Couvent des Cordeliers de Dole
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| Type | |
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| Destination initiale | |
| Destination actuelle |
Ancien Palais de Justice |
| Style |
Renaissance et éléments classiques |
| Architecte |
Inconnu, Denis Le Rupt |
| Construction | |
| Propriétaire |
Privé, commune de Dole, département du Jura |
| Patrimonialité |
| Département | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Le couvent des Cordeliers de Dole est un ancien couvent franciscain, érigé à partir de 1392, reconstruit en 1572, et restauré vers 1720, à Dole, dans les actuels département du Jura et région Franche-Comté. Il abritait jusqu'en 2017 le palais de Justice de Dole. L'édifice fait l'objet de plusieurs inscriptions et classement au titre des monuments historiques, depuis 1913[1].
Historique
En 1372, les Cordeliers, appuyés par la puissante famille de Rye, la comtesse de Bourgogne Marguerite Ire, et les Dolois, obtiennent du pape Grégoire XI, l'autorisation de fonder un couvent, pour douze religieux, à Dole.
Les frères s'installent aussitôt dans des bâtiments légués par Thiébaud de Rye et la comtesse, et les travaux d'édification de l'église commencent.
La première pierre du nouveau couvent est posée en 1392, par Thiébaud de Rye.
L'établissement acquit rapidement une réputation telle que certains frères sont appelés pour fonder de nouveaux établissements, à l'instar de celui de Sellières, érigé en 1414, à la demande de Guillaume de Vienne, sire de Saint-Georges. Les effectifs grossissent (entre 20 et 30 religieux).
En 1429, les travaux de l'église sont achevés.
En 1459, après plusieurs années de querelles internes, le duc de Bourgogne Philippe le Bon impose aux Cordeliers de Dole, la réforme de Sainte Colette.
Lors du sac de la ville, par les troupes du roi de France Louis XI, en 1479, le couvent est épargné, mais menace ruine quelques décennies plus tard; si bien qu'en 1521, François Alamand, secrétaire de l'archiduchesse Marguerite d'Autriche, finance sur ses deniers la construction de bâtiments neufs, qui ne s'achève qu'en 1574.
Entretemps, en 1530, la peste touche le couvent sans que les frères n'en informent le magistrat de la ville, qui découvrant le pot-aux-roses, les fait expulser de Dole, par le conseil de la ville, durant plusieurs années.
Lors du siège de 1636, mis par les troupes du cardinal de Richelieu, un boulet tombe près de l'église et en fait éclater les vitraux. Très actifs durant la défense de Dole, 27 des 29 frères y trouvent la mort.
Entre 1731 et 1760, le couvent est restauré par Denis Le Rupt.
En 1791, les bâtiments conventuels sont confisqués en vendus comme bien nationaux, à la ville, qui en fait temporairement une prison, puis y installe, en 1806, la sous-préfecture, le tribunal et la gendarmerie.
En 1826, la ville achète l'église pour y établir un musée et une bibliothèque. Ce projet étant abandonné, l'édifice est revendu à Athanase Bey, ancien avoué, en 1839, qui la transforme en dépôt de vins[2].
Le couvent abritait un palais de Justice jusqu'en 2017.
