Vue latérale de l'église conventuelle Sainte-Marie.Une des façades.
Ce couvent est fondé en 1246 par le comte Hartmann IV de Dillingen et son épouse Willibirgis[2]. La bienheureuse mystique Marguerite Ebner y a vécu de 1291 à 1351. Un crucifix d'albâtre et une petite statue de bois de l'Enfant Jésus lui ayant appartenu sont encore gardés au couvent. Entre 1542 et 1616, le couvent est vidé de ses occupantes à cause de la Réforme protestante[3]. La guerre de Trente Ans et la guerre de succession d'Espagne l'endommagent gravement.
Le monastère a été reconstruit selon les plans de Dominikus Zimmermann, entre 1716 et 1721. Les stucs et les fresques de l'église conventuelle Sainte-Marie sont de son frère Johann Baptist Zimmermann. Les stucs de la chapelle Ebner sont d'Anton Landes (1755). L'église est consacrée en 1721[4]. En 1802, le couvent est sécularisé par les autorités du royaume de Bavière. Il y avait alors vingt-cinq professes de chœur et dix sœurs tourières. Le couvent devient la propriété en 1806 du baron von Gravenreuth. Il est vendu en 1824 à un boucher de Dillingen du nom de Mack. Les Franciscaines de Dillingen s'y installent en 1843. C'est aujourd'hui leur maison provinciale[5] pour l'une des trois provinces allemandes de cette congrégation. Les religieuses y gèrent une école secondaire de jeunes filles et un internat. Un jardin d'enfants selon la méthode Montessori a ouvert dans un des bâtiments proches.
Un incendie se déclare au couvent le , tuant une des sœurs. La chapelle Sainte-Marguerite et la sacristie de l'église conventuelle sont détruites[6].