Crion

commune française du département de Meurthe-et-Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Crion est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Crion
Crion
Mairie et salle communale.
Blason de Crion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Marc Gérardin
2020-2026
Code postal 54300
Code commune 54147
Démographie
Gentilé Crèonais et Crèonaises[1]
Population
municipale
112 hab. (2023 en évolution de +16,67 % par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 27″ nord, 6° 31′ 41″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 292 m
Superficie 8,08 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunéville-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Crion
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Crion
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
Crion
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Crion
    Fermer

    Géographie

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

    Hydrographie

    La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Bonneval, le ruisseau de la Venchere, le ruisseau de l'Embanie, le ruisseau du Souche et le ruisseau le Grand Ru[2],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Crion[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 798 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à 23 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 746,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,8 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Crion est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,1 %), forêts (40,3 %), zones urbanisées (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Formes anciennes du toponyme : Crion en 1249 ; la ville de Crion en 1499[17] ; Cryon en 1550[18] ; Créon en lorrain-roman[19] (patois).

    Les linguistes Dauzat/Rostaing, Morlet et Nègre ne donnent pas d'origine certaine mais pensent qu'il pourrait s'agir du nom de personne gaulois ou latin Crito employé seul ou avec le suffixe -onem : domaine de Crito[20].

    Histoire

    Le journal de la société d'archéologie lorraine de 1863 fait état d'un lieu proche du village, en direction de Raville, contenant de nombreux débris d'os humains, de vases, de fragments de verre, de fibules en bronze et de morceaux de fer oxydés. Les pièces de monnaie trouvées sur place laissent penser que le site était occupé pendant la période gallo-romaine[21].

    En 1588, Barbe Marchal veuve de Jean Jacquemin est brûlée pour sorcellerie[22].

    Justices, seigneuries, dîmes et privilèges

    En 1249, le duc Mathieu donne à la maison du temple de Saint-Georges de Lunéville la dîme de Crion ainsi que celles d'autres communautés voisines. Il les avait achetées à Renaut, seigneur de Romont[22].

    En 1251, c'est Verion de Neuviller qui donne à la même maison ce qu'il possède sur les dîmes des mêmes communautés et le trait sur leurs églises[22].

    Au mois de janvier 1503, Antoine de Chastel seigneur de Ruz reconnaît, entre autres possessions et privilèges, que 7 hommes de Crion lui doivent la taille deux fois l'an[23].

    Le 17 août 1588 Catherine d'Haraucourt vend au nom de Théodore de Saulx seigneur d'Arc-sur-Thil les droits et actions ès terres et seigneuries à Crion, au profit d'Antoine de Lorraine comte de Vaudémont[23].

    En 1562, Rose du Hautoy veuve de Jean Guillaume de Saintignon donne son dénombrement pour la seigneurie de Crion[22].

    Le 5 septembre 1614, les habitants de Crion donnent leurs reversales au duc de Lorraine[22].

    Le 29 septembre 1614, Nicolas Pierron mayeur de Sionviller et sa femme Jeanne vendent au duc de Lorraine le pressoir de Crion et la place de la grange où il est construit[22].

    Il existe les actes de foi et hommage de portion de la seigneurie de Crion appartenant à Joseph Duhalt datés de 1708[23].

    En 1712, les haute, moyenne et basse justice de la seigneurie de Crion appartiennent au comte D'Arnolet et aux minimes de Nancy[22].

    Le 22 mars 1715 Charles Henri comte de Ficquelmont fait ses foi et hommage pour la seigneurie de Crion[23].

    En 1771 Hubert-Dieudonné de Ravinel, baron du Saint empire est seigneur de Crion[24].

    Jusqu'à la Révolution française, Crion fut un fief qui relevait de la châtellenie d'Einville[18]. Sous l'ancien régime, la forêt de Crion dépendait de deux seigneuries distinctes : Crion-les-bourguignons et Crion-les-lorrains[18]. Selon les archives du domaine d'Einville, le duc de Lorraine était seul haut justicier de Crion. Le prévôt d'Einville avait le pouvoir de créer un maire à Crion et de cette mairie, le prévôt recevait les profits de son office de prévôt. Les grosses rentes de Crion se partageaient par moitié entre le duc de Lorraine et les seigneurs De La Roche. Le maire de Crion devait 20 sols pour une « droiture » appelée port d'office[22].

    Guerre de Trente Ans

    Le village subit un énorme préjudice pendant la guerre de Trente Ans. En 1637, on ne compte plus que dix conduits (foyers) pauvres sur les quarante recensés avant la guerre. Cette année, aucune vendange n'est faite car les habitants survivants sont réfugiés dans les bois. Le greffe de Bonviller et de Crion fut confié à Jean Camesat mais il ne put en faire fonction à cause des troubles de la guerre.

    En 1642, il n'y a plus de laboureur et il ne reste que deux paysans pauvres.

    En 1643, il n'y a que quatre paysans manouvriers.

    En 1644, il est constaté que les greffes de Bonviller et de Crion n'ont plus de fonction depuis 1634. Cette année 1644, il n'y a plus ni maire, ni habitant, ni bétail.

    En 1647, il n'y a qu'un ménage.

    De 1654 à 1658, le village est désert.

    En 1660, il n'y a qu'un ménage et demi[22].

    Ancien Régime

    En 1712, la communauté est composée de 19 habitants et 3 veuves[22].

    L'église Saint-Jean-Baptiste de Crion a été reconstruite en 1760[22].

    Période Moderne

    Le 6 mars 1826, la construction du presbytère est mise en adjudication[25]. Le 31 juillet de la même année; ce sont des travaux à l'église et au cimetière qui sont mis en adjudication[26].

    En 1872, Henri Lepage publie un supplément au « Tableau d'honneur de la Meurthe » qui donne la liste complémentaire des personnalités émérites de la guerre de 1870. Un habitant de Crion, Monsieur Charles-François Thinselin y est mentionné[27].

    Le bureau de bienfaisance a été créé en 1912. Sa dotation financière avait pour origine la saisie des biens de l'église locale[28]. Cela sous-entend que la commune ne s'était pas conformée aux lois de séparation de l'église et de l'État qui prévoyaient la création d'une association cultuelle pour gérer les biens de l'église. Le bureau de bienfaisance fut supprimé par un décret daté du 14 novembre 1933[29].

    Le musée lorrain possède une statue en pierre de saint Urbain trouvée dans la tour du clocher de Crion[30].

    Première Guerre Mondiale

    Pendant l'occupation de Lunéville par les troupes allemandes, un acte de barbarie eut lieu à Crion le 26 août 1914. Les Allemands avaient arrêté le maire et le curé de Deuville au motif que ce dernier, l'abbé Joseph Thiriet, «avait fait des signes ». Il n'était rien reproché au maire, Jules Bajolet. Arrivé dans le village de Crion, ils furent fusillés sans aucune forme de procès, dans la plus grande indifférence des officiers supérieurs allemands présents[31],[32],[33],[34].

    La coopérative de reconstruction des communes de Bonviller, Sionviller et Crion a été dissoute le 8 septembre 1932[35]. Le dernier président était monsieur Eugène Houillon[36].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1825   Rayel[37]    
    1852   François Vuillemin[38]    
    avant 1863   Malgras[39]   nommé par le préfet
    1888   Malgras[40]   élu
    avant 1923   Masson[41]    
             
    mars 2001 mars 2008 Fabrice Romac    
    mars 2008 octobre 2008 Norbert Bertrand    
    octobre 2008 2020 Jean-Marie Humbert    
    octobre 2020 en cours
    (au 04/08/2023)
    Marc Gerardin   Ancien agriculteur exploitant
    Fermer

    Population et société

    Démographie

    Comptait 1000 habitants au XVIe siècle.[réf. souhaitée]


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].

    En 2023, la commune comptait 112 habitants[Note 4], en évolution de +16,67 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    195208204214242316309314296
    1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    260246216240223247226219205
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    182178152133121118114105105
    1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
    938710311210196938493
    Davantage d’informations - ...
    2020 2023 - - - - - - -
    108112-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Découverte au XIXe siècle de sépultures antiques.
    • Église Saint-Jean-Bosco et autel XVIIIe siècle.
    • Monument aux morts.
    • Croix de chemin.
    • Éolienne de pompage.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Crion Blason
    Parti, d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent, et d’azur au sautoir d’or.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Fermer

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI