Corroy-le-Grand

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Corroy-le-Grand
Corroy-le-Grand
Le village sous la neige.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Arrondissement Nivelles
Commune Chaumont-Gistoux
Code postal 1325
Code INS 25018B
Zone téléphonique 010
Démographie
Gentilé Corroyen(ne)
Population 1 930 hab. (1/1/2025)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 39′ nord, 4° 40′ est
Superficie 1 278 ha = 12,78 km2
Localisation
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Corroy-le-Grand

Corroy-le-Grand (en wallon Côroe-l'-Grand) est une section de la commune belge de Chaumont-Gistoux située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.

C'était une commune à part entière jusqu'à la fusion avec Chaumont-Gistoux par la loi de fusion des communes de 1977.

Géographie

Hameaux et dépendances : Vieux-Sart ou Vieusart, Louvrange, Almez, Laid-Burniau, Bloquia, Tombalettes, Villers, Baraque.

Le Train, affluent de la Dyle, donc sous-affluent de l'Escaut par le Rupel, prend sa source à Corroy et traverse les localités de Gistoux (Chaumont-Gistoux), Bonlez, Grez-Doiceau et Archennes où il se jette dans la Dyle.

Le Pisselet est un ruisseau, affluent de la Dyle, donc sous-affluent de l'Escaut par le Rupel. Prenant sa source à Vieusart (Chaumont-Gistoux), le Pisselet traverse les villages de Dion-le-Mont, Dion-le-Val, Doiceau et Gastuche (Grez-Doiceau) où il se jette dans la Dyle.

Le , le Train et le Pisselet débordent. Les pompiers du Brabant wallon comptabilisent 90 interventions sur le coup de 22 h 30, surtout dans les communes de Chaumont-Gistoux et d'Ottignies-Louvain-la-Neuve[1].

Démographie

  • Sources:INS, Rem:1831 jusqu'en 1970=recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre

Histoire

La seigneurie de Corroy avait son siège en la ferme-château fortifiée, qui devint possession de Jeanne de Croÿ et de Charles de Rolly en 1610. D'importants travaux furent menés durant ce siècle, dont la reconstruction de la demeure principale autrefois millésimée « 1638 » (cartouche replacé dans la remise à chariot). Rachat du domaine en 1702 par J.-N. de Beeckman, seigneur de Vieusart.

Au XVIIIe siècle, le château perd son caractère de siège seigneurial, établi désormais à Vieusart et le fermier occupe dès lors la demeure principale. Les dépendances agricoles présentes aujourd'hui sont construites dans la 2e moitié du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, avec quelques remaniements ultérieurs[2]

À partir de 1852, 15 000 personnes provenant pour la plupart des alentours de Gembloux et de Wavre, émigrèrent vers le Wisconsin, aux États-Unis, mais la mortalité fut importante à bord des bateaux. La première vague d'immigrants partit de la commune voisine Grez-Doiceau pour s'établir à Robinsonville-Champion. Leurs descendants sont actuellement au nombre de 20 000; rares sont les jeunes qui parlent encore le wallon, mais la conscience des origines belges est encore bien vivace. Les jeunes descendants de ces Wallons restent très attachés à ce passé[3] et ont créé un centre pour préserver cet héritage[4]. Le réalisateur Xavier Istasse en a fait un film documentaire "Les Wallons du Wisconsin" visible aussi sur YouTube[5].

Juillet 1866 : Pic de l'épidémie de choléra en Wallonie, la dernière mais la plus violente. Les épidémies de choléra de 1832-1833 et de 1848 sont encore présentes dans la mémoire collective lorsque survient la dernière grande pandémie qui provoque des décès en Europe, en particulier en pays wallon. Présente en Europe dès 1865, l’épidémie commence à se répandre à travers le pays wallon à partir du mois de . Elle atteint son pic en juillet avant de disparaître avec l’hiver. On enregistre plus de 350 décès en Brabant wallon, près de 8500 à Liège (soit un décès pour 66 habitants), et plus de 43000 en Belgique. Si les chiffres sont impressionnants et si l’épidémie marque les esprits par sa fulgurance, il ne faut pas oublier que les endémies comme la syphilis, la variole ou la tuberculose sont permanentes et provoquent une mortalité tout aussi élevée. Après 1866, il n’y aura plus d’épidémie de choléra en Wallonie[6].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural

  • L’église Saint-Étienne, construite en style classique à la fin du XVIIIe siècle, abrite un très bel orgue classé. L’instrument se trouvait à l’origine au prieuré augustin de l'abbaye du Rouge-Cloître à Auderghem et y fut placé en 1755. Il fut vendu à la paroisse de Corroy-le-Grand et installé dans l’église en 1784. Entièrement reconstruit en 1859, il est restauré en 1969. Le buffet est toutefois encore aujourd’hui d’origine et est l’œuvre du facteur d'orgues Jean-Baptiste Goynaut (Condé-sur-l'Escaut, 1725 - ), connu pour l'orgue de l'Église Notre-Dame du Sablon de Bruxelles, élève de Jean-Baptiste Forceville (connu pour l'orgue de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles). Situé sur la tribune, face au chœur, l'orgue est considéré comme la pièce maitresse de l’église, qui compte également un beau jubé baroque de 1708 et des fonts baptismaux gothiques du XVIe siècle[7].
  • La "Ferme du Château de Corroy-le-Grand" est une ancienne ferme-château fortifiée qui domine la vallée du Train (le principal ruisseau qui traverse le village) ; possession de Charles de Rolly, seigneur de Corroy en 1610 ; acquise par la famille de Dorlodot en 1854. Il y a une vaste cour carrée, ouverte par un porche colombier en brique sur base de grès; il reste un pan de mur en moellons d'enceinte médiévale à l'angle sud-ouest, et une tour ronde du Bas Moyen Âge percée de meurtrières et partiellement restaurée. Au sud du logis, se trouvent deux tours inégales et carrées du XVIIe siècle, comprenant un haut soubassement en moellons, souligné par un cordon profilé et deux niveaux en briques rayés de bandes de pierres blanches[réf. souhaitée].
  • Le château de Vieusart construit par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar en 1864. Le château de Vieusart avec ses dépendances (école, chapelle, conciergerie) fut construit à partir de 1858 en style néomédiéval, en remplacement de l'ancien château, d'après les plans de Jean-Pierre Cluysenaar, architecte des Galeries royales Saint-Hubert à Bruxelles . L'aménagement du parc a considérablement modifié le relief primitif en exploitant les nombreux affluents du Pisselet qui alimentent les étangs[8].

Culture

Enseignement

Économie

Vie associative

Personnalités

Notes et références

Voir aussi

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