Le cénotaphe de Montaigne est un monument funéraire réalisé vers 1593 en hommage à Michel de Montaigne.
En 1593, un an après la mort de Montaigne, son épouse Françoise de La Chassaigne passe commande d'un cénotaphe hommage à son époux défunt, vraisemblablement auprès de Pierre Prieur et Jacques Guillermain[1]. Le cénotaphe comporte deux épitaphes, la première en latin consacre la sagesse et l'humanité dont a fait preuve Montaigne, la seconde en grec fait parler Montaigne lui-même, expliquant avoir regagné sa place au ciel, lui l'«enfant divin du ciel»[2]. Le monument imposant par ses dimensions[3] (2,33 m de long pour une hauteur de 1,58 m) représente un gisant de Montaigne en armure, un lion couché à ses pieds, rappelant l'origine noble du personnage[4].
Ce cénotaphe, dans un premier temps établi dans le couvent des Feuillants, occupe en 1886, sur un projet de l'architecte Charles Durand[5], le hall central de la Faculté des Sciences et des Lettres, aujourd'hui musée d'Aquitaine[6]. En 2016, le cénotaphe fait partie des collections du musée d'Aquitaine, sous le numéro d'inventaire 2015.0.1[3].
À l'automne 2016, le musée d'Aquitaine lance une campagne de financement participatif pour la restauration de ce monument intitulée «Cultivons l'humanisme» avec pour objectif de récolter auprès du public 25% du coût de l'opération, soit 18 000€[7]. La campagne sera supportée par 258 mécènes qui verseront au total 22 283 €[8]. À la suite de cette restauration, le monument est de nouveau exposé dans les salles du musée d'Aquitaine à partir du [9].
↑«Michel de Montaigne retourne à la Fac!», Projet du caveau par Charles Durand, coupe des sépultures et face latérale du tombeau, sur pourmontaigne.fr, (consulté le )
↑François Cadilhon, Bernard Lachaise et Jean-Michel Lebigre, Histoire d'une université bordelaise: Michel de Montaigne, faculté des arts, faculté des lettres, 1441-1999, Presses univ. de Bordeaux, , 221p. (ISBN978-2-86781-241-5, lire en ligne), p.78