Craon (Vienne)

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Craon
Craon (Vienne)
Place communale de Craon et l'église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Intercommunalité Communauté de communes du Pays loudunais
Maire
Mandat
Évelyne Valencon
2026-2032
Code postal 86110
Code commune 86087
Démographie
Gentilé Craonnais
Population
municipale
183 hab. (2023 en évolution de −1,61 % par rapport à 2017)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 27″ nord, 0° 01′ 28″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 142 m
Superficie 21,58 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Loudun
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Craon
Géolocalisation sur la carte : France
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Craon
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Craon
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Craon

Craon est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Craonnais[1].

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 683 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Martaizé à 16 km à vol d'oiseau[5], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 584,4 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].

Communes limitrophes

Urbanisme

Typologie

Au , Craon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10] et hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,4 %), zones urbanisées (1,2 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %), cultures permanentes (0,1 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Craon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Dive. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010[16],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Craon.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[17]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[18]. 97,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 1],[19].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].

Toponymie

Le nom de la commune s'écrivait Crun en 1080, Craon en 1393, puis Cron au cours du XVIIe siècle[20].

Histoire

L'église Saint-Michel a un superbe autel et une magnifique façade. Sur la place de cette église, se dresse une statue de Jeanne d'Arc. La tour des Demoiselles se situe aux Grands Ormeaux ; elle est du Moyen Âge.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Rousseau    
mars 2008 mars 2014 Eugène Lévêque    
mars 2014 2020 Bernard Métais    
2020 en cours Évelyne Valençon    

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2023, la commune comptait 183 habitants[Note 2], en évolution de −1,61 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342344305237319315357368407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
433428413397409427425422396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
363371422345347320347340353
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
338324294243213196198198189
2017 2022 2023 - - - - - -
186183183------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[25], il n'y a plus que 23 exploitations agricoles en 2010 contre 25 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 677 hectares en 2000 à 1 641 hectares en 2010. 56 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges), 20 % pour les oléagineux (surtout colza et un peu de tournesol), 2 % pour le fourrage et 14 % reste en herbes.

Cinq exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un petit élevage de bovins (392 têtes en 2010 contre 200 têtes en 2000). L'élevage de volailles est très important malgré une baisse: 23 120 têtes en 2010 répartis sur sept fermes contre 29 046 têtes en 2000 répartis sur onze fermes. L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (675 têtes sur huit fermes en 2000).

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Sources

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