D.o.A: The Third and Final Report

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Sortie 4 décembre 1978
Enregistré septembre 1977- mai 1978
Durée 42:55
D.o.A: The Third and Final Report
Album de Throbbing Gristle
Sortie 4 décembre 1978
Enregistré septembre 1977- mai 1978
Durée 42:55
Genre Musique industrielle
Producteur Throbbing Gristle, Genesis P-Orridge
Label Industrial Records
Critique

Albums de Throbbing Gristle

D.o.A: The Third and Final Report est le deuxième album publié par le groupe de musique industrielle Throbbing Gristle sorti le . L'album fait partie des 1001 Albums You Must Hear Before You Die[2].

Accueil critique

L'album provoque aussitôt la controverse avec sa photographie provocatrice montrant une fillette en petite culotte, qui était incluse avec les 1000 premiers exemplaires[2],[3].

À la sortie de ce deuxième album, les critiques contemporaines, dans Sounds, Melody Maker (sous la plume de Jon Savage) et Record Mirror sont largement positives, tandis que le NME trouve l'album peu original[3].

Dans sa critique pour Pitchfork, Drew Daniel accorde à l'album la note de 9.5/10, et le décrit comme « un chef-d'œuvre nauséabond »[4].

Caractéristiques artistiques

Composition

L'album s'ouvre avec le morceau I.B.M. sur des sonorités stridentes ressemblant à du code morse. Il s'agit du contenu d'une bande magnétique informatique trouvée dans un caniveau devant un bureau d'IBM[5]. Le titre I.B.M. a un double sens, car l'abréviation signifie également Intercontinental Ballistic Missile (missile balistique intercontinental)[5]. Selon P-Orridge, cette introduction inaudible qui s'étend sur plus de 2 minutes s'apparenterait à un test, ne permettant qu'aux auditeurs les plus chevronnés de poursuivre l'écoute de l'album[3].

Les morceaux Hit by a Rock et Blood on the Floor ont été enregistrés lors d'un concert à Highbury Roundhouse à Londres, en .

Le single United, le plus grand succès commercial du groupe qui a figuré dans les charts indépendants anglais, est repris sur cet album. Toutefois, il est accéléré à une vitesse qui le rend méconnaissable, et ne dure que 16 secondes.

L'un des plus célèbres morceaux de TG, Hamburger Lady, fait ici sa première apparition. Ce morceau est inspiré par une lettre décrivant une grande brûlée, écrite par Blaster Al Ackerman (en) à P-Orridge[6],[7],[8]. Ce morceau a été décrit comme « la chanson la plus terrifiante de tous les temps »[9],[10].

Le morceau Death Threats contient des messages anonymes reçus sur le répondeur téléphonique du groupe, les menaçant de mort[11],[12].

Compositions solo

Chacun des quatre membres du groupe contribue à un morceau solo de ce disque.

P-Orridge, dans son morceau solo Weeping, décrit son chagrin à la suite de sa séparation avec Tutti. Avant d'enregistrer les vocaux, P-Orridge avale une grande quantité de valium, car il souhaite que la chanson « sonne comme un suicide »[5].

Sur son morceau Hometime, Tutti fait usage d'un enregistrement réalisé pendant un séjour chez sa sœur[13].

Le morceau solo de Chris Carter, AB/7A, est une envolée d'arpèges de synthétiseur[4] (et témoigne de l'admiration secrète de Carter pour ABBA[14]). Ce morceau annonce la direction plus structurée et mélodique que TG prendra avec l'album suivant, 20 Jazz Funk Greats[15].

Fiche technique

Annexes

Notes et références

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