Attaché au patrimoine religieux de son territoire, le comte Jean Ier de Blois-Châtillon acheta les résidences autour de l'église paroissiale de Saint-Gervais du bourgeois Renaud Tupin (qui donna son nom à la rue de la Tupinière)[A 2] et ordonna en 1273 la construction d'un nouvel édifice en lieu et place de celle-ci[A 1], qu'il céda en aux moines dominicains pour y fonder le couvent des Jacobins[1].
Ainsi, les frères prêcheurs, établis à Blois plus tardivement que les moines voisins de Bourg-Moyen et de Saint-Laumer et avec l'appui du comte, sont cibles de rivalité de la part des autres Catholiques dès la fin du XVesiècle[C 1].
Alors qu'il n'existait pas encore de bibliothèques publiques, les Jacobins étaient également connus pour ouvrir la leur aux intellectuels[B 2].
Du 9 au , les Jacobins furent convoqués aux États généraux au palais de Justice de Blois afin de désigner les députés qui allaient les représenter aux États généraux de Paris[B 3].
Conséquences de la Révolution
Lorsque la Révolution éclate, les monuments religieux sont fortement pris pour cibles, dont à Blois. Certaines parties du couvent (dont l'église Saint-Gervais[C 2]) sont saisies puis vendues, ou tout simplement détruites, notamment pour percer l'actuelle rue des Jacobins ou la petite place devant le couvent, déblayée en 1806[A 1].
Se résumant aux moitiés sud de ses bâtiments est et ouest d'origine[C 2], le
couvent encore en place est d'abord cédé à des particuliers puis occupé entre 1819 et 1883 par la gendarmerie puis par l'institution Sainte-Agnès[2].
Époque contemporaine
De nos jours, l'ancien couvent est ouvert au public et abrite:
↑ Annie Cosperec, «Couvent des Jacobins» , sur Plateforme ouverte du patrimoine (Ministère de la Culture), Dossier d’inventaire topographique, Inventaire général,