Coup d'État de 2005 en Mauritanie
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Coup d'État de 2005 en Mauritanie | |
| |
| Localisation | Nouakchott ( |
|---|---|
| Cible | Palais présidentiel de Nouakchott |
| Date | |
| Type | Coup d'État militaire |
| Auteurs | Ely Ould Mohamed Vall |
| Participants | Faction au sein des forces armées |
| modifier |
|
Le coup d'État de 2005 en Mauritanie est un coup d'État militaire survenu en Mauritanie le . Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya est évincé par les Forces armées mauritaniennes et remplacé par le Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), junte militaire dirigée par Ely Ould Mohamed Vall, Chef de la Sûreté sous Ould Taya. Le putsch se déroule alors que Ould Taya est en Arabie saoudite pour assister aux funérailles du roi Fahd.
Les putschistes promettent de ne contester aucune des élections à venir — parlementaires (en), municipales et présidentielles —, et organisent en 2006 un référendum constitutionnel portant notamment sur la durée des mandats présidentiels. Le gouvernement militaire prend fin avec l'élection présidentielle du .

Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya exerce le pouvoir en Mauritanie à partir du , date à laquelle il renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla lors d'un coup d'État sans effusion de sang. Le pays connaît par la suite plusieurs tentatives de renversement, notamment en juin 2003 et en . La tentative de 2003 était menée par l'ancien major Saleh Ould Hanenna (en), tandis que celle de 2004 aurait été menée par des officiers de l'armée issus du groupe même groupe ethnique que ce dernier[1].
Les motivations avancées pour justifier ces coups d'État incluaient l'alignement d'Ould Taya avec l'Amérique (en) ainsi que l'établissement de relations diplomatiques officielles (en) avec Israël, la Mauritanie étant alors l'un des trois seuls pays du monde arabe à le faire. S'y ajoutent le mécontentement suscité par la répression de certains partis d'opposition et les purges militaires ponctuelles opérées sous son régime[2].
Déroulement
Alors que Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya assistait aux funérailles du roi Fahd d'Arabie saoudite le , des membres de sa garde présidentielle (BASEP) ont encerclé le palais présidentiel, l'État-major national et d'autres ministères importants. Des coups de feu et des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans toute la capitale, dégageant les rues de Nouakchott. Les putschistes ont également pris le contrôle des stations de radio et de télévision gérées par l'État[3].
Dans un message officiel à la télévision mauritanienne, les putschistes ont déclaré : « Les forces armées et les forces de sécurité ont décidé à l'unanimité de mettre un terme définitif aux actes totalitaires de ces dernières années du régime défunt sous lequel notre peuple a grandement souffert ces dernières années ».
