | Festival |
| 2024 | Gabrielle Demers | Nuit Blonde (2022) | Plein(s) Écran(s) |
| 2025 | Alexandra Myotte et Jean-Sébastien Hamel | Un Trou dans la Poitrine | Plein(s) Écran(s) |
| 2026 | Alison McAlpine | Perfectly a Strangeness | 10e édition Plein(s) Écran(s) (février 2026) |
Alison McAlpine avait également remporté le Prix du meilleur court métrage documentaire aux RVQC 2025 (Rendez-vous Québec Cinéma, bourse de 2 500 $) pour le même film Perfectly a Strangeness, et était nominée aux Prix Iris 2025 pour le prix du Meilleur court métrage réussi à l'extérieur du Québec (nouvelle catégorie créée en 2025)[21].
Prix Coop aux RVQC (Meilleur court métrage étudiant)
La Coop coprésente avec Royal Photo le prix du meilleur court métrage étudiant aux Rendez-vous Québec Cinéma, accompagné d'une bourse de 1 500 $ et de 2 000 $ en services[22].
| Année | Lauréat·e | Film |
| 2025 | Marie-Frédérique Lemieux | L'eau coule sans demander pardon |
Résidence pour cinéastes autochtones
C'est un programme de résidence de six mois en partenariat avec le Festival Regard (Saguenay), offrant du mentorat artistique, du soutien technique et l'accès à des ressources professionnelles.
| Année | Lauréat·e |
| 2025 | Catherine Boivin (communauté Atikamekw) |
| 2026 | Vincent Careau (communauté Huronne-Wendat, diplômé en cinéma de l'UQAM en 2023)[23] |