Cult Awareness Network

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Cult Awareness Network (CAN, Réseau de vigilance sur les sectes) était une association antisectes américaine fondée le , au moment de l'affaire du Temple du Peuple.

Cette association a été reprise en 1996 sous la même dénomination, à la suite de sa mise en liquidation judiciaire, par une organisation affiliée à la Scientologie, à l'égard de laquelle le CAN était très critique.

Avant ce changement de propriétaire, le CAN (ancien CAN) fournissait des informations sur les groupes qu'il considérait être des sectes, ainsi que des sessions très controversées de deprogramming pour leurs adhérents[1],[2],[3]. Le CAN actuel (nouveau CAN) est présenté par ses membres comme un organisme d'information sur les nouveaux mouvements religieux alors que ses détracteurs le présentent comme une association d'apologistes des sectes au service de la Scientologie.

De 1978 à 1996, le CAN était très critique de la Scientologie, ainsi que de Landmark Education (les deux groupes au sujet desquels l'association aurait reçu le plus grand nombre d'appels) et d'autres nouveaux mouvements religieux que l'association considérait comme potentiellement dangereux (comme l'Église de l'Unification et les Enfants de Dieu).

Cynthia Kisser, qui dirigeait alors l'association, désignait ces groupes comme des « sectes destructrices ». Les mouvements visés par les critiques de l'ancien CAN s'organisèrent alors pour se défendre de ces accusations.

C'est ce combat juridique qui a conduit le CAN à la faillite à la suite d'un procès où l'association fut reconnue coupable d'avoir violé les droits de Jason Scott, un Pentecôtiste qui avait subi une session forcée de deprogramming par Rick Ross, un des consultants de l'association.

Le CAN fut condamné à payer un peu plus d'1 million de dollars, une somme très élevée qui aurait eu pour objectif de mettre un terme aux sessions de deprogramming aux États-Unis, la cour ayant estimé que les membres de l’association n’avaient pas su reconnaître la gravité de leurs actes dans le cadre du deprogramming et n’avaient fait que se présenter comme des victimes de leurs accusateurs[4].

L'ancien CAN ne pouvant pas payer cette somme, l'association se déclara en faillite.

Activités de l'ancien CAN

Le CAN est le successeur du Citizen's Freedom Foundation (CFF) qui fut tout d'abord dirigé par Patricia Ryan, la fille du sénateur Leo Ryan assassiné à Jonestown (voir Temple du Peuple). Le CFF laissa la place au CAN sous l'impulsion de Ted Patrick[5] au moment de l'affaire du Temple du Peuple.

En 1991, l'association avait réuni des informations sur 200 groupes aux États-Unis, qu'elle appelait « groupes de manipulation mentale ».

L'ancien CAN a commencé à être l'objet de controverses à cause du deprogramming, une méthode qui tentait de convaincre les adeptes d'abandonner leurs croyances et leur affiliation aux groupes critiqués. Cette pratique qui recourait parfois à l'enlèvement et la séquestration a été interdite aux États-Unis et l'un de ses promoteurs, Ted Patrick, a purgé une peine de prison pour y avoir participé.

L'ancien CAN était présenté par les sociologues Anson Shupe et Susan Darnell comme un groupe qui fournissait une présentation biaisée des groupes qu'il pourchassait. Toujours selon eux, il s'agissait d'une « association antisectes de Chicago prétendant être uniquement un organisme d'information sur les nouvelles religions afin d'être exempté d'impôts »[6].

Dans un article du Time Magazine de 1991, intitulé « La secte prospère de la cupidité et du pouvoir », une citation de Cynthia Kisser, directrice du CAN, est une des plus virulentes sur la scientologie : « La Scientologie est très probablement la plus impitoyable, la plus terroriste, la plus procédurière et la plus lucrative des sectes que nous ayons eues dans ce pays »[7]et fut reprise de nombreuses fois ensuite dans les sources critiques sur la Scientologie.

Activités du nouveau CAN

Références

Liens externes

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