Crasville-la-Rocquefort
commune française du département de la Seine-Maritime
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Crasville-la-Rocquefort est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
| Crasville-la-Rocquefort | |||||
Le colombier du château. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte d'Albâtre | ||||
| Maire Mandat |
Patrice Faucon 2020-2026 |
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| Code postal | 76740 | ||||
| Code commune | 76190 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Crasvillais, Crasvillaises | ||||
| Population municipale |
207 hab. (2023 |
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| Densité | 40 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 48′ 20″ nord, 0° 52′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 53 m Max. 109 m |
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| Superficie | 5,21 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Luneray (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Valery-en-Caux | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Autigny, Brametot, Fontaine-le-Dun, Greuville, Gruchet-Saint-Siméon, Luneray et Vénestanville.
Crasville occupe une position stratégique sur un mamelon qui commande la source du Dun à la limite du Talou et du Grand Caux, sur la route de Rouen à Veules-les-Roses.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Dun[1],[Carte 1].
Le Dun, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Autigny et se jette dans la Manche à Saint-Aubin-sur-Mer, après avoir traversé huit communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 925 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 19 km à vol d'oiseau[9], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Crasville-la-Rocquefort est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luneray, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,7 %), prairies (14 %), zones urbanisées (7,3 %), forêts (5,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Apud Crasvillam vers 1132 ; Ecclesie Sancti Martini de Crasvilla en 1147 ; de Crasvilla à la fin du XIIe siècle ; In Crasvilla en 1198 ; Cravilla et Rochefort vers 1210 ; Ecclesia de Crassa Villa vers 1240 ; Monachus de Crasvilla en 1266 ; Prior de Crasvilla (variante Crassevilla) et Crasville en 1337 ; Crasville la Roquefort entre 1319 et 1398, entre 1403 et 1422[17] ; Crasville la Roqueffort en 1406[18] ; Crasville la Roquefort en 1431 (Longnon) ; Seigneurie de Crasville la Roquefort en 1461[19] ; Saint Martin de Crasville en 1552 et 1554 ; de Craville en 1516 ; Prioratus de Crasvilla Roqueforti en 1588[20] ; Craville la Roquefort entre 1711 et 1768[21] ; Saint Martin de Crasville la Roquefort en 1738 (Pouillé) ; Crasville la Roquefort en 1715 (Frémont) ; Craville la Roquefort en 1757 (carte de Cassini) ; Crasville-la-Roquefort en 1953[22].
Voir Crasville (Manche)
Le déterminant complémentaire fait référence à la famille Rocquefort, « Crasville, celle de la famille Rocquefort »[23].
Histoire
L'église Saint-Martin est mentionnée au XIIIe siècle. Les seigneurs de Crasville fondent un prieuré qu'ils donnent à l'abbaye de Tiron locelli (Thiron-Gardais (Eure-et-Loir)) en 1126. Jusqu'à la Révolution, Crasville est resté un prieuré-cure.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].
En 2023, la commune comptait 207 habitants[Note 4], en évolution de −3,27 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin.
- Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [29].
Personnalités liées à la commune

Le peintre et illustrateur François-Raoul Billon, dit Fred Money, avait une maison (avec son atelier d'été), à Crasville-la-Rocquefort. Il y venait souvent. Plusieurs de ses tableaux représentent la région. Par exemple : Sortie de messe à Crasville-La-Rocquefort (exposition du mois d'août 1991 à la salle des fêtes de la commune, avec le concours du conseil général de Seine-Maritime).
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Crasville-la-Rocquefort sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

