Cui Guofu
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| Naissance |
Wujun Empire chinois |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
崔国辅 (Cui Guofu) |
| Nom de naissance |
崔國輔 (Cui Guofu) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités |
Cui Guofu (chinois : 崔国辅 ; chinois traditionnel : 崔國輔 ; pinyin : Cuī Guó Fǔ ; Wade : Ts'ui¹ Kuo² Fu⁴) (années de naissance et de décès inconnues), est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Originaire de Wujun (actuel Suzhou, Jiangsu)[note 1],[1]. Il est surtout connu pour sa poésie yuefu[note 2],[2].
Jeunesse
Issu d’une famille bureaucratique — son grand-père Cui Xinming a été gouverneur de Huaizhou, fils de Cui Weipeng intendant militaire de Yizhou —, Cui Guofu passe les examens impériaux et obtient le titre académique de jinshi en 726. Comme cette année-là correspond à l’année Bingyin (丙寅) (tigre de feu) du calendrier lunaire, cette promotion est aussi appelée « Liste Bingyin »[3]. Ce succès aux examens marque son entrée dans la fonction publique sous l’ère Kaiyuan (r. 713-741).
Carrière
Suite aux examens, Cui Guofu occupe les postes de magistrat subalterne de Shanyin (actuel Shaoxing, Zhejiang). Quelques années plus tard, après avoir réussi le concours de « l’examen de sélection pour le poste de magistrat de comté », il est nommé en 735 magistrat de Xuchang [4]. Sous l’ère Tianbao (r. 742-756), il gravit ensuite les échelons et vers 743, il entre à la cour impériale comme censeur adjoint de gauche et est promu gentilhomme greffier de l’agenda impérial. En 751, il est nommé vice-directeur des Rites en même temps qu'il est promu académicien à l’Académie Jixian[note 3],[5]. En 752, un groupe comprenant le puissant Wang Qian conspire pour organiser un coup d’État. Ce dernier est exécuté pour crime. Cui Guofu étant son proche parent est dépouillé de sa fonction de vice-directeur des Rites et est rétrogradé au poste d’adjoint préfectoral de Jingling (actuel Tianmen, Hubei)[3],[2]. À Jingling, il passe trois ans en compagnie du lettré retraité Lu Yu — l’auteur du célèbre ouvrage Le Classique du thé (茶經) — et leur amitié est profonde. Ils passent leurs journées à plaisanter ensemble, à échanger chants et poèmes et à déguster le thé[6],[1].
Avant le départ de Lu Yu pour un voyage de recherche sur le thé en 754, Cui Guofu dit à Yu[6] :
« Je possède un âne blanc et un bœuf noir laissés par le gouverneur de Xiangyang, Li Xing ainsi qu’une lettre sur bois d’acacia laissée par Lu Huangmen. Ces objets sont ceux que j’estime le plus et conviennent à un lettré vivant en nature, c’est pourquoi je te les offre spécialement[note 4]. »
La suite des événements ultérieurs de sa vie est perdue. Il a eu un fils, Cui Du.
Au cours de sa vie, Cui Guofu entretient une profonde amitié avec les célèbres poètes Meng Haoran et Li Bai. En 751, Cui est l’un des examinateurs qui évaluent les écrits du renommé poète Du Fu et lui fait de nombreux éloges. Le Recueil Critique des Poèmes Tang place Cui Guofu aux côtés de Li Bai, Wang Wei et Meng Haoran comme « maîtres authentiques »[7]
Poésie
Cui Guofu est célèbre pour ses quatrains en cinq caractères (五言绝句). Ses poèmes s’inspirent profondément des chansons populaires des poèmes Yuefu du Sud[7].
Yin Fan dans Recueil des âmes héroïques des rivières et des montagnes (河岳英灵集) écrit[4] :
« Les poèmes de Guófǔ sont délicats et clairs, parfaitement adaptés à la subtilité et à la finesse de la lecture. Plusieurs pièces de style Yuefu surpassent même celles des anciens[note 5]. »
Ses poèmes se distinguent par une langue élégante, un style raffiné, pur et retenu et il excelle à décrire les émotions et sentiments des jeunes femmes[8],[7]. Ses poèmes décrivent souvent les sentiments amoureux des jeunes gens dans les palais, les paysages fluviaux et lacustres du Jiangnan et la vie des femmes. Il était habile à exprimer le ressentiment et les regrets[7].
Oeuvres
Le talent de Cui Guofu pour la poésie yuefu se reflète dans ses quarante-cinq poèmes conservés et rassemblés dans l’Intégrale de la poésie chinoise des Tang (全唐诗), regroupés dans le volume 119[2]. Parmi ses œuvres représentatives figurent :
- Chanson de la cueillette des lotus (采莲曲) (voir plus bas)
- Chanson de la jeunesse de Chang (长乐少年行) : une de ses œuvres les plus célèbres qui dépeint un jeune noble insouciant flânant dans le quartier des divertissements de Chang'an[9].
- Chanson du Hunan (湖南曲)
- Herbe de la longue lettre (长信草): thème palatial utilisant des métaphores naturelles poignantes — l’herbe envahissant les marches de jade pour bloquer les passages — comme symbole du chagrin et de l’isolement des concubines négligées[8]
- Pensées anciennes (古意) [8]
- Etc.
Poème
Chant de la cueillette des lotus (采蓮曲)
| Chinois
玉漵花爭發, |
Traduction libre
Le long du rivage de jade, les fleurs rivalisent d’éclat, |
Notes et références
Notes
- ↑ Certaines sources disent qu’il vient de Shanyin, d’autres avancent que sa famille est originaire de Qinghe.
- ↑ Les yuefu sont originellement des chansons populaires avant d’être un genre pratiqué par les lettrés.
- ↑ Ma Dualin rapporte : « Recueil de Cui Guofu, un rouleau. Le sieur Chen dit : « Rédigé par Cui Guofu, érudit droit de l’Institut des érudits réunis, sous-officier du ministère des Rites sous les Tang. Promu jinshi en l’an 13 de Kaiyuan. Se présenta au concours des préfets de district, devint magistrat de Xuchang. Sous Tianbao, promu érudit. » (« 唐集贤直学士、礼部员外郎崔国辅撰。开元十三年进士。应县令举,为许昌令。天宝中,加学士.»)
- ↑ traduction libre de : « 予有襄陽太守李憕所遺白驢、烏犎牛各一頭, 及盧黃門所遺文槐書函一枚, 此物皆己之所惜者, 宜野人乘蓄, 故特以相贈. »
- ↑ traduction libre de : « 国辅诗婉孌清楚, 深宜讽味。乐府数章, 古人不及也. »
Références
- 1 2 (zh) « 崔国辅 (崔國輔) (Cui Guofu) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- 1 2 3 (zh) 崔国辅 (崔國輔)(Cui Guofu), « 全唐詩(全唐诗) (Intégrale de la Poésie des Tang) », (consulté le )
- 1 2 (zh) « Cui Guofu », sur cuhk.edu.hk (consulté le )
- 1 2 (zh) « 崔国辅 (崔國輔)(Cui Guofu) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- ↑ (zh) 馬端臨 (Ma Duanlin ) (1254-1322), (文献通考) (文獻通考) (Examen général des documents historiques), vol. 242, partie 69 (catalogue bibliographique des recueils perdus), Hangzhou, atelier Xihu shuyuan (西湖書院), compilé dès 1273, présenté en 1317-1319
- 1 2 (zh) « 崔国辅 (崔國輔) (Cui Guofu) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- 1 2 3 4 (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (新唐书) (Nouvelle histoire des Tang), vol. 60, , chap. annales 50, Arts et littératures
- 1 2 3 (zh) « 殷尧藩 », sur Shigeku.org, Hebei, (consulté le )
- ↑ (zh) « 王翰 (Wang Han) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
Liens externes
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷119 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 119 : poèmes de Cui Guofu.