Crédit Agricole IV
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| Crédit Agricole IV | |
| Autres noms | Algimouss |
|---|---|
| Type | Monocoque |
| Classe | IMOCA 60 |
| Fonction | Régate, course au large |
| Histoire | |
| Architecte | Marc Lombard |
| Chantier naval | Jeantot Marine |
| Fabrication | Composites |
| Lancement | Janvier 1989 |
| Statut | Naufrage en décembre 1996 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 18,28 m |
| Tirant d'eau | 3,9 m |
| Déplacement | 11,59 tonnes |
| Hauteur de mât | 26 m |
| Voilure | 210 m2 au près- 470 m2 au portant |
| Carrière | |
| Pavillon | |
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Crédit Agricole IV est un voilier monocoque de course au large appartenant à la classe des 60 pieds IMOCA, mis à l'eau en 1989. Conçu par Marc Lombard et construit par Jeantot Marine[1]. Racheté en 1996 par l'italien Raphaël Dinelli, il prend le nom de Algimouss, et finira sa carrière sur le Vendée Globe 1996-1997 ou il coule lors de cette participation non officielle à la course. Raphael Dinelli est sauvé de façon spectaculaire par son concurrent Pete Goss.
Le bateau est mis à l'eau en . La même année Philippe Jeantot termine 4e de la première édition du Vendée Globe en 113 j 23 h 47 min 47 s[1] soit 4 j 15 h après le vainqueur Titouan Lamazou.
L'année suivante Philippe Jeantot termine 3e du BOC Challenge après avoir terminé 3e des étapes 1 et 4, 4e de l'étape 2 et 10e de l'étape 3 à la suite de problèmes avec sa fausse étrave[1].
Le bateau reste à quai et est mis en vente en 1995 pour 2 500 000 F. Il est racheté en 1996 par Raphaël Dinelli qui fait refaire le bateau à neuf avec une nouvelle quille et un nouveau mat[1]. Il prend le nom d'Algimouss en vue de participer au Vendée Globe. Le navire est prêt trop tard et il ne peut effectuer l'intégralité du parcours de qualification de 2 000 milles marins en raison d'une tempête en mer d'Irlande, le . Il n'est donc pas autorisé à participer au Vendée Globe par la Fédération française de voile, malgré le soutien de Jeantot et des autres coureurs[2].
Raphaël Dinelli prend cependant le départ le après avoir fait appel de la décision de la FFV ; il est alors surnommé « le pirate » par toute la presse française[3]. Pendant les deux premiers mois de la course, Dinelli navigue au sein d'un groupe relativement homogène, composé de Catherine Chabaud, Pete Goss et Patrick de Radiguès[4]. Le matin du , pris dans une tempête dépassant les 70 nœuds, Algimouss chavire, son mât perfore le pont, ouvrant plusieurs voies d'eau. Au bout de trois heures, il se redresse et commence à sombrer, pendant que Dinelli se réfugie sur le pont battu par les vagues[5]. Seul Pete Goss, situé 160 milles au sud, est en mesure de lui porter assistance. Le marin britannique affronte pendant 24 heures la tempête, chavirant lui-même à plusieurs reprises avant de parvenir à localiser Dinelli dans son radeau de survie, lancé par un avion de la marine australienne au moment où Algimouss sombrait[6]. En hypothermie, affamé et assoiffé, Dinelli est soigné par Goss pendant les douze jours que doit leur trajet vers le port australien de Hobart[1].