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Promenade départementale des Vallons-de-la-Bièvre

promenade végétalisée de Paris à Massy (91) From Wikipedia, the free encyclopedia

La promenade départementale des Vallons-de-la-Bièvre, appelée à l'origine et toujours nommée « Coulée verte du sud parisien » dans le département de l'Essonne est un parc linéaire situé au-dessus ou à côté des voies du TGV atlantique entre le boulevard périphérique de Paris et Massy[1]. Cette emprise, occupée aujourd'hui par le TGV, avait été initialement réservée pour la ligne de chemin de fer de Paris à Chartres par Gallardon, jamais achevée, puis pour le prolongement de l'autoroute A10 vers Paris (porte de Vanves), qui a été abandonné[1].

Faits en bref Géographie, Pays ...
Promenade départementale des Vallons-de-la-Bièvre
Image illustrative de l’article Promenade départementale des Vallons-de-la-Bièvre
La Coulée verte à Antony et Verrières-le-Buisson.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine et Essonne
Histoire
Création 1989-1993
Dénomination
Ancien(s) nom(s) Coulée verte du sud parisien
Caractéristiques
Type parc linéaire
Accès et transport
Gare TransilienLigne N du Transilien Vanves - Malakoff
Métro (13) Malakoff - Plateau de Vanves
Localisation
Coordonnées 48° 46′ 48″ nord, 2° 17′ 13″ est

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Elle a été étudiée et réalisée entre 1989 et 1993 par le Syndicat mixte d'étude et de réalisation de la coulée verte du sud parisien (SMER) qui comprend la région Île-de-France, les départements de l'Essonne et des Hauts-de-Seine et les neuf communes traversées (Malakoff, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry, Antony, Verrières-le-Buisson, et Massy). Dans les Hauts-de-Seine, la Coulée verte est devenue la promenade des Vallons-de-la-Bièvre à la suite de l’approbation du Schéma départemental des parcours buissonniers, le . Elle est entretenue depuis 2003 par le conseil départemental des Hauts-de-Seine, sur la partie située dans ce département, de Malakoff à Antony[1].

La Coulée verte se faufile entre les immeubles d'habitation à Châtillon.
Plusieurs passerelles ont été construites pour franchir les obstacles comme ici à Fontenay-aux-Roses.
La Coulée verte justifie son nom à Sceaux.
Un des parcs de la Coulée verte, à Fontenay-aux-Roses.
Un des chemins de la Coulée verte, à Antony.

L'historique

La Coulée verte est le fruit d'un combat associatif local[2] contre le projet de passage de l'autoroute A10 dans les années 1970 sur l'emprise de la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon, dont la SNCF est propriétaire, auquel succéda le projet de passage du TGV Atlantique.

L'architecte fontenaisien Louis Pouey-Mounou a été en 1972 l'initiateur d'un projet de "réseau d'espace vert" reliant Paris à la banlieue sud. En 1974, il baptise ce projet la "Coulée Verte", terme désignant dans le vocabulaire architectural un cheminement dont la continuité est un élément indispensable pour les cyclistes et les piétons[3].

Un comité de défense de l'environnement est créé en 1972 sous la présidence de Louis Pouey-Mounou. Il est affilié à la Fédération des Usagers des Transports de la Région Parisienne. Il se montre actif et déterminé : pétitions, tracts, réunions publiques, publication d'un bulletin intitulé Le Banlieusard[4].

Le projet du TGV Atlantique qui succède en 1979 au projet d'autoroute abandonné en 1977 devait passer à moins de 100 mètres du lycée Marie-Curie (Sceaux) où enseignait sa femme Simonne Pouey-Mounou, professeur de Lettres. L'établissement, son personnel, les parents d'élèves vont jouer un rôle de "place forte" dans le combat mené par Louis Pouey-Mounou[5].

C’est en 1985 que la SNCF a finalement accepté le principe d’enterrer le TGV, ce qui a permis l’aménagement de la coulée verte, prise en charge à 50 % par l’État, 25 % par la région, 15 % par les départements de l’Essonne et des Hauts de Seine et 10 % par les communes[6].

La ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) a poursuivi l'aménagement de la Coulée verte en 2007 avec la destruction des "baraquements" et d'un bâtiment préfabriqué abritant la direction de l'aménagement, de l'urbanisme et des services techniques municipaux[7].

L'itinéraire

L'espace aménagé, entrecoupé de carrefours routiers, comprend[1] suivant la surface disponible :

  • une piste cyclable aménagée de bout en bout (14 km) ;
  • des cheminements piétonniers ;
  • des aires de jeux pour enfants ;
  • des terrains de sport.

Il est d'usage à Paris de commencer le trajet de la place de Catalogne, où une piste cyclable mène directement jusqu'à Malakoff, début officiel de la Coulée verte[N 1]. Depuis la banlieue, la Gare de Vanves - Malakoff de la ligne N permet de s'en rapprocher.

Plusieurs possibilités de jonction existent tout au long du parcours :

  • De manière générale, Paris est traversée de nombreuses pistes cyclables permettant de rejoindre la Porte de Vanves (notamment le long du T3a) ;
  • station de métro Malakoff - Plateau de Vanves, sur la ligne 13 du métro : elle se situe à quelques mètres de la Coulée verte et un parking vélo est disponible ;
  • station de métro Châtillon - Montrouge (terminus sud de cette même ligne 13) : la sortie de la station donne directement sur la piste cyclable.

Il est également possible de rejoindre aisément la piste aux points de croisement avec le RER B :

Voirie empruntée

La Coulée verte, partant de la porte de Vanves et arrivant à Massy, est empruntée par le GR 655 qui est la version moderne de la via Turonensis, un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[8]. La Coulée verte fait également partie de la véloroute Véloscénie.

Le parcours est jalonné de bornes sur lesquelles a été récemment posé le logo de Véloscénie.

Logo de Véloscénie sur une borne de la Coulée verte.

Une partie de son tracé est proche de la voirie existante ou confondu avec elle:

Principaux lieux d'intérêt rencontrés

Sont inscrites à l’Inventaire général du patrimoine culturel les parties situées sur les communes de Fontenay-aux-Roses[9] et Châtenay-Malabry[10].

Sur le tracé de la promenade

À Paris, sur le tracé précédant la promenade

Développements

La Coulée verte est un élément de la véloroute Paris-Mont-Saint-Michel (Véloscénie).

Dans la région Île-de-France, les aménagements réalisés pour cette véloroute se limitent actuellement, pour l'essentiel, à cette coulée verte et à la voie verte de l'aérotrain, réalisée en 2014 de Gometz-le-Châtel à Bonnelles.

À l'occasion de la rénovation du viaduc des Fauvettes sur l'ancienne ligne de Paris à Chartres par Gallardon, une section est ouverte entre Bures-sur-Yvette et Gometz-le-Châtel.

Ce tronçon d'environ un kilomètre, accessible à pied et praticable avec un vélo tout terrain (VTT), n'est cependant actuellement pas aménagé pour la randonnée à vélo. Il comprend des passages boueux aux deux extrémités.

Ce tronçon fait l'objet d'un projet d'aménagement de voie verte, la coulée verte de l'Yvette, qui fera également partie de la véloroute Véloscénie.

La coulée verte a été prolongée au cours de l'été 2026 de 600 m jusqu'au niveau de l'avenue du Président-Allende avec construction de passerelles enjambant l'avenue du Général-de-Gaulle et la rue Victor-Basch à Massy et d'un mur de soutènement de 145 m surplombant l'avenue des Martyrs-de-Soweto. Au-delà de son arrivée avenue du Président-Allende, le parcours se prolonge jusqu'au niveau de la gare de Massy-Palaiseau (côté Vilmorin) par une piste cyclable le long de cette avenue et de l'avenue Raymond-Aron, soit un parcours cyclable allongé de 1,4 km[11].

Notes et références

Voir aussi

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