Célia Wa
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| Nationalité | Française |
|---|---|
| Activité principale | Chanteuse, flûtiste, multi-instrumentiste, compositrice |
| Genre musical | Neo soul, soul, musiques du monde, musique électronique, hip-hop |
| Instruments | Voix, flûte traversière, percussions |
| Labels | Heavenly Sweetness |
Célia Wa est une chanteuse, flûtiste et multi-instrumentiste française d'origine guadeloupéenne, née à Paris[1]. Elle développe un univers qu'elle nomme « Karibfutursound », mêlant néo-soul, hip-hop, jazz, musiques électroniques et rythmes guadeloupéens, avec des textes en français et en créole guadeloupéen[1],[2].
Après plusieurs EP autoproduits puis édités, dont Adan on dòt solèy - Karibfutursound part 1 et Wastral, elle publie en 2025 son premier album Fasadé sur le label indépendant Heavenly Sweetness[3],[4]. Le disque fait l'objet de critiques dans la presse spécialisée française et internationale, qui soulignent la place de sa voix, de la flûte et des percussions dans un ensemble mêlant néo-soul, musiques caribéennes et textures électroniques[5],[6].
Elle se produit dans des festivals et salles en France et dans la Caraïbe et apparaît dans des émissions et captations pour France Télévisions, Arte Concert, RFI, FIP ou la radio allemande WDR Cosmo[7],[8],[9].
Origines et formation
Née à Paris, Célia Wa passe une partie de son enfance en Guadeloupe, où elle découvre les rythmes du gwo ka et commence la flûte traversière, le chant et les percussions à l'école Marcel Lollia de Georges Troupé[10]. Elle revient ensuite en France métropolitaine pour suivre des études musicales à l'American School of Modern Music à Paris[1].
Premiers projets et collaborations
Au début des années 2010, elle se produit sur la scène indépendante parisienne et collabore avec des musiciens issus du jazz, du hip-hop, des musiques caribéennes et électroniques[1]. En 2013, elle publie un premier WA EP, où apparaissent déjà la combinaison de boucles électroniques, de flûte et de percussions qui caractérise ses projets ultérieurs[1],[4].
Elle rejoint ensuite le groupe ExpéKa, projet porté par le batteur et percussionniste Sonny Troupé avec la rappeuse Casey, le claviériste Didier Davidas, le bassiste Stéphane Castry et le percussionniste Olivier Juste, où elle intervient notamment au chant et à la flûte[11]. Elle apparaît également comme invitée sur le titre Jou en nou rivé du saxophoniste Laurent Bardainne et de son groupe Tigre d'Eau Douce, qui l'intègrent ensuite à leurs concerts et enregistrements[12],[13].
Développement du Karibfutursound
Au fil de ces expériences, l'artiste forge la notion de « Karibfutursound » pour qualifier un univers qui relie héritages caribéens, musiques afro-américaines et sonorités électroniques contemporaines[1],[2]. Elle décline ce concept dans plusieurs EP, dont Adan on dòt solèy - Karibfutursound part 1 et Wastral, qui mêlent chants en créole, flûte, programmations électroniques et références au gwo ka[4],[14].
Radio Nova présente cette musique comme une soul créole du futur[15]. La presse indépendante met en avant la dimension militante de sa démarche, qui interroge les héritages coloniaux et la place des femmes artistes dans les musiques caribéennes contemporaines[16],[2].
Fasadé et reconnaissance accrue
En 2025, Célia Wa publie son premier album Fasadé sur le label parisien Heavenly Sweetness[3],[17]. Le disque, chanté en créole et en français, mêle néo-soul, hip-hop, jazz, électronique et rythmes guadeloupéens, avec des textes qui abordent notamment la mémoire, la spiritualité, la famille et les traces des violences coloniales[5],[6].
L'album est défendu sur scène lors d'une tournée en Guadeloupe en octobre 2024, organisée avec le CEDAC et comprenant plusieurs dates dans différentes communes de l'archipel[18],[19]. En France, le concert de sortie d'album a lieu au 360 Paris Music Factory, lors du festival Au Fil des Voix[20],[21].
Carrière musicale
EP et premiers enregistrements
Avant Fasadé, Célia Wa publie plusieurs EP et singles autoproduits ou diffusés en numérique, dans lesquels elle explore la combinaison de boucles électroniques, de flûte, de chœurs et de rythmes caribéens[4],[2]. Parmi ces sorties figurent notamment Adan on dòt solèy - Karibfutursound part 1, qualifié de « soul kréyol du futur » par certains médias, et Wastral, où figurent des collaborations avec d'autres artistes caribéens et afro-diasporiques[2],[14].
Fasadé
Le premier album Fasadé sort en 2025 chez Heavenly Sweetness[3],[17]. Produit avec une équipe de musiciens issus du jazz et des musiques actuelles, il est enregistré entre Paris et la Guadeloupe et associe instrumentation acoustique (flûte, percussions, claviers) et programmations électroniques[3],[9]. Des titres comme Ola, Démounaj, Huey ou Fasadé sont programmés sur des radios françaises et internationales et intégrés à des playlists éditoriales consacrées aux musiques du monde et à la soul contemporaine[9],[22].
Performances scéniques et tournées
Célia Wa est programmée dans plusieurs festivals de musiques du monde et de jazz, dont le festival Terre de Blues en 2023[23]. En 2025, elle se produit au festival Au Fil des Voix, au Cosmo Jazz, à Jazz à la Villette ainsi qu'au festival Le Mois Kréyol[20],[24],[25],[7].
En 2026, elle participe à la tournée itinérante du festival Les Nuits de l'Alligator, aux côtés de The Harlem Gospel Travelers, avec des étapes dans plusieurs salles françaises comme Le 106 à Rouen, le Quai M à La Rochelle ou l'Astrolabe d'Orléans[26],[27]. En février, elle est invitée par Raphaël Imbert pour la représentation du projet Atlanta-Marseille-Paris à la Philharmonie de Paris[28]. La même année, un concert de la série « Qwest TV On Stage » consacré à Célia Wa est annoncé pour une diffusion exclusive le 9 avril 2026 sur la plateforme Qwest TV[29].
Elle se produit également dans des salles françaises labellisées SMAC ou assimilées, comme Le Tamanoir et Espace Julien lors du festival Babel Music XP[30].
Style musical et influences
Karibfutursound
Célia Wa décrit son univers comme un « Karibfutursound », terme qu'elle utilise pour désigner une esthétique reliant les rythmes hérités du gwo ka et des musiques caribéennes à la néo-soul, au hip-hop, au jazz et aux musiques électroniques contemporaines[1],[2]. Elle insiste sur la dimension tournée vers l'avenir de ce concept, qui prend appui sur la mémoire sans se limiter aux imaginaires exotisants associés aux musiques dites « du monde »[2],[16].
Néo-soul créole
Les critiques décrivent Fasadé comme un disque de néo-soul où la créolité occupe une place importante, articulant grooves hip-hop, harmonies jazz, textures électroniques et chants en créole guadeloupéen[6]. Soul Bag souligne l'usage de la flûte et des percussions comme éléments marquants de son identité sonore, tandis que WDR Cosmo insiste sur l'ancrage guadeloupéen de la musique et sur le travail des arrangements[5],[9].
Dans ses textes, l'artiste aborde notamment les thèmes de la mémoire, des luttes anticoloniales, de la famille et des trajectoires de femmes afro-descendantes, ce que relèvent plusieurs articles et entretiens consacrés à son travail[6],[16].
Influences
Dans ses interviews, Célia Wa cite les musiques traditionnelles guadeloupéennes, la soul, le jazz et les musiques afro-américaines contemporaines parmi ses influences, évoquant un spectre allant des standards de jazz aux productions hip-hop et électroniques actuelles[1],[22]. La presse établit des rapprochements avec la scène néo-soul internationale tout en soulignant la singularité de son ancrage caribéen et de l'usage du créole dans ses compositions[5],[6],[9].
Réception critique et médiatique
Presse écrite et magazines
À sa sortie, Fasadé est commenté par plusieurs médias français et internationaux. Soul Bag met en avant un album où la néo-soul se mêle aux rythmes guadeloupéens, en insistant sur le rôle de la flûte et des percussions dans l'équilibre entre sons organiques et électroniques[5]. Jazz News souligne l'originalité de Célia Wa dans le paysage des musiques actuelles françaises, tandis que Télérama, Ouest-France et Star Wax saluent la cohérence du disque et la qualité de sa production[31],[32],[33].
À l'international, Rhythm Passport décrit Fasadé comme un album « spirituel » où la voix de la chanteuse relie histoires caribéennes et textures futuristes, tandis que Caribbean Beat et Afreekan Soul Mag la situent dans une génération d'interprètes caribéens qui expérimentent avec la soul, l'électro et les musiques traditionnelles, en soulignant l'usage du créole et des références aux musiques guadeloupéennes[6],[34],[35]. En 2025, le site de la radio publique américaine NPR inclut l'un de ses morceaux dans sa sélection hebdomadaire « New Music Friday », consacrée aux nouveautés internationales[36].
Radios nationales et internationales
Célia Wa est invitée dans plusieurs émissions de radios publiques françaises. RFI la reçoit notamment dans Musiques du monde, ainsi que dans des programmes consacrés aux artistes féminines des musiques du monde, qui mettent en avant son approche du Karibfutursound[6]. France Inter programme ses titres dans l'émission Côté Club, tandis que FIP diffuse des morceaux de Fasadé dans ses playlists orientées jazz et musiques du monde[9].
En Guadeloupe et dans le réseau Outre-mer La 1ère, ses chansons sont régulièrement diffusées ; la chaîne la présente comme une artiste de néo-soul en pleine ascension explorant son univers Karibfutursound[37]. À l'étranger, ses titres apparaissent dans des sélections et playlists de radios spécialisées, dont Worldwide FM, qui lui consacre une émission autour de Fasadé et du catalogue Heavenly Sweetness[22].
Télévision et plateformes vidéo
En 2025, Célia Wa fait l'objet d'une session dans l'émission musicale Basique diffusée sur France 2, en première partie de soirée[38],[7]. Elle est également filmée au Cabaret Sauvage dans la série Les Concerts Volants produite par Arte Concert, aux côtés de Jupiter & Okwess et Arat Kilo, pour un programme diffusé à la télévision et en ligne[8].
La même année, France Télévisions enregistre un concert de Célia Wa au Tamanoir dans le cadre du festival Le Mois Kréyol pour une diffusion sur France.tv[7]. La plateforme Qwest TV annonce un concert de la série "Qwest TV On Stage" consacré à Célia Wa, capté à La Petite Halle et programmé pour une diffusion le 9 avril 2026[39].