Couvent des Bernardines d'Antibes
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Fondation | 1638 |
|---|---|
| Dissolution | 1790 |
| Abbaye-mère | Couvent des bernardines de Rumilly |
| Congrégation | Bernardines réformées |
| Pays |
|
|---|---|
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-Maritimes |
| Commune | Antibes |
Le couvent des Bernardines d'Antibes est un monastère de cisterciennes établi à Antibes dans les Alpes-Maritimes.
La fondation du couvent des Bernardines d’Antibes date de mais n’est enregistré par Mgr Antoine Godeau, évêque de Grasse que le [1]. En 1641, la commune ayant mis à sa disposition un terrain au quartier de la Ferraye dans l’enceinte de la ville les bernardines entreprennent la construction du monastère. Celui-ci gagne en réputation, accumulant dons et vocations dont la dot est fixée mille cinq cents livres. Le recrutement se fait parmi la noblesse ou la bourgeoisie aisée, souvent apparentées au clergé[2].
Si le monastère est fort de 20 à 30 religieuses sur toute la durée de son activité, la discipline ne semble pas le point fort du couvent et en 1678 une reprise en mains de Mgr Roquemartine s’avère nécessaire[3]. Les procès incessants mobilisent beaucoup l'abbesse vieillissante qui doit s’en remettre du fait de la clôture à des mandataires extérieurs. À la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle le monastère commence à éprouver des difficultés et connaît une baisse de vocation. La crise est accentuée par la débâcle financière de Law[4].
À la fermeture du couvent en 1790 l’abbesse Marie Cécile Lombard est depuis presque vingt-huit ans à la tête du couvent alors qu’avant 1750 un mandat dépassait rarement deux ans. Quinze religieuses composent alors la communauté monastique qui a décliné depuis le début du siècle[5].
Architecture et description
À la Révolution le monastère est composé de l’église, de la maison claustrale qui « pourroit contenir vingt-quatre religieuses », de deux jardins et d’un autre petit leur servant de cimetière[6].
Filiation et dépendances
Antibes est fille du couvent des bernardines de Rumilly.
Le le fermier des droits, rentes et revenus du roi à Antibes, recense les biens acquis en 1648 par les religieuses au quartier de la Ferraye : un jardin acheté pour cent soixante-cinq livres, une étable pour quatre-vingt-quatorze livres, une terre pour trente-six livres, un étable et un jardin pour trois cents livres. Le de la même année les religieuses achètent pour mille quatre cents livres des vignes et un bâtiment situés au quartier de la Bastide[7]. Le s’y ajoutent une terre et une vigne au quartier de La Verne[8].