Coussay
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| Coussay | |||||
Le corps de garde à l'entrée du château. | |||||
Logo | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Vienne | ||||
| Arrondissement | Poitiers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut-Poitou | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Champier 2026-2032 |
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| Code postal | 86110 | ||||
| Code commune | 86085 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cusciacucien(ne)s | ||||
| Population municipale |
266 hab. (2023 |
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| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 50′ 18″ nord, 0° 12′ 14″ est | ||||
| Altitude | Min. 80 m Max. 149 m |
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| Superficie | 20,14 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Loudun | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Coussay est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne actuellement en région Nouvelle-Aquitaine et antérieurement en Poitou-Charentes.
Ses habitants sont appelés les Cusciacuciens[1].
Localisation
Coussay est situé à la croisée de trois anciennes provinces : l'Anjou, la Touraine et le Poitou. La commune est située à 23 km de Loudun, ville la plus proche au nord par la route départementale D 347 et à 6 km de Mirebeau, principal bourg environnant, au sud-est par la D7.
Communes limitrophes
Particularité peu fréquente, la commune de Coussay partage avec celle de Verrue le territoire du hameau de Brizay, situé à 2,5 km au nord.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[3].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 671 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Martaizé à 13,92 km à vol d'oiseau[5], est de 0,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 0,0 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].
Urbanisme
Typologie
Au , Coussay est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10] et hors attraction des villes[11],[12].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,7 %), zones agricoles hétérogènes (35,3 %), forêts (13 %), prairies (2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Coussay est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Envigne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010[16],[14].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[17]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[18]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[19]. 93,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 1],[20].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].
Toponymie
Le nom du bourg proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Cusciacus[21].
Histoire


Ce village était historiquement le siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Paul de Cormery, élevée au rang d'abbaye bénédictine en 800, aujourd'hui située dans le département d'Indre-et-Loire à une trentaine de kilomètres au sud de Tours. Les archives d'Indre-et-Loire conservent un diplôme de Louis le Pieux en date de 837 donnant à Cormery le domaine de Coussay ce qui permit l'implantation du prieuré[22].
Politique et administration
Liste des maires
Instances judiciaires et administratives
La commune relève des juridictions de Poitiers (tribunal judiciaire, cour d'appel, conseil de prud'hommes, tribunal de commerce, tribunal administratif) et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Démographie
En 2023, la commune de Coussay comptait 266 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations. La densité de population de la commune est de 13 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).
En 2008,selon l'Insee; la densité de population de la commune était de 13 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.
Économie
Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[27], il n'y a plus que 19 exploitations agricoles en 2010 contre 25 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 10 % et sont passées de 920 hectares en 2000 à 1 019 hectares en 2010[27]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares.
57 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 22 % pour les oléagineux (tournesol), 2 % pour le fourrage et 3 % reste en herbes[27].
3 exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un petit élevage de bovins (115 têtes en 2010 contre 99 têtes en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010 : respectivement, 36 têtes sur 3 fermes en 2000 et 614 têtes sur 9 fermes[27].


