Cécile Goor-Eyben

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Décès
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Cécile Goor-Eyben
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Fonction
Sénateur honoraire (d)
Biographie
Naissance
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Activité

Cécile Goor, née Eyben le à Anvers et morte le à Woluwe-Saint-Lambert[1], est une femme politique belge francophone, membre du PSC, tendance CEPIC.

Cécile Eyben est née le à Anvers. Elle est mariée à l'avocat Marc Goor[2]. De leur union, est issu l'entrepreneur Thierry Goor (Wolf Food Market, Galerie Bortier)[3].

Elle dit d'elle-même que sa conscience politique de tendance catholique est née à l'âge de 13 ans à une époque où la plus grande partie de ses camarades de classe soutenait Léon Degrelle[4].

Cécile Eyben est membre de la Jeunesse Estudiantine Catholique, fait ses études à l'Université Catholique de Louvain, où elle devient membre de l'Association universitaire catholique pour l'aide aux missions (Aucam)[2]. Pendant sa dernière année d'études, on lui confie la gestion des Temps Nouveaux, hebdomadaire du PSC. C'est ainsi qu'elle rentre dans le giron de ce parti[4].

En 1952, le bourgmestre sortant de Woluwe-Saint-Lambert, Donald Fallon, demande au mari de Cécile Goor-Eyben de se présenter aux élections communales. Ce dernier propose la candidature de son épouse. Fallon, d'abord réticent, la place finalement en douzième position sur la liste. Elle est élue conseillère, puis échevine, et conserve ces deux mandats pendant 24 ans, restant longtemps la seule femme au sein de l'exécutif communal. Dès 1954, elle devient également administratrice déléguée de l’Habitation Moderne, responsable de la gestion des logements sociaux de sa commune[4],[2].

Paul Vanden Boeynants lui demande de se présenter aux élections et la fait tête de liste pour le Sénat[4]. Elle est sénatrice à partir du (aussi son vice-présidente), puis députée jusqu'au , dans le groupe PSC, puis PSC-UDRT, membre des commissions défense et justice, vice-présidente d'abord de la commission des Beaux-Arts du au , puis de la commission des Relations internationales du au [5],[2]. C'est encore Vanden Boeynants qui la choisit de devenir ministre (1980) et secrétaire d'État (1980-1985) de la Région bruxelloise dans le gouvernement Martens V[4].

C'est à Cécile Goor que Bruxelles doit la prolifération de nouveaux parcs et jardins publics à la fin du XXe siècle. La géographe Mireille Deconinck avait entrepris, entre et , une enquête sur la répartition et l'utilisation des espaces verts à Bruxelles. Partant du constat que les habitants n'étaient pas prêt à parcourir des longues distances pour atteindre un espace vert et que l’insatisfaction des habitats était grande dans des quartiers dépourvu des espaces verts, Deconinck conseille l'aménagement des nouveaux parcs et jardins dans ces quartiers[6].

Sous l'égide de Cécile Goor ces recommandations deviennent programme : sont aménagés un grand parc, le parc Roi Baudouin, quatre parcs de taille moyenne, le parc Tournay-Solvay, la Promenade de l'ancien chemin de fer, le Parc Fond'Roy et le Jardin des plantes médicinales Paul Moens ainsi que cinq petits jardins de quartier, le Parc de Liedekerke, le Parc Georges Henri, le Parc Tercoigne, le Parc Tenbosch et le Marais de Ganshoren (nl)[7].

C'est encore Goor qui charge les Archives de Saint-Luc de rassembler l'inventaire du patrimoine de la Région bruxelloise au début des années 1980[8].

Le remplacement du viaduc Léopold II par le tunnel du même nom, tombe également sous sa responsabilité. Elle prend soin que l'espace libéré en surface ne redevienne pas une deuxième autoroute urbaine[9].

Goor a en plus participé à la sauvegarde du Château Malou comme lieu public et culturel, et est l'instigatrice du prêt d'œuvres d'art qui y a lieu[4].

En , Goor est une des fondatrices du Club L Benelux, une association des femmes d'affaires et politiciennes qui a comme but de mettre en réseaux des femmes dans des postes de pouvoir et en promouvoir l'accès aux femmes. Elle en est la présidente pendant des années[10].

Publications

  • Les collections privées de Woluwe-Saint-Lambert, Bruxelles, Comité Culturel de Woluwe-Saint-Lambert, , 40 p.
  • Façades de Bruxelles. Le visage changeant de Bruxelles, Bruxelles, Secrétariat d'État à la Région bruxelloise, , 76 p.
  • avec d'autres : Du bon usage de la ville, Facultés universitaires Saint-Louis, , 253 p.
  • Bruxelles: Lecture d’une Ville, Bruxelles, CERAA,

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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