Crucifix de Ringelheim
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| Artiste |
Inconnu |
|---|---|
| Date |
Avant |
| Lieu de création | |
| Commanditaire | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L × l) |
162 × 161 × 25 cm |
| Mouvement | |
| Propriétaire |
St. Abdon und Sennen (d) |
| No d’inventaire |
L 1993-8 |
| Localisation |
Le crucifix de Ringelheim est une sculpture monumentale en bois réalisée au début du XIe siècle. Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture ottonienne, il est exposé au musée de la cathédrale de Hildesheim.
La sculpture représente le Christ cloué sur la croix. Les bras sont étendus à l’horizontale, dans une disposition qui évoque davantage un mouvement volontaire qu’une suspension douloureuse. Ce calme se retrouve dans l’expression apaisée du visage ; les yeux sont ouverts et reflètent davantage le Christ triomphant sur la mort que souffrant. Le corps a un léger mouvement de rotation, qui est inédit dans la sculpture de cette époque : les jambes sont légèrement fléchies à gauche, puis le buste se tourne et s’achève avec la tête penchée à droite. Les pieds reposent sur un suppedaneum et le corps est couvert des hanches aux genoux par une tunique aux plis assez doux[1].
Haute de 1,62 m et presque aussi large, la sculpture est principalement segmentée en deux ensembles. D’une part les jambes, le torse et la tête sont taillés dans une seule pièce de bois de tilleul et sont d’origine. D’autre part, les bras, qui sont également d’une seule pièce, mais ont été réalisés à une date plus tardive, au XIIe siècle et en bois de chêne. Bien qu’ayant fait partie du premier ensemble à l’origine, les pieds ont également été remplacés au XIIe siècle, peut-être en raison des dommages provoqués par les cierges allumés sous la statue. La croix constituait un troisième ensemble, mais elle a aujourd’hui disparu, de même que la polychromie qui couvrait probablement la sculpture[1].
La tête est creusée d’une cavité dissimulée abritant d’une part une bourse en cuir contenant deux pierres, ainsi qu’un parchemin indiquant qu’elles proviennent du Saint-Sépulcre et portant le nom de l’évêque Bernward et d’autre part deux os emballés dans de la soie qu’un autre parchemin désigne comme des reliques des saints Côme et Damien[1].