Côte-de-l'Or suédoise

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Avril 1650 Implantation suédoise
Janvier 1658 Prise de contrôle partielle par le Danemark
Mars 1659 Occupation partielle par les Pays-Bas
Côte-de-l'Or suédoise
(sv) Svenska Guldkusten

16501663

Drapeau Blason
Histoire et événements
1649 Création de la Compagnie suédoise d'Afrique
Avril 1650 Implantation suédoise
Janvier 1658 Prise de contrôle partielle par le Danemark
Mars 1659 Occupation partielle par les Pays-Bas
Décembre 1660 Fin de l'occupation par les Pays-Bas
Décembre 1660 Occupation par les Akans (Empire ashanti) (au nom de la Suède)
Décembre 1662 Fin de l'occupation par les Akan (au nom de la Suède)
22 avril 1663 Prise de contrôle par les Pays-Bas des derniers forts suédois

Entités précédentes :

Le fort Carolusburg en 1682 (futur fort de Cape Coast).

La Côte-de-l'Or suédoise était le nom donné aux implantations et comptoirs coloniaux suédois en Côte de l'Or, dans l'actuelle région sud-est du Ghana, en Afrique de l'Ouest. Fondée en 1650 dans le golfe de Guinée, les possessions suédoises passent sous contrôle progressif des danois (Côte-de-l'Or danoise) et des néerlandais (Côte-de-l'Or néerlandaise). En , la Suède perd ses dernières positions dans la région.

La Côte-de-l'Or suédoise, comme sa rivale danoise qui prendra forme une décennie plus tard dans la même zone du littoral de l'Afrique, émerge en projet peu après la guerre de Torstenson qui opposa entre 1643 et 1645 entre l'Empire suédois et le royaume du Danemark et de Norvège à la fin de la guerre de Trente Ans et qui reprend entre 1655 et 1660 sous forme de la Première guerre du Nord.

Dès les années 1640, des bateaux isolés partaient de Glückstadt, dans l'estuaire de l'Elbe, dans le Brandebourg[1], fondée par Christian IV de Danemark en 1617 et fortifiée en 1620 comme centre commercial, en compétition avec Hambourg, située également sur l'Elbe[1]. Ces navires partaient pour la Guinée, grâce à des licences délivrées par le roi de Danemark, avec des marchands hambourgeois comme actionnaires et co-armateurs, mais aussi des bailleurs de fonds d'Amsterdam. Parmi eux, le dernier partit en .

Rapidement, les Suédois ne furent pas en reste et dès 1648, le célèbre métallurgiste wallon installé en Suède, Louis De Geer, expédie deux bateaux, les nommés Christina et Stockholm vers la Guinée[1].

Le second est au printemps 1650 de retour de la Barbade, île anglaise des Antilles, et vend à Hambourg une cargaison de 166 défenses d'éléphant, 20 livres d'or et 33370 livres de sucre brun[1]. Il n'existe pas encore à l'époque de filière d'exportations d'esclaves au départ de la Côte de l'Or. Quelques-uns travaillent pour les Portugais, puis les Hollandais, dans les forts de traite ou le transport des marchandises vers les sites aurifères, mais tous ont été amenés d'autres régions

Le navire en a peut-être amené, achetés dans les forts, car le flux d'arrivée d'esclaves à la Barbade par des navires anglais, actif en 1644-1646 venait de se tarir, au moment précis où la production de sucre au Brésil était quasiment réduite à zéro, faisant flamber son prix et s'envoler la production de la Barbade. Les courants maritimes gênant le retour d'Afrique amenaient aussi parfois les navires à effectuer un long détour par l'Ouest et la Caraïbe, pour en ramener du sucre ou du tabac, aux époques où sa valeur avaient augmenté.

Les années 1650

Notes et références

Voir aussi

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