Coulombiers (Vienne)

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Coulombiers
Coulombiers (Vienne)
Monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Isabelle Mopin
2026-2032
Code postal 86600
Code commune 86083
Démographie
Gentilé Colombériens
Population
municipale
1 155 hab. (2023 en évolution de −0,77 % par rapport à 2017)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 08″ nord, 0° 11′ 08″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 156 m
Superficie 27,93 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Poitiers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lusignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Coulombiers
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Coulombiers
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Coulombiers
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Coulombiers

Coulombiers est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Localisation

Coulombiers est située à 18 km au sud-ouest de Poitiers.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Coulombiers
Boivre-la-Vallée Béruges Fontaine-le-Comte
Coulombiers Marçay
Lusignan Cloué

Géologie et relief

La région de Coulombiers présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées.

Le terroir se compose, sur les plateaux du seuil du Poitou[1] :

  • pour 97 % de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) ;
  • pour 3 % d'argile à silex peu profonde.

En 2006, 91,3 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 5,8 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 3 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

Hydrographie

La commune est traversée par 4,7 km de cours d'eau dont les principaux sont le Palais, un affluent du Clain, sur une longueur de 3,4 km et le Rune sur une longueur de 1,2 km.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Lusignan à km à vol d'oiseau[6], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 814,4 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [9].

Voies de communication et transports

Le centre bourg est traversé par la D 611[10].

La commune est également traversée par l’autoroute A10 et la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux.

Urbanisme

Typologie

Au , Coulombiers est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[12]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,1 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), forêts (5,2 %), prairies (4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), zones urbanisées (1,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Coulombiers est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Coulombiers.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[18]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[19]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[20].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010, par la sécheresse en 1989, 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[16].

Toponymie

Le nom de la ville proviendrait du latin columba qui signifie colombier[21].

Histoire

Comme la plupart du reste de la France, Coulombiers accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[22].

En 1848, avec la Révolution française de 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté le  : un peuplier[23].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1917 Henri Papault    
1917 1925 Hilaire Parnaudeau    
1925 1929 Anatole Papault    
1929 1946 Louis Sire    
1946 1947 Louis Pin    
1947 1953 Marcel Vadier    
1953 1959 Louis Pin    
1959 1971 André Authé    
1971 1987 André Hubert    
1987 1989 Jean Bougrier    
1989 1995 Pierrette Pin    
1995 2001 Madeleine Mancini    
2001 2020 Daniel Amilien    
mai 2020 en cours Isabelle Mopin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale

Énergies nouvelles

Sur le site des Fontenelles, à cheval sur les communes de Cloué et de Coulombiers, devrait s'installer sept éoliennes en 2014-2015. Les études sont menées depuis . Le parc devrait produire 31 000 MWh/an soit l'équivalent se la consommation électrique de 14 000 personnes.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2023, la commune comptait 1 155 habitants[Note 3], en évolution de −0,77 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650600552571597643662771758
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
883812805749744735786769744
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
754746722666656660662624633
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6396707249199621 0171 0491 0481 083
2015 2020 2023 - - - - - -
1 1491 1311 155------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 39 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie

Agriculture

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[28], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 29 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont légèrement diminué et sont passées de 2 108 hectares en 2000 à 2 053 hectares en 2010. 59 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 20 % pour les oléagineux (colza surtout et tournesol), 2 % pour les protéagineux, 12 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[28].

8 exploitations en 2010 (contre 4 en 2000) abritent un élevage de bovins (508 têtes en 2010 contre 568 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un élevage d'ovins (36 têtes en 2010 contre 35 têtes en 2000). L'élevage de volailles, comme celui des ovins est stagnant: 268 têtes en 2000 répartis sur 12 fermes contre 270 têtes en 2010 répartis sur 9 fermes[28].

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (554 têtes sur 3 fermes en 2000)[28]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[29].

Un élevage industriel de porcs (GAEC du Gabouret) se trouve sur le territoire communal (2 000 têtes).

Culture locale et patrimoine

Sources

Voir aussi

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