Corydrane
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Le Corydrane est une spécialité à effet psychostimulant commercialisée par les laboratoires Delagrange[1], très répandue dans les années 1950 et 1960. Ce médicament composé d'amphétamine et d'aspirine, au départ en vente libre[2], puis inscrit au tableau C (substances dangereuses)[3], a été retiré du marché français en 1971[4].

Le Corydrane, destiné à soigner « la grippe, les névralgies, les migraines, les courbatures fébriles, l'asthénie, le surmenage physique et intellectuel »[3] a été largement détourné de son usage par des étudiants préparant leurs examens[4].
Plusieurs personnalités du monde intellectuel ont été de grands consommateurs de ce produit, comme Jean-Paul Sartre[5], André Malraux[6], Marguerite Duras[7], Françoise Sagan[8], ou la journaliste Claude Sarraute[9].
Jean-Paul Sartre en particulier a abusé du Corydrane, dont il consommait par jour jusqu'à un tube entier de 20 comprimés, pour écrire son livre sur Gustave Flaubert, L'Idiot de la famille, et la Critique de la raison dialectique. Ce stimulant lui procurait, selon ses dires, « une rapidité de pensée et d’écriture qui était au moins le triple de [s]on rythme normal »[5],[10].