Cornelius Gemma

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Cornelius Gemma commence ses études à l'école latine de Malines en 1546-1547[1] et les poursuit à l'université de Louvain, à la faculté des arts à partir de 1549 puis à celle de médecine. Il édite en 1556 l'ouvrage posthume de son père De astrolabo catholico. Il est nommé regius professor à l'université de Louvain en 1569 et succède à la chaire de Nicolas van Biesen[1]. Il obtient en 1570 son doctorat en médecine et est nommé en 1574 professor ordinarius de médecine.

De 1560 à 1564, il publie ses travaux dans un périodique annuel, les Ephemerides meteorologicae, imprimé par Joannes Withagen, qui paraît avec l'approbation de l'Église catholique romaine, alors qu'il a un caractère astrologique, même si Gemma se limite aux prédictions sur les phénomènes astronomiques et à l'astrologie météorologique. Les Ephemerides meteorologicae fournissent les observations astronomiques journalières de Cornelius Gemma (phases lunaires, aspects et phases planétaires des étoiles fixes par rapport au soleil)[2].

En tant qu'astronome, Cornelius Gemma a observé une éclipse lunaire en 1569, ainsi que la supernova de 1572 dans la constellation de Cassiopée, dite SN 1572, qu'il enregistre le , deux jours avant Tycho Brahe, en l'appelant une « Nouvelle Vénus »[3],[4]. Avec Brahe, il est l'un des rares astronomes à identifier la grande comète de 1577 comme n'étant pas un phénomène sublunaire mais superlunaire[5]. Il publie en 1575 dans son ouvrage De naturae divinis characterismis la première illustration scientifique d'une aurore boréale[6].

Aurore boréale, gravure dans l'ouvrage de Cornelius Gemma

Il est chargé en 1578 avec Pierre Beausard par l'université de Louvain à la demande du pape Grégoire XIII d'un rapport pour la préparation de la réforme du calendrier, qui est envoyé à Rome[1].

Il meurt le [7] lors de l'épidémie de peste qui tue le tiers de la population de Louvain[2].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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