Crinagoras

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Naissance
Nom dans la langue maternelle
ΚριναγόραςVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
Krinagorasis ou Krinagoras
Crinagoras
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ΚριναγόραςVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
Krinagorasis ou Krinagoras
Activité
Fratrie
Eucleides
Autres informations
Genre artistique
Œuvres principales
Épigrammes

Crinagoras, dit aussi Crinagoras de Mytilène (en grec ancien: Κριναγόρας), est un poète épigrammatique grec qui a vécu entre de Ier siècle av. J.-C. et le début du Ier siècle. À Rome, il exerce l'activité de poète de la cour impériale et noue des relations avec la famille de l'empereur Auguste[a 1].

Originaire de Lesbos

Crinagoras est issu d'une importante famille de Mytilène, principale ville de l'île grecque Lesbos. Il a au moins un frère dénommé Eucleides. Selon des inscriptions découvertes à Mytilène au XIXe siècle[1], il pourrait être un des ambassadeurs envoyés à Rome vers 48 ou auprès de Jules César après sa victoire à Pharsale. En , il est un des huit délégués mytilèniens envoyés à Rome pour obtenir une garantie des libertés de la cité grecque[2]. Enfin, il pourrait faire partie d'une troisième ambassade envoyée auprès d'Auguste en 26 ou pour la signature d'un traité entre Rome et Mytilène. Crinagoras évoque en effet dans des épigrammes un voyage hors d'Italie et des lieux visités sur le chemin pour rejoindre Auguste qui se trouve en Espagne, en campagne contre les Cantabres[2]. Il se pourrait toutefois qu'à cette époque Crinagoras fasse déjà partie de la suite d'Auguste et n'ait pas participé à cette troisième ambassade[3].

Poète à Rome

Il est contemporain du géographe grec Strabon. Il s'installe à Rome durant le règne d'Auguste, devient client d'Octavie la Jeune et intègre la cour impériale en tant que poète[4]. C'est durant cette période qu'il écrit plusieurs épigrammes dont certains se réfèrent au principat d'Auguste. Il noue des relations étroites avec les membres de la famille impériale et adresse par exemple à Marcus Claudius Marcellus une copie d'une œuvre de Callimaque de Cyrène ou offre à Antonia la Jeune cinq livres de poésie lyrique. Chacun de ses dons s'accompagne d'une épigramme où le poète se met en retrait et ne semble rien attendre en retour, plaçant ces cadeaux davantage dans le cadre d'un échange entre amateurs de littérature grecque plutôt que dans le cadre de relations entre un poète et son protecteur[5].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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