César-Henri Monvert
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| Directeur Bibliothèque de Neuchâtel | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Samuel Monvert |
| Conjoint |
Julie-Ernestine Droz |
| Enfant |
Charles Monvert |
| Membre de |
Cercle de lecture ; Société de lecture ; Société d'émulation patriotique de Neuchâtel |
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César-Henri Monvert, né le à Neuchâtel et mort le à Neuchâtel, est un pasteur, professeur, bibliothécaire et caricaturiste suisse.
César-Henri Monvert est le fils de Marguerite Vincent et de Samuel Convert[1], maire de Les Verrières, châtelain puis receveur du Val-de-Travers[2]. César-Henri Monvert étudie à l'Auditoire de théologie de Neuchâtel et est consacré en 1807[3]. Fraîchement diplômé, il est aussitôt nommé diacre de Valangin, puis successivement suffragant à Serrières-Peseux, ministre du vendredi à Neuchâtel (à la suite de Charles-Louis Lardy) et chapelain de l'hôpital Pourtalès. Le , il est engagé comme aumônier du second bataillon d'élite des troupes fédérales, bataillon commandé par Samuel de Marval[3].
En 1819, après plus de dix années d’exercice du saint ministère, César-Henri Monvert prend congé de la Classe des pasteurs et devient gouverneur pour le compte de la puissante famille de Pourtalès. Là, il est chargé de l'éducation des deux fils du comte Frédéric de Pourtalès et de son épouse Marie Louise Elisabeth de Pourtalès née Castellane : Albert Alexandre de Pourtalès et Albert Guillaume de Pourtalès. En vertu de sa nouvelle fonction de précepteur, César-Henri Monvert voyage et élargit ses connaissances[4]. C'est dans ce contexte qu'il rencontre le peintre Gabriel Lory pour qui il rédigera plus tard les textes des volumes illustrés à succès que sont : Voyage pittoresque de l'Oberland bernois, Souvenirs de la Suisse et Costumes suisses[3].
En 1838, libéré de ses obligations auprès de la famille de Pourtalès-Castellane, il est nommé bibliothécaire de la ville de Neuchâtel[5]. En fait, César-Henri Monvert est membre de la commission littéraire de cette institution depuis 1815 déjà[3]. C'est sous sa supervision que la bibliothèque de Neuchâtel s'installe dans le bâtiment du Collège latin[4] inauguré le . Pendant dix ans, César-Henri Monvert administre la bibliothèque avec talent et l'on vient d'ailleurs chercher ses conseils[6]. Lui-même bibliophile, il constitue une considérable collection de livres dans la maison qu'il occupe, face à l'ancien port de la ville, avec son épouse[2]. En effet, César-Henri Monvert a épousé en 1840 Julie-Ernestine Monvert née Droz, une artiste peintre un temps coloriste dans les ateliers de Gabriel Lory, l'ami de son futur époux[2]. En parallèle à son activité de bibliothécaire, il est nommé, dès 1840, professeur de belles-lettres au Gymnase et, en 1842, professeur de littérature sacrée à l'Académie de Neuchâtel (aujourd'hui Université de Neuchâtel)[7].
Lui même caricaturiste amateur[8], César-Henri Monvert est en correspondance avec Rodolphe Töpffer[9]. Dessinateur agile doté d'un regard critique, ses caricatures de la vie bonne société neuchâteloise connaissent une reconnaissance posthume notamment grâce à la publication de Galerie de portraits neuchâtelois d'Éric-André Klauser[10].
La rumeur raconte que César-Henri Monvert, fidèle royaliste, décède des suites d'une attaque d'apoplexie subie le jour de la suppression de l'Académie par décision du nouveau gouvernement républicain[11].