Couronne-reliquaire des Saintes Épines

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Date
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Matériau
Dimensions(Diam × H)
20,7 × 3,3 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
4Voir et modifier les données sur Wikidata
Couronne-reliquaire des Saintes Épines
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Matériau
Dimensions (Diam × H)
20,7 × 3,3 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
4Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Protection

La couronne-reliquaire des Saintes Épines est une œuvre d’orfèvrerie réalisée dans la région de la Meuse ou à Paris dans le premier quart du XIIIe siècle pour abriter un fragment de la Sainte Couronne. Elle est conservée au musée diocésain de Namur.

En 1204, la quatrième croisade s’achève avec la prise de Constantinople par les croisés et la fondation de l’Empire latin de Constantinople par Baudoin de Flandre. Celui-ci meurt dès 1205 et son frère Henri lui succède. Profitant de sa position, ce dernier charge Daniel d’Écaussinnes d’amener à son frère Philippe le Noble, comte de Namur, des richesses prises dans la ville. Parmi celles-ci figurent des reliques, dont un grand fragment de la Vraie Croix et deux épines de la Sainte Couronne[1].

Après leur arrivée à Namur, les épines sont confiées au chapitre de Saint-Aubain. La date de réalisation et l’auteur de la couronne-reliquaire ne sont pas clairement déterminés. Un inventaire de 1218 comprend en effet la mention corona Domini spinea, mais celle-ci pourrait aussi bien désigner la couronne-reliquaire que le fragment de la Sainte Couronne. Par ailleurs, d’après son style, la couronne reliquaire pourrait avoir été exécutée entre 1225 et 1230. L’attribution de la couronne à l’orfèvre mosan Gérard, mentionné dans l’entourage de Henri de Constantinople, est désormais abandonnée. Le style évoque une inspiration français, ce qui laisse supposer une fabrication par un artiste de la Haute-Meuse familier de l’art parisien, voire à une production directement parisienne, Philippe le Noble étant apparenté à Philippe Auguste par sa femme Marie de France[1].

La couronne est restaurée en 1973 et est un bien classé de Wallonie depuis le [1],[2].

Description

La couronne est constituée de huit plaques d’or articulées par des charnières. Elle fait 207 mm de diamètre, 33 mm de haut et pèse 550 g ; elle est dans un excellent état de conservation, très peu de pierres et de perles étant manquants. Chaque plaque est de forme rectangulaire et surmontée d’une fleur de lys. Les plaques frontale et dorsale ont en leur centre un compartiment rectangulaire occupant toute leur hauteur et contenant chacun une épine de la Sainte Couronne[1].

La décoration est d’une grande richesse : les plaques sont entièrement couvertes de filigranes, de fleurettes d’or et de pierreries. La plaque frontale comprend notamment un grand saphir et une émeraude indienne de grandes dimensions. Elle comporte aussi d’autres saphirs plus petits, des améthystes, des turquoises et une tourmaline. Certaines de ces pierres sont percées, ce qui indique qu’il s’agit de réemplois. En outre, les bords inférieur et supérieur de chaque plaque sont bordés d’une rangée de petites perles et des perles de plus grande taille coiffent les charnières[1].

Écrin

Notes et références

Annexes

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