Corancez

commune française du département d'Eure-et-Loir From Wikipedia, the free encyclopedia

Corancez est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Corancez
Corancez
Mairie de Corancez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres Métropole
Maire
Mandat
Alain Choupart
2020-2026
Code postal 28630
Code commune 28107
Démographie
Population
municipale
372 hab. (2023 en évolution de −1,59 % par rapport à 2017)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 05″ nord, 1° 31′ 00″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 152 m
Superficie 6,8 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chartres-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Corancez
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Corancez
Liens
Site web www.corancez.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le fossé Coupé, le ruisseau des Marais et un autre petit cours d'eau.

    Corancez est une commune rurale qui compte 372 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Chartres.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le polissoir Pinte de Saint-Martin, datant du Néolithique, classé en 1889.

    Géographie

    Situation

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Corancez
    Morancez
    Ver-lès-Chartres Corancez Berchères-les-Pierres
    Dammarie

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 625 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sours à 8 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 587,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Corancez est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,8 %), zones urbanisées (4 %), forêts (2,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Corancez est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2018 et 2021[17],[15].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Corancez.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[18]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 36,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 180 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 71 sont en aléa moyen ou fort, soit 39 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Conseniacum en 954 et sous les formes Consencioe vers 1150, Consentiacum en 1162, Corsencioe en 1171, Cossenceioe en 1228, Cousences vers 1250, Corsance en 1256, Quozences en 1295, Corenceya en 1365, Corances en 1411, Corenceioe en 1626, Saint Laurent de Corancez en 1736, Corancez après 1789 et en 1855.

    L'étymologie du nom Corancez paraît se rattacher aux monuments celtiques qui jadis étaient très nombreux entre Corancez et Morancez.

    Le nom Corancez se compose de trois mots : kor, an, kez. En langue celtique, kor signifie "petit", an ou han signifie "bataille", et kez ou keuz, "douleur", "affliction". Ceci peut être traduit par « petit deuil de la bataille ». On peut donc supposer que, jadis, les Carnutes perdirent ici une bataille qui se solda par de nombreux morts : le nom de Corancez semble donc être relatif à cet événement de l’époque gauloise, probablement vers 57 à 51 avant Jésus-Christ.

    Une autre interprétation du nom la relie au polissoir du Puits de Saint-Martin, sur la commune de Corancez, signifiant alors « la pierre couchée ».

    Histoire

    L'affaire Brierre, 1901

    L'affaire Brierre est un fait divers criminel survenu le 22 avril 1901 dans une ferme de Corancez et qui a un immense retentissement en France et même à l'étranger[22].

    Édouard Brierre, fermier veuf qui élève seul ses cinq enfants, est accusé d'un quintuple infanticide avec préméditation. Vers trois heures du matin, il affirme avoir été agressé par deux voleurs qui le blessent et défoncent le crâne de ses cinq enfants.

    Le juge d'instruction, après avoir penché pour la folie, lui trouve un mobile faible : Édouard Brierre a une maîtresse Véronique Lubin, qui aurait déclaré qu'ils allaient se remarier, mais que Brierre se plaignait d'avoir trop d'enfants, ne pouvant plus assumer financièrement leur éducation car il était trop endetté.

    Condamné à la peine de mort, sa peine est commuée en réclusion criminelle à perpétuité par le président de la République Émile Loubet[23],[24].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs à partir de 1945
    Période Identité Étiquette Qualité
    Avant 1988 ? Georges Gouache    
    Mars 2001 Juillet 2020 Bernard Servin SE Retraité
    Juillet 2020 en cours Alain Choupart    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Politique environnementale

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

    En 2023, la commune comptait 372 habitants[Note 3], en évolution de −1,59 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    200231258299304321321316319
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    322308303286292277285282270
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    249235228183183189176156170
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    162141167385420458417405398
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    368372-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Manifestations culturelles et festivités

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Polissoir Pinte de Saint-Martin

    Logo monument historique Classé MH (1889)[29].

    Aussi appelée polissoir du Puits de saint Martin, cette imposante dalle de grès comporte plusieurs groupes de griffures ou rainures certaines assez profondes, et des cuvettes. La dalle mesure 5,30 m sur 2,20 m. La pierre doit son nom au bassin retenant l'eau en son centre. Cette cavité passe en effet pour être l'empreinte d'un pied du cheval de Saint-Martin.

    Le polissoir date du Néolithique, époque à laquelle les hommes polissent les haches de pierre, dont le silex. Le polissage rend les tranchants plus résistants, notamment pour couper les fibres du bois sans s'esquiver. Les haches polies servent alors surtout aux travaux de défrichage qui prennent un grand essor avec le développement de l'agriculture.

    Les stries parallèles sur le polissoir sont le résultat du polissage répété des bords d'outils. Les cuvettes sont le fruit de l'affûtage des tranchants.

    Avant cette étape, l'objet est d'abord taillé. L'ébauche est alors soumise à l'abrasion sur le bloc de pierre à l'aide d'eau et souvent de sable. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace. Le polissage d'une pièce exige de nombreuses heures d'un travail pénible, puisque le rendement du polissage à la main sur des roches très dures est de l'ordre de 5 à 20 g par heure seulement[30].

    Le dolmen près du polissoir

    Après le classement du polissoir en 1889, le photographe Séraphin-Médéric Mieusement en réalisa un cliché en septembre 1891. À la même date, il exécuta une prise de vue d'un dolmen "près du polissoir", ce monument a été détruit entre 1940 et 1945.

    Église Saint-Laurent

    L'édifice est daté du XIIe siècle et a été remaniée au XVIe[31].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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