Né à Licata, en Sicile, en 1930, il obtient son diplôme « cum laude » de l'Université de Palerme à l'âge de 21 ans et arrive premier au concours pour un poste d'uditore Giudiziario, poste qu'il prend le 17 décembre 1953. À l'âge de 55 ans, il devient le plus jeune président de l'histoire de la Cour suprême de cassation.
Carnevale est surnommé « l'ammazzasentenze » (le tueur de sentences), en raison des nombreuses condamnations de mafieux qu'il a fait annuler en appel[1]. Lors du Maxi-procès du milieu des années 1980, Carnevale était président de la première chambre criminelle de la Cour de cassation. Cependant, soupçonné de collusion avec la mafia, il n’est pas désigné comme juge pour rendre la décision finale sur le Maxi-procès par la Cour suprême et est remplacé par le juge Arnaldo Valente[2].
Il est suspendu de ses fonctions de magistrat en mars 1993. Le 29 juin 2001, il est condamné à six ans d'emprisonnement pour complicité extérieure dans une association mafieuse[3] ayant apporté une contribution consciente, volontaire et concrète permettant à l'organisation de poursuivre ses objectifs criminels. Il est cependant acquitté par la Cour de cassation le 30 octobre 2002[1],[4].
Une disposition de la loi n° 111 du 30 juillet 2007 (approuvée par le gouvernement Prodi II) prévoyait que les magistrats réintégrés ne pouvaient occuper de hautes fonctions après l'âge de 75 ans ; cette disposition a été abrogée en octobre 2008. À compter du 21 juin 2007, M. Carnevale reprend ses fonctions judiciaires à la première chambre civile de la Cour de cassation, sans toutefois en être le président ; il doit également renoncer à sa candidature au poste de premier président de la Cour suprême. Il est prévu que M. Carnevale reste en fonction jusqu'en 2015, mais il prend finalement sa retraite le 9 décembre 2013.
Carnevale décède le 4 février 2026, à l'âge de 95 ans[5].