Cordulegaster bidentata
espèces d'insectes
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Cordulegaster bidentata, le cordulégastre bidenté, est une espèce de libellules appartenant à la famille des Cordulegastridae.
(Cordulegaster bidentata).
Cet anisoptère à l'habitat fragile avait été placé en 2018 sur la liste rouge mondiale de l'Union internationale pour la conservation de la nature dans la catégorie NT (quasi menacé)[1]. Depuis sa situation a été réévaluée comme une préocupation mineure.
Le cordulégastre bidenté a une vie larvaire de sept ans et vit sous sa forme ailée pendant 4 à 6 semaines avant de mourir[2].
Description
Le Cordulégastre bidenté a une livrée jaune et noire doté d’yeux verts. Il se distingue notamment des autres espèces du même genre par la présence d’un unique doublet de taches jaunes sur chacun des cinq derniers segments abdominaux, ainsi que par l’absence d’épines latérales sur les segments abdominaux 8 et 9[3].
Habitat
L’espèce est principalement inféodée aux suintements de versants, aux sources et aux petits ruisseaux à faible débit, le plus souvent situés en milieu forestier[4].
Distribution
Cette espèce est endémique en europe, des Pyrénées aux Balkans. Les sites larvaires sont parfois difficiles d’accès ou à identifier, en particulier en zone montagneuse et les adultes sont relativement difficiles à observer. De ce fait, il s’agissait autrefois d’une espèce mal connue, souvent négligée et parfois considérée à tort comme éteinte dans certaines régions où elle a ensuite été re-découverte.
Une meilleure connaissance de sa biologie et de ses habitats a permis de découvrir de nombreuses nouvelles localités au cours des deux dernières décennies. L'espèce a ainsi été signalée en à Thonac dans la Dordogne[5] et en 2019 dans la réserve naturelle régionale de la galerie du Pont-des-Pierres dans l'Ain[6].
Menaces
Les principales menaces pesant sur cette espèce sont la sécheresse liée au réchauffement climatique, en particulier dans le sud de son aire de répartition, ainsi que le prélèvement d’eau à des fins domestiques et d’irrigation. Certaines populations ont été affectées par la sylviculture intensive, la conversion en plantations de conifères et la fermeture du couvert forestier. Dans le sud de la France, d’anciennes populations autrefois florissantes sont aujourd’hui éteintes en raison du déficit pluviométrique et des étés récents, très chauds et secs, entraînant l’assèchement des sources.
L’espèce est confinée à de très petits habitats situés dans les zones de sources et les hauts de bassin versant, habitats particulièrement vulnérables aux pratiques de gestion forestière, aux travaux de drainage, et à la captation d’eau. Ainsi en Grèce septentrionale et dans d’autres pays méditerranéens, certaines populations ont disparu en conséquence de la captation de l’eau directement à la source pour l’irrigation.
Par le passé, les pluies acides ont également contribué à l’extinction de certaines populations en Allemagne et en Europe centrale, dans des ruisseaux faiblement tamponnés sur substrats de grès hypersiliceux et de granite.
Aprés avoir été considérée jusqu'en 2020 comme quasi menacée, en 2022 l'espèce était re-classifiée comme une préocupation mineure, avec une population considérée comme stable à l'échelle européenne[1].