Cône rituel en or
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Les cônes d'or rituels, dont quatre exemplaires ont été découverts en Europe à ce jour, sont des artefacts de l'âge du bronze faits de feuilles d'or fin. Ils formaient l'apparat de la partie supérieure de couvre-chefs dont le rebord inférieur était vraisemblablement fait de matière organique, les feuilles d'or venant rigidifier l'ensemble. Les cônes d'or répertoriés aujourd'hui sont :
- Le cône d'Avanton, vers 1000 av. J.-C.
- Le cône de Berlin, le mieux conservé (vers 1000-800 av. J.-C.)
- Le cône de Schifferstadt, vers 1500-1250 av. J.-C.
Certaines calottes rituelles faites de feuilles d'or et retrouvées en d'autres lieux faisaient sans doute l'objet d'un usage similaire :
- la couronne de Comerford
- la couronne d'Axtroki
- la couronne de Rianxo
Les cônes d'or rituels du type de Schifferstadt ont été découverts au XIXe siècle et XXe siècle en Allemagne (à Berlin, Schifferstadt, Ezelsdorf-Buch) et en France (Cône d'or d'Avanton) : leur état de conservation était très variable. Ils sont culturellement apparentés aux couronnes hémisphériques en or mises au jour depuis 1692 dans le sud-ouest de l'Irlande (Couronne de Comerford) et sur le littoral Atlantique de l'Espagne (Axtroki, Rianxo), et dont seules subsistent les vestiges d'Espagne. Le cône d'or de Berlin est le mieux préservé de ces objets. Les horizons dégagés lors des fouilles ont été datés de l'âge du bronze et la fabrication de ces objets remonte à entre 1400-1300 av. J.-C. (pour le cône de Schifferstadt, et celui d'Avanton), entre 1000 et 800 av. J.-C. pour les cônes de Berlin et d'Ezelsdorf-Buch.
Fonction
On pense aujourd'hui[1],[2] que ces cônes servaient d'attribut religieux pour la pratique des cultes solaires répandus en Europe centrale à l'âge du bronze tardif. Cette hypothèse s'appuie sur un dessin gravé retrouvé sur la stèle de la sépulture de Kivik en Scanie, interprété comme un cône rituel[réf. souhaitée].
Le diamètre intérieur correspondant à celui d'une tête d'homme, il était sans doute porté comme un chapeau. Cette hypothèse est confortée par les statuettes humaines à tête pointue également retrouvées.
Le décryptage partiel de l'ornementation des cônes rituels incite aujourd'hui à assigner à ces objets, outre leur fonction religieuse, les caractères très généraux d'un calendrier. On ignore s'ils étaient réellement utilisés comme calendriers, ou s'ils ont simplement servi à codifier des connaissances astronomiques essentielles.
