Crack (groupe)
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Rock symphonique
Sony BMG
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Genre musical |
Rock progressif Rock symphonique |
| Labels |
Chapa/Zafiro Sony BMG |
| Site officiel | crack.band |
| Anciens membres |
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|---|
Crack était un groupe espagnol de rock progressif et symphonique fondé en 1977 à Gijón, dans la région des Asturies. Ils faisaient partie de la génération de groupes qui ont incarné l’âge d’or du rock progressif espagnol à la fin des années 1970. À cette période, de nombreux ensembles, y compris Crack, ont connu des difficultés financières, préférant préserver leur liberté artistique plutôt que de répondre aux attentes commerciales des radios. Plusieurs facteurs ont compliqué leur parcours : un matériel sonore souvent insuffisant, l’évolution des goûts du public, les contraintes imposées par l’industrie musicale et les labels, ainsi que des désaccords internes. Ces éléments ont finalement conduit à la disparition prématurée du groupe[1],[2],[3].
Le groupe a vu le jour en 1977, initialement sous la forme d’un quatuor sans guitare électrique. Vers la fin de cette année, Mento Hevia (es), accompagné du bassiste d’origine Vidal Antón et du batteur Manolo Jiménez, a repris contact avec Alberto Fontaneda, un ancien camarade de droit à Oviedo. Alors qu’ils travaillaient sur Marchando una del Cid, ils étaient à la recherche d’un chanteur et d’un flûtiste. La formation a rapidement commencé à répéter et à donner des concerts dès que l’occasion se présentait. L’arrivée de Rafael Rodríguez à la guitare a enrichi le son du groupe, et Alex Cabal a ensuite remplacé Vidal à la basse dans une atmosphère cordiale.
L’album : Si todo hiciera crack
L’unique album de Crack, intitulé Si Todo Hiciera Crack, a été enregistré en cinq jours aux studios Audiofilm de Madrid et publié par le label Chapa Discos à l’été 1979. La chanteuse Encarnación González, surnommée Cani, a apporté une touche vocale féminine sur plusieurs morceaux, en complément d’Alberto Fontaneda. Selon les crédits, la production musicale a été assurée par le groupe lui-même. Le budget pour la promotion était quasiment nul, la maison de disques préférant miser sur des genres plus rentables, alors que la Movida madrileña (nouvelle vague espagnole) prenait de l’ampleur. Bien que l’album ait été salué pour ses compositions progressives et symphoniques, il n’a pas rencontré de succès commercial lors de sa sortie.
Le groupe s’est séparé en 1980, en raison de tensions internes, de difficultés économiques et de la complexité à poursuivre le projet dans un contexte peu favorable à ce style musical.
Liste des titres :
L’album comprend sept morceaux mêlant arrangements symphoniques, influences espagnoles et tradition du rock progressif. Les refrains y sont rares, chaque piste se présente comme un récit, souvent teinté de fantastique ou de mythe :
- Descenso en el Mahëllstrom[4],[5] (5:27) : Inspiré d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe, ce morceau raconte la lutte d’un homme pour survivre à un naufrage pris dans un immense tourbillon.
- Amantes de la Irrealidad[5] (6:15) : Une pièce symphonique marquée par des changements de tempo, des passages de Mellotron, des moments de guitare intenses et un mélange de voix masculines et de claviers. Les paroles évoquent la recherche du bonheur à travers une vision utopique.
- Cobarde o Desertor[5] (4:56) : Chanson qui traite de la conscription, du militarisme et de la guerre, reflétant la situation de nombreux jeunes soumis au service militaire obligatoire.
- Buenos Deseos[5] (3:54) : Morceau bref et contemplatif.
- Marchando Una del Cid[4],[5] (7:45) : Composition épique à l’inspiration médiévale, basée sur l’exil et les derniers jours de Rodrigo Díaz de Vivar, dit le Cid, figure centrale du Cantar de mio Cid, le plus célèbre poème épique espagnol.
- Si Todo Hiciera Crack[5] (10:11) : Le morceau-titre utilise l’image d’un hamster tournant en rond comme allégorie pour aborder des thèmes existentiels.
- Epílogo (2:19) : Pièce instrumentale de clôture.
