Cérémonies olympiques
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Certains des éléments des cérémonies olympiques ramènent aux Jeux de la Grèce antique d'où les Jeux olympiques modernes tirent leurs racines. Un exemple de cela est l'importance de la Grèce dans les cérémonies d'ouverture et de clôture. Durant les Jeux de 2004, les médaillés reçoivent une couronne de rameaux d'olivier, qui est une référence directe aux Jeux antiques, dans lesquels le prix du vainqueur était une couronne d'olivier. Les divers éléments des cérémonies sont mandatés par la Charte olympique et ne peuvent pas être changés par la nation hôte. Même les parties artistiques des cérémonies d'ouverture et de clôture doivent répondre à l'approbation du Comité international olympique ou CIO.
Les cérémonies ont évolué au fil des siècles. Les Jeux antiques incorporaient des cérémonies pour marquer le début et la fin de chaque Jeux successifs. Il y a des similitudes et des différences entre les anciennes cérémonies olympiques et leurs équivalents modernes. Alors que la présentation des Jeux a évolué avec les progrès techniques et le désir des pays hôtes de mettre en valeur leur propre expression artistique, les événements de base de chaque cérémonie sont restés inchangés. La présentation des cérémonies d'ouverture et de clôture continue à augmenter dans leurs portées, ampleurs et coûts, mais elles sont toujours ancrées dans la tradition.
Les Jeux antiques, qui ont lieu en Grèce de - 776 à 393[1] fournissent les premiers exemples de cérémonies olympiques. La célébration de la victoire dont des éléments sont mis en évidence dans les cérémonies de médaille et de clôture modernes impliquent souvent des festins élaborés, des boissons, du chant et de la récitation de poésie. Le plus riche des vainqueurs est le plus extravagant lors de la célébration[2]. Les vainqueurs sont représentés avec une couronne d'olivier récoltée à partir d'un arbre spécial à Olympie par un garçon spécialement sélectionné à cet effet à l'aide d'une faucille en or[2]. Le festival se conclut avec les vainqueurs qui font des vœux solennels et des sacrifices rituels aux différents dieux dont ils sont redevables[2].
Il y a des preuves de changements importants dans le format des Jeux antiques pendant les presque 12 siècles pendant lesquelles les Jeux étaient célébrés. Finalement vers la 77e, un programme standard de 18 épreuves est établi[3]. Afin d'ouvrir des Jeux dans la Grèce antique, les organisateurs présentaient un festival d'inauguration. Elle est suivie par une cérémonie dans laquelle les athlètes font un serment de sportivité. La première compétition, un concours artistique de trompettistes et des hérauts, concluent les festivités d'ouverture[3].
Cérémonie d'ouverture

Les cérémonies d'ouverture représentent le commencement officiel de la célébration des Jeux olympiques. Toutefois, dans les Jeux olympiques récents, la compétition sportive a débuté avant la cérémonie d'ouverture. En raison du grand nombre de participants aux tournois de football aux Jeux olympiques d'été de 2008, les épreuves masculines et féminines de football ont débuté deux jours avant (le ) la cérémonie d'ouverture[4].
Comme mandatés par la Charte olympique, divers éléments encadrent la cérémonie d'ouverture d'une édition des Jeux olympiques[5],[6]. La plupart de ces rituels ont été canonisés aux Jeux olympiques d'été de 1920 à Anvers en Belgique[7].
La vision initiale de Coubertin des Jeux modernes comprend des compétitions sportives et des réalisations artistiques[8]. Comme les Jeux olympiques modernes ont évolué vers une célébration du sport, c'est dans les cérémonies d'ouverture que l'on peut voir le plus l'idéal de Coubertin. Les cérémonies commencent généralement avec l'élévation du drapeau du pays hôte et l'interprétation de son hymne national[5],[6]. La nation organisatrice présente ensuite des numéros artistiques de musique, de chant, de danse et de théâtre qui représentent sa culture, son histoire et la devise actuelle des Jeux olympiques[7]. Depuis les Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou, les présentations artistiques ont continué de croître en ampleur et en complexité. La cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin, par exemple, aurait coûté 100 millions de dollars avec la plupart des coûts engagés dans la partie artistique de la cérémonie[9].
La partie traditionnelle de la cérémonie commence avec une « Parade des Nations » au cours de laquelle la plupart des athlètes participants marchent dans le stade, pays par pays. Il n'est pas obligatoire pour les athlètes de participer à la cérémonie d'ouverture. En raison de la proximité des cérémonies avec les premières épreuves des Jeux, de nombreux athlètes en compétition dans ces premières épreuves choisissent de ne pas participer.
La délégation de chaque pays est menée par un panneau avec le nom de leur pays et par le drapeau de leur nation[5],[6]. Traditionnellement, (depuis les Jeux olympiques d'été de 1928), la Grèce entre en premier en raison de son statut historique en tant que lieu des Jeux antiques tandis que la nation hôte entre en dernier[7]. Aux Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes, le porte-drapeau grec menait la parade tandis que l'équipe grecque défilait en dernier en tant que nation hôte.
Toutes les autres équipes défilent après la Grèce et avant la nation organisatrice, dans l'ordre selon la langue que le comité d'organisation de ces Jeux sélectionne, qui est généralement la langue dominante dans la région de la ville hôte. Les annonceurs annoncent le nom de chaque pays en français et en anglais, car ces deux langues sont les langues officielles des Jeux olympiques et la langue dominante de la région de la ville hôte, si ni le français et ni l'anglais ne sont les langues dominantes.
Pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2020 à Tokyo, afin de mettre en valeur les futurs pays hôtes des Jeux, le CIO a décidé de modifier le protocole traditionnel du défilé des athlètes. La Grèce ouvrira le défilé suivi de l'équipe des réfugiés puis les nations par ordre alphabétique. Les États-Unis (Los Angeles 2028) puis la France (Paris 2024) en avant-dernière position pénétreront dans le stade olympique juste avant le Japon[10].
Lors des Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone, l'espagnol et le catalan sont les langues officielles des Jeux mais en raison de la sensibilité politique entourant l'usage du catalan, les nations entrent dans l'ordre alphabétique français. Lors des Jeux olympiques d'été de 2008, les équipes sont ordonnées par le nombre de traits dans la traduction chinoise du nom de l'équipe[11]. Aux Jeux olympiques d'hiver de 2010, les équipes entrent dans l'ordre alphabétique anglais car même si les langues des Jeux olympiques sont également les langues de la nation hôte, le Canada, l'anglais est la langue la plus dominante des deux à Vancouver et dans la province de la Colombie-Britannique.
Après l'entrée de toutes les nations, le président du comité d'organisation fait un discours suivi du président du CIO. À la fin de son discours, il présente le représentant du pays hôte qui déclare officiellement l'ouverture des Jeux. Bien que les Jeux soient attribués à une ville en particulier et non au pays en général, la Charte olympique exige actuellement que ce représentant soit le chef d'État du pays hôte[12]. Toutefois, il y a eu de nombreux cas où quelqu'un d'autre que le chef d'État du pays ouvre les Jeux. Le premier exemple sont les Jeux de la IIe Olympiade à Paris en 1900 où il n'avait pas de cérémonie d'ouverture. Il y a cinq exemples provenant uniquement des États-Unis dans lesquels les Jeux n'ont pas été ouverts par le chef de l'État[13].
La Charte olympique prévoit[12] que la personne désignée pour ouvrir les Jeux doit le faire en récitant selon le cas, les lignes suivantes :
- Si ce sont les Jeux de l'Olympiade : « Je proclame ouverts les Jeux de [nom de la ville hôte] célébrant la [nombre ordinal de l'Olympiade] Olympiade de l'ère moderne. »
- Si ce sont les Jeux olympiques d'hiver : « Je proclame ouverts les Jeux de [nom de la ville hôte] célébrant les [nombre ordinal des Jeux d'hiver] Jeux olympiques d'hiver. »
Avant 1936, l'ouverture officielle se composait souvent d'un discours de bienvenue avant de déclarer les Jeux ouverts. Cependant, depuis 1936, où Adolf Hitler a ouvert les Jeux olympiques d'hiver de Garmisch Partenkirchen et les Jeux olympiques d'été de Berlin, les ouvreurs utilisent la formule standard. Les éditions récentes des Jeux d'hiver ont vu une tendance à l'utilisation de la première version au lieu de la seconde, ce qui s'est passé d'ailleurs lors des Jeux olympiques d'hiver de 2002 et de 2010[14]. Il y a eu trois autres exceptions à la règle :
- En 1976, Élisabeth II en tant que reine du Canada ouvre les Jeux de Montréal (d'abord en français puis en anglais) avec :
« Je proclame l'ouverture des Jeux olympiques de 1976, célébrant la XXIe olympiade de l'ère moderne. »[15]
- En 1984, le président américain Ronald Reagan ouvre les Jeux d'été de Los Angeles avec :
« Célébrant la XXIIIe Olympiade de l'ère moderne, je déclare ouvert les Jeux olympiques de Los Angeles. »[16]
- En 2002, le président américain George W. Bush ouvre les Jeux d'hiver à Salt Lake City avec :
« Au nom de la nation fière, déterminée et reconnaissante… », puis la formule standard d'ouverture suit.
- En 2016, le président par intérim brésilien Michel Temer ouvre les Jeux d'été de Rio de Janeiro avec :
« Après ce merveilleux spectacle, je déclare ouvert les Jeux olympiques de Rio, célébrant les XXXIe Olympiade de l'ère moderne. »[17]
Ensuite, le drapeau olympique est porté horizontalement (depuis les Jeux olympiques d'été de 1960) dans le stade et est hissé pendant que l'hymne olympique est joué. La Charte olympique stipule que le drapeau olympique doit « voler pendant toute la durée des Jeux olympiques à partir d'un mât placé dans une position de premier plan dans le stade principal »[12].
Les porte-drapeaux de tous les pays entourent ensuite une estrade où un athlète (depuis les Jeux olympiques d'été de 1920) et un juge-arbitre (depuis les Jeux olympiques d'été de 1972) disent le serment olympique déclarant qu'ils seront en compétition et qu'ils jugeront selon les règles de leur sport respectif[12]. Enfin, la torche est amenée dans le stade, passant d'athlète à athlète, jusqu'à ce qu'elle atteigne le dernier transporteur ; souvent un athlète bien connu de la nation hôte, qui allume le feu dans le chaudron du stade[12]. En vertu des règles du CIO, l'allumage de la vasque olympique doit être attestée par les participants à la cérémonie d'ouverture, ce qui implique qu'il doit être allumé à l'endroit où la cérémonie se déroule. Même si une autre règle du CIO déclare que le chaudron doit être visible de l'extérieur par l'ensemble des habitants de la ville hôte. Ceci a été rendu évident lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2010, qui a été la première à avoir lieu à l'intérieur.
Après la fin de la Première Guerre mondiale, lors des Jeux d'été de 1920, l'allumage de la flamme olympique est suivi par la libération de colombes qui symbolisent la paix[12] . Ce geste a été interrompu après que plusieurs colombes ont été brûlées vives dans la flamme olympique durant la cérémonie d'ouverture des Jeux d'été de 1988[18]. Il a ensuite été remplacé par un lâcher symbolique de colombes après que la flamme a été allumée[5],[6].

