George Cukor

réalisateur américain, XXe siècle From Wikipedia, the free encyclopedia

George Dewey Cukor est un réalisateur américain d'ascendance hongroise, né le à New York et mort le à Los Angeles. Il est l'auteur des classiques Une étoile est née (1954) et My Fair Lady (1964), film pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur réalisateur l'année suivante. Maître de la comédie de mœurs et de la comédie romantique, il collabore à dix reprises avec Katharine Hepburn.

Nom de naissance George Dewey Cukor
Nationalité Américaine
Décès (à 83 ans)
Los Angeles (États-Unis)
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
George Cukor
Description de cette image, également commentée ci-après
George Cukor en 1973.
Nom de naissance George Dewey Cukor
Naissance
Lower East Side (New York, États-Unis)
Nationalité Américaine
Décès (à 83 ans)
Los Angeles (États-Unis)
Profession Réalisateur
Films notables Indiscrétions,
Une étoile est née,
My Fair Lady
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Biographie

Lana Turner et George Cukor sur le tournage de Ma vie à moi (1950).

George Cukor est né à Manhattan (New York) dans une famille d'immigrés juifs hongrois. Metteur en scène de théâtre à Broadway dans les années 1920, son travail est salué par la critique. Quand Hollywood commence à recruter les talents new-yorkais, il répond favorablement à l'appel de la Paramount, pour qui il effectue différents travaux non-crédités, avant de réaliser son premier film, Grumpy, en collaboration avec Cyril Gardner, en 1930. Ses trois premiers films sont des co-réalisations. Il fait ses débuts en solo en 1931 avec Tarnished Lady.

Ses sept premiers films sont produits par la Paramount, où il coréalise notamment Une heure près de toi (1932) avec Ernst Lubitsch, film pour lequel il obtient le droit, contre le souhait de celui-ci, de figurer au générique (seulement comme assistant réalisateur). Après un bref passage par la RKO (où il travaille pour la première fois avec David O. Selznick), pour laquelle il réalise notamment Haute Société, il arrive, en 1933, à la MGM pour diriger entre autres Les Invités de huit heures.

Dès 1936, il se voit confier l'adaptation par Selznick d'Autant en emporte le vent, sur laquelle il travaille durant deux ans, assurant la pré-production du film. Entre deux bouts d'essai, il assiste également sur d'autres projets, passant une semaine sur le plateau du Magicien d'Oz à la suite du départ du premier réalisateur, Richard Thrope. Bien qu'il ne tourne aucune scène, il détermine l'orientation artistique du film, qui sera préservée par Victor Fleming, choisi pour lui succéder, Cukor étant contraint de quitter le projet en raison de son engagement sur Autant en emporte le vent. Assez ironiquement, il est renvoyé après seulement quelques semaines de tournage et se voit remplacé par ce même Victor Fleming.

Bientôt spécialisé dans les comédies, il devient un directeur d'acteurs hors-pair. Il sait obtenir le meilleur d'eux-mêmes de ses comédiens, et surtout de ses comédiennes. Ainsi, sous sa direction, vingt-et-un acteurs obtiennent des nominations aux Oscars, parmi lesquels Greta Garbo dans Le Roman de Marguerite Gautier () — adaptation du roman d'Alexandre Dumas (fils) La Dame aux caméliasKatharine Hepburn qu'il fait débuter en dans Héritage (A Bill of Divorcement) et qu'il retrouve avec bonheur pour neuf autres films, dont le classique de la comédie sophistiquée Indiscrétions (The Philadelphia Story) avec Cary Grant et James Stewart, et les comédies de couple avec Spencer Tracy, dont Madame porte la culotte (Adam's rib). Avec moins de réussite, il réunit Yves Montand et Marilyn Monroe dans Le Milliardaire (Let's Make Love), deux ans avant d'entamer l'inachevé Something's Got to Give, dernière apparition de Marilyn.

Cukor n'en est pas moins capable d'oublier les comédies qui l'ont rendu célèbre pour s'attaquer au drame historique et non moins exotique, en témoigne La Croisée des Destins (1956) tourné au Pakistan et situé dans la période charnière de l'indépendance de l'Inde, narrant les questionnements existentiels d'une jeune femme anglo-indienne cherchant sa place dans ce monde en devenir. A l'occasion de ce film, il met son talent réputé de directeur d'actrices à l'épreuve d'une nouvelle venue dans sa filmographie : Ava Gardner, qu'il choisit parce que son tempérament fort, sa sensibilité et sa liberté assumée la rendent proche du rôle et d'autant plus crédible, et dont il louera l'implication sur le tournage[1].

Le seul Oscar qu'il remporte en qualité de meilleur réalisateur est pour My Fair Lady (1964), son quatrième film musical après Une étoile est née (A Star Is Born) dans sa version la plus connue (1954), Les Girls (1957), et Le Milliardaire (1960).

Vie privée

Soucieux de l'impact sur sa carrière et les studios, George Cukor doit longtemps cacher son homosexualité, et ne la rend publique qu'à la fin de sa vie[2],[3],[4]. Il sera pourtant l'un des premiers réalisateurs homosexuels à s'affirmer à Hollywood[5]. Il n'en sera que plus heureux de travailler à l'occasion avec des artistes dont il connait les valeurs de tolérance et de refus de l'homophobie, telle Ava Gardner pour qui il avoue admiration et sympathie, et au sujet de laquelle il affirmera à un journaliste : "Ava, c'est un monsieur ![1]" Son homosexualité est considérée aujourd'hui comme ayant fortement marqué son œuvre qui influencera plus tard d'autres cinéastes comme Pedro Almodóvar ou François Ozon[6],[7].

Filmographie

Cinéma

Télévision

Distinctions

Récompenses

Nominations

Postérité

En 2020, l'acteur américain Daniel London interprète une version fictionnelle de George Cukor dans la mini-série Hollywood, diffusée sur le service Netflix.

Notes et références

Liens externes

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