DC-8 Sarigue
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| Rôle | Avion de guerre électronique |
|---|---|
| Constructeur |
|
| Équipage | 2 pilotes + 1 ingénieur en vol + 16 techniciens (24 pour le SARIGuE NG) |
| Statut | Retiré du service |
| Mise en service | |
| Retrait | 2004 |
| Premier client | Armée de l'air française |
| Commandes | 3 |
| Livraisons | 2 |
| En service | 0 |
| Dérivé de | Douglas DC-8 |
Dimensions
| Longueur | 45,87 m |
|---|---|
| Envergure | 43,92 m |
| Hauteur | 12,90 m |
| Surface alaire | 257,43 m2 |
| Moteur(s) | 4 turboréacteurs Pratt & Whitney JT3D-3B |
|---|---|
| Poussée unitaire | 8 165 kN |
| Vitesse maximale | 954 km/h |
|---|---|
| Plafond | 12 000 m |
Le DC-8 SARIGuE est un avion de renseignement électronique mis en œuvre par l'Armée de l'air française. Il s'agit d'un appareil quadriréacteur d'origine civile, construit par Douglas Aircraft Company, et transformé pour des missions spécifiques. Deux exemplaires ont existé.
Au début des années 1970, en pleine guerre froide, l'armée de l'air française exprime un besoin spécifique afin de pouvoir mener des actions de renseignement et de guerre électronique, communément appelée SIGINT. Trois avions sont requis dans un premier temps, mais deux seulement seront mis en service. Les coûts d'entretien et le manque de pièce de rechange de ces appareils retirés depuis longtemps du service commercial auront raison de leur existence au début des années 2000[1].
Exemplaire codé F-RAFE
Au regard du cahier des charges, et afin de minimiser les coûts, il est rapidement décidé d'utiliser un appareil civil déjà en service. L'armée de l'air rachète un DC-8-33 (puis modifié en DC-8-53) à la compagnie aérienne UTA, puis le transfère au centre d'essais en vol (CEV) sous l'immatriculation F-ZARK le . Après 3 années de tests et de travaux, l'avion est ré-immatriculé F-RAFE, et dénommé SARIGuE (Système Aéroporté de Recueil des Informations de GUerre Électronique). Il est livré le à l'Escadron électronique 51 "Aubrac"[2]. Ses principales missions consistent à l'écoute électronique, la classification des signaux des nouveaux systèmes d'armes, ainsi que la photographie éventuelle des objectifs repérés. L'objectif est alors de constituer une base donnée la plus exhaustive sur les menaces, notamment soviétiques.
Parmi les innombrables missions secrètes qu'il a effectué, on sait aujourd'hui qu'il a été déployé pendant la guerre du Golfe en 1991, ainsi que durant le conflit en ex-Yougoslavie.
Le , après environ 20 000 heures de vol au service de l'armée de l'air (plus environ 40 000 heures dans le civil), il est remis au musée de l’Air et de l’Espace de Paris-Le Bourget[3].