Cornelia Thurza Crosby
chroniqueuse et pêcheuse à la mouche américaine
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Cornelia Thurza Crosby, née en , et morte en , est une pêcheuse à la mouche, chasseuse et chroniqueuse américaine, connue pour son militantisme pour la régulation de la chasse et de la pêche dans son État natal du Maine, ainsi que pour ses efforts de promotion du tourisme dans ce même état.
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| Décès |
(à 92 ans) |
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Maine Women's Hall of Fame (en) () |
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Biographie
Enfance
Cornelia Thurza Crosby naît en , à Phillips, dans le Maine[1]. Son père meurt alors qu'elle est très jeune et elle est élevée par sa mère seule[1]. En , la tuberculose touche sa famille[1]. Son frère succombe à la maladie, tandis qu’elle en garde des séquelles permanentes qui entraînent de fréquents troubles de santé et de longues périodes d’alitement tout au long de sa vie[1].
Elle paie elle-même pour être éduquée pendant 2 ans à l'université épiscopale St. Catherine Hall, à Augusta[2].
Carrière professionnelle
Cornelia Thurza Crosby exerce de nombreuses activités professionnelles et travaille notamment pour des banques ainsi que pour des compagnies de chemin de fer[1]. En parallèle, elle pratique à partir de la pêche à la mouche dans le Maine et acquiert une réputation d'excellence dans ce domaine ; elle est surnommée Fly Rod (« Canne à mouche ») à partir de [1]. En , elle est sollicitée par le Phillips Phonograph, un journal local, pour écrire une chronique régulière sur ses expériences dans la nature dans le Maine[1].
Elle adopte ainsi pendant une grande partie de sa vie un rythme de vie saisonnier, en travaillant l'hiver et en partant pêcher et chasser l'été[3].
À partir du milieu des années 1880, la compagnie Maine Central Railroad cherche à encourager le tourisme dans le Maine et rémunère Crosby en tant que publicitaire ; elle est notamment à l'origine du slogan Maine, The Nation's Playground (« Le Maine, terrain de jeu de la nation »)[4].
Pendant l'hiver , Crosby aide à organiser le premier camp d'histoire naturelle pour jeunes garçons des États-Unis, le Greenville-Rangeley Camp[5].
En , elle convainc la Maine Central Railroad de sponsoriser un stand pour le Maine à la première édition de la Sportsmen’s Exposition de New York[1]. Le stand a un grand succès et Crosby le gère également en , et [1].
Activisme
Parallèlement, elle s’engage activement pour la réforme des réglementations relatives à la pêche et à la chasse dans le Maine[1]. Elle plaide pour l’instauration d’une licence de chasse, ainsi que de quotas de pêche et de chasse, et la mise en place d’une réserve naturelle pour la protection des populations d’élans[1]. Elle promeut aussi le port de chapeaux rouges pour les chasseurs afin qu'ils soient plus visibles, ainsi que la remise à l'eau des poissons capturés[1].
Elle promeut dans ses chroniques le droit pour les femmes de pratiquer les sports de nature et de porter des vêtements moins contraignants[4]. Malgré ces positions et le fait qu'elle présente dans ses chroniques le Maine comme un lieu où les femmes peuvent s'éloigner des conventions sociales étouffantes, elle s'oppose au mouvement pour le droit de vote des femmes, peut-être pour éviter d'attirer l'attention sur sa personne au sein de la Maine Sportsman's Fish and Game Association, dont elle est la seule membre féminine[5].
Cornelia Thurza Crosby obtient en une avancée majeure lorsque l’État du Maine officialise la création d’une licence pour les guides, alors qu’elle défendait cette réforme depuis plusieurs années[1]. L'État du Maine lui attribue alors symboliquement la toute première licence, en reconnaissance de son militantisme, malgré le fait qu'elle n'ait jamais travaillé comme guide[1],[6].
Fin de vie
En , Crosby souffre d'une grave blessure au genou droit, de cause incertaine[7]. À la suite de cette blessure, elle est hospitalisée à plusieurs reprises et peut de moins en moins pêcher et chasser[1]. Par conséquent, ses chroniques dans divers journaux se font également de plus en plus rares[1]. Elle consacre les dernières années de sa vie à des œuvres de charité et meurt en [1].