Cristina Romera Castillo

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Cristina Romera Castillo
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Biographie
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Institute of Marine Sciences (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science ()
Raymond L. Lindeman Award (Dissolved organic carbon leaching from plastics stimulates microbial activity in the ocean. (d)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Cristina Romera Castillo est une océanographe espagnole née a Jaén (Andalousie-Espagne) en 1982. Elle exerce actuellement son activité scientifique à l'institut des Sciences de la mer de Barcelone (ICM-CSIS)[1] où elle étudie les conséquences environnementales de la présence du plastique dans la mer . L'ensemble de ses découvertes met en lumière la façon dont les plastiques altèrent les organismes les plus abondants des océans[2].

Diplômée en chimie de l’Université de Jaén, elle a travaillé environ deux ans sur les molécules antioxydantes contenues dans le bois de laurier[3].

Elle part ensuite à l’Institut des Sciences de la Mer à Barcelone (ICM-CSIC) [4], pour y faire sa thèse de doctorat [5]. Elle étudie le cycle du carbone dans l’océan en mettant en relation des analyses chimiques et microbiologiques. Elle participe à plusieurs campagnes océanographiques dans le Pacifique, l’Atlantique, l’Arctique et la Méditerranée[3].

Après avoir obtenu son doctorat, elle passe plusieurs années à parcourir le monde en tant que chercheuse postdoctorale [3]

Elle travaille quatre ans en Floride. Dans un premier temps, à l’Université Internationale de Floride [6],[5], puis à l’École Rosenstiel des Sciences marines et atmosphériques [7],[5] .

Elle travaillera ensuite un an à l’Université de Vienne (Autriche) dans le groupe d’océanographie microbienne[5].

Durant ces années passées à l’étranger, elle en apprend davantage sur la matière organique qui est dissoute dans l’océan et dans les zones humides, comme dans les Everglades du Parc National de Floride[8].

Ses recherches

Ses études lui permettent de se demander si le plastique qui flotte dans la mer pourrait ajouter plus de carbone à celui déjà existant dans l’océan et perturber ainsi le cycle du carbone. Elle trouve alors des résultats intéressants qui ont eu un impact important, tant dans le monde universitaire que dans les médias[3].

Ces dernières années, elle étudie la libération des composants du carbone et les bactéries capables de les biodégrader [9].

Son objectif est d’analyser les conditions environnementales qui favorisent la migration des composants organiques des microplastiques déversés dans la mer, leurs effets sur les microorganismes marins et quelles sont les bactéries qui dégradent le carbone libéré par le plastique[10].

La présence du plastique peut altérer le fonctionnement biogéochimique basique des océans à travers la libération de matière organique dissoute et l’influence de cette dernière dans le métabolisme des communautés microbiennes marines, qui constituent la base de la chaîne alimentaire marine. Cristina Romera Castillo montre aussi que l’exposition à la lumière solaire altère les fragments de plastique qui se trouvent dans l’océan. Cette altération modifie leur capacité à être utilisés par les bactéries marines[2].

Elle a écrit un livre sur notre impact sur la mer, AntropOcéano, sorti le aux éditions Espasa. Elle y traite, sans catastrophisme, de la situation de nos mers et du futur de notre planète. Au travers d’histoires insolites et en se basant sur les études les plus pointues, elle évoque les problèmes de la mer, ce qui les a provoqués et les actions positives qui sont actuellement menées pour y remédier[11].

Elle n’hésite pas à donner des conférences dans des associations et des écoles pour faire connaître ses recherches[12]. Elle est optimiste quant à la nouvelle génération. Selon elle, les enfants sont bien plus sensibles au changement climatique que leurs parents [13]

Prix obtenus

Cristina Romera Castillo a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux tout au long de sa carrière.

En 2017, elle obtient le Young Investigator Award de l’Université de Vienne (Autriche).

En 2019, elle reçoit le prix L’Oreal-UNESCO pour les femmes et la science[14].

Ce prix récompense les projets développés par des femmes de moins de 40 ans, qui font des recherches sur les grands défis scientifiques de l’humanité.  [2]. Pour Cristina Romera Castillo, ce prix va permettre de donner de la visibilité aux problèmes environnementaux et à son travail en tant que femme scientifique[15].

En 2020, elle reçoit le prix Raymond L. Lindeman [16] pour ses travaux sur l'effet du plastique sur la croissance des bactéries marines, publiés dans Nature Communication[17].

En 2020, elle obtient le prix pour les Jeunes Talents Internationaux de la Fondation Internationale L’Oreal-UNESCO[18]. Elle est la septième scientifique espagnole à avoir obtenu ce prix  depuis sa création[12].

Publications

Références

Liens externes

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