Courant du renouveau socialiste
From Wikipedia, the free encyclopedia
Guévarisme
Camilisme
Entrer dans la vie civile
Participer à la vie politique du pays
| Courant du renouveau socialiste | |
| Idéologie | Marxisme-léninisme Guévarisme Camilisme |
|---|---|
| Objectifs | Démobilisation de l'ELN Entrer dans la vie civile Participer à la vie politique du pays |
| Statut | inactif |
| Fondation | |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Mode opératoire | Guérilla |
| Période d'activité | 1991 - 1994 |
| Organisation | |
| Membres | 747-865 membres[1] |
| Groupe relié | ELN PRT |
| Conflit armé colombien | |
| modifier |
|
Le Courant de Renouveau Socialiste (espagnol : Corriente de Renovación Socialista, CRS) fut un mouvement politique apparu en Colombie à la suite d'une scission au sein de l’ELN. Ce groupe dissident de l'ELN souhaitait abandonner la lutte armée et participer à la vie politique de ce pays[1],[2].
Antécédents et fondation
Cette unification donna naissance au Mouvement d'Unité Révolutionnaire ML, qui s’unit plus tard avec un mouvement de gauche sur la côte Atlantique et à Bogotá appelé Mouvement de Gauche Révolutionnaire (MIR), pour former en 1983 le Mouvement de Gauche Révolutionnaire – Patrie Libre[3]. En 1989, le MIR – Patrie Libre fusionna avec l’ELN pour former l’Union Camiliste – Armée de Libération Nationale (UC‑ELN) ; lors du congrès de fusion, trois tendances se présentèrent [1],[4]:
La tendance rénovatrice menée par Jacinto Ruiz et Gabriel Borja, qui comptait 39 délégués. La tendance historique ultra‑radicale, formée principalement par les fronts José Antonio Galán et Domingo Laín, ainsi que la Compagnie Anorí, avec 24 délégués. Et une tendance intermédiaire, dirigée par le prêtre Manuel Pérez Martínez, Francisco Galán et Nicolás Rodríguez Bautista, qui cherchait un équilibre. La base militante du MIR – Patrie Libre provenait principalement de deux sources : d’une part, le mouvement paysan qui agita la côte Atlantique dans les années 1970, et d’autre part, le mouvement étudiant qui, à la même époque, eut une portée nationale. Le noyau fondamental est resté lié pendant plus de quinze ans aux mouvements paysans, syndicaux, étudiants et communautaires de la côte Atlantique. Même après la fusion avec l’ELN, ils ne perdirent pas leur identité politique ni leur sensibilité envers l’action syndicale et populaire[5].
Le groupe trouve ses origines dans la fusion de plusieurs groupes de gauche colombiens, dont certains issus du Parti communiste colombien comme la Tendance ML, la Ligue ML, le Partido Comunista de Colombia – Marxista Leninista (Ligne Prolétarienne), et une petite scission de l’ELN appelée Mouvement d'Unité Révolutionnaire (MUR). Leur première déclaration publique parut le , soutenant ouvertement un dialogue de paix entre l’ELN, les autres guérillas et l’État colombien, en incitant la population à appuyer les négociations[6]. Le , le groupe organisa sa première Conférence nationale, où fut exposée son idéologie, ainsi que la tenue des négociations avec le gouvernement, la création de milices populaires, et une alerte sur les dangers de l’ouverture au néolibéralisme et du militarisme en Colombie[7]. Dans les déclarations suivantes, le groupe proposait un « plan d’urgence sociale » pour atténuer les effets de l’ouverture économique sur la population colombienne, ainsi que des garanties pleines pour la protestation sociale, l’organisation et la participation politique de la population[8]. La deuxième Conférence nationale de la CRS fut baptisée "Enrique Buendía", en hommage à l’assassinat de Carlos Manuel Prada González, alias "Enrique Buendía", où furent évoqués les progrès réalisés durant les dialogues avec le gouvernement[9].
Dans le processus de paix avec le gouvernement de Belisario Betancur, le MIR – Patrie Libre, avec le PRT et l’ELN, formèrent la Tripartite Guérillera. Toutefois, tandis que le MIR – Patrie Libre se fondait totalement dans l’ELN, le PRT réintégrait la vie civile en 1991. Le , des membres de la CRS et du gouvernement national publièrent un communiqué confirmant un rapprochement pour entamer des négociations[10],[1].